Résultats et Discussion
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Cette partie du travail nous a permet d’étudier les potentialités de trois souches (Serratia
odorifera, Pseudomonas aeruginosa et Staphylococcus aureus) isolées à partir de biotes
marin, à éliminer des concentrations de chrome pouvant être présentes dans des effluents
industriels tels que les tanneries ou l’électroménagers. En effet, plusieurs travaux ont montré
la présence de ce métaux lourds dans ces différentes industries à des taux entre 40 et
115mg/l(Genschow et al., 1996; VlyssiIdes et Israilides, 1997 ;Garrote et al., 1995). Le
traitement de ces effluents permettra la réutilisation de ces eaux usées ou leur élimination vers
les réseaux d’assainissement collectifs (STEP) sans risque sur le fonctionnement de ces
dernières Suthanthararajan R et al., (2003).
Ces souches ont été retenues pour leur type bactérien à savoir : Gram négatif (Serratia
odorifera et Pseudomonas aeruginosa) et Gram positif (Staphylococcus aureus) et leur CMI
pour le chrome qui était supérieure à 500µg/ml de Cr, un potentiel largement supérieur à
celui demandé pour les effluents industriels (concentration au alentour de56-159.4mg/l )
(Meric et al., 2005 ; Ram et al., 1999 ).Dans une étude de Rouibah et hafsaoui,(2016), la
souche Bacillus megaterium étudiée tolérait une concentration de 70mg/l de chrome. Alors
que Kathiravan et al., (2011), ont rapporté des CMI égales à 50, 40 et 35 mg/L,
respectivement pour les souches Bacillus sp., E. coli et Alcaligenes sp.
La plupart des bactéries réductrices de Cr(VI) signalées sont à Gram négatif (Francis et al.
2000). La réduction bactérienne du chrome peut être directe, enzymatique (réduction du
Cr(VI) en Cr(III))ou indirecte par des métabolites bactériens Wang,et al. 1989, un efflux de
chromate par le transporteur chrA a été retrouvé chez Pseudomonas aeruginosa et
Cupriavidus metallidurans, constitué d'un processus dépendant de l'énergie et piloté par le
potentiel membranaire. Les enzymes les plus caractérisées pour la réduction des chromates
appartiennent à la famille des flavoprotéines réductases dépendantes du NADPH. (RamirezDiaz et al., 2008).
Les souches étudiées ont été capables d’éliminer la totalité du chrome à une concentration de
100mg/l dans les 24h. Par ailleurs, l’élimination du chrome pour une concentration initiale de
200mg/l a nécessité un temps plus important (120h) avec des taux finaux supérieurs à 90% à
l’exception de la souche S.aureus avec un inoculum de 10% où le taux était de 86.5%.
L’élimination d’un taux d’environs 50% nécessite 48h pour l’ensemble des souches et peu
importe l’inoculum utilisé à l’exception de la souche P.aeruginosa avec un inoculum de 10%,
où un taux de 50% d’élimination a été observé en 24H.
L’étude de l’effet de l’inoculum sur le taux de l’élimination du chrome, a montré une
accélération dans l’élimination du chrome dans les premières 24h pour les souches
S.odorifera et P. aeruginosa avec un inoculum de 10%. Ceci peut s’expliquer par le
démarrage rapide de la croissance et l’atteinte d’une phase exponentielle. Plusieurs travaux
ont rapporté l’importance de la quantité initiale de l’inoculum sur l’élimination du chrome.
Emadzadeh et al., (2016), ont rapporté qu’un taux d’élimination du chrome (50mg/l) par la
souche Bacillus cereus a été observé en 24h pour le volume le plus élevé utilisé (20ml).
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