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I.1.2. Phylogénie et diversité du phytoplancton
Le phytoplancton regroupe deux types d’organismes qui diffèrent au niveau cytologique
essentiellement par la présence (eucaryotes) ou non (procaryotes) d’un noyau cellulaire
(ADN confiné dans une enveloppe nucléaire) (Prescott et al., 2003). Au sein de ce groupe
diversifié d'organismes, on peut distinguer trois lignées évolutives de base discernables :
La première contient tous les phytoplanctons procaryotes, qui appartiennent tous à une
classe de bactéries, à savoir les cyanobactéries. Ces organismes dominent numériquement
les écosystèmes marins ;
Au sein des eucaryotes, on peut distinguer deux groupes principaux :
- La lignée verte où la chlorophylle b synthétisée en tant que pigment secondaire ;
- La lignée rouge se compose de plusieurs grandes divisions et classes de phytoplancton,
dont les diatomées, les dinoflagellés, les haptophytes (notamment les coccolithophoridés)
et les chrysophytes (Falkowski et al,2003).
Actuellement, la phylogénie est en pleine évolution, grâce notamment aux avancées
technologiques en biologie moléculaire (Iglesias-Rodriguez et al. 2006 ; Not et al. 2007 ;
Saez et al, 2008).
Le phytoplancton est réparti en huit principales classes différenciées selon des critères
morphologiques, cytologiques, biochimiques et reproductifs (Saez et al, 2008).
- Les Dinophycées (Dinoflagellés)
Les dinoflagellés sont un groupe remarquablement diversifié et complexe de flagellés
unicellulaires avec au moins 130 genres et 1200 espèces vivantes (Roy et al. 2011). Le mot
dinoflagellé a des racines grecques : « Dino » (tournoyer), « Péridino- » (tournoyer autour)
ou « Pyrrho- » (rouge flamboyant). Ils sont des protistes eucaryotes unicellulaires leur taille
varie de quelques micromètres à quelques millimètres dont certaines espèces sont coloniales
et la formation de chaînes est courante (Moestrup, Ø., 1988) (taylor et al, 2008).
Ils sont largement répandus dans les océans tropicaux, subtropicaux, tempérés et polaires ;
et sont également connus dans les eaux douces ; les dinoflagellés prolifèrent surtout dans les
régions côtières.
Des kystes non mobiles sont formés dans le cadre du cycle de vie, favorisant la survie et la
dispersion. Les modes nutritionnels des dinoflagellés peuvent varier d’autotrophes à
mixotrophes, les cellules photosynthétiques pouvant être phagotrophiques même sur
d’autres dinoflagellés (kimor, 1981 ; Gaines et Elbrachter, 1987 in Tomas, C.R. ed, 1997).
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