Chapitre VI : Modélisation de la variation du trait de côte (cas particulier)
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Comme indiqué le long de ce travail de thèse et à partir de la synthèse bibliographique ;
les côtes mondiales sont exposées à l’érosion, principalement les plages sableuses. Pour faire
face à cette érosion, des structures de protections sont implantées. Ces dernières agissent sur la
distribution du transport sédimentaire dans le but de favoriser l’avancée du trait de côte et par
conséquent la restitution de la plage. Les précédents chapitres nous ont permis d’étudier les
processus hydrosédimentaires induits dans les sites d’études en présence de structures implantées
ou structures autochtones, en plus de la quantification des volumes sédimentaires mobilisés par
les différents états de la mer. Sur l’ensemble des modèles étudiés, l’évolution du trait de côte a
été soit non matérialisée par le modèle ou ponctuellement estimée à court terme. C’est pourquoi
nous nous sommes intéressés à tester le modèle GENESIS (GENEralized model for SImulating
Shorline change), il permet de simuler l’évolution du trait de côte à long terme, dans le rivage de
Boumerdès qui présente une plage ouverte avec présence de structures de défenses.
(Thomas and Frey, 2013) rapportent qu’une douzaine de différents modèles ont été
développés pour simuler le changement du trait de côte depuis le premier modèle a une
dimension proposée par Pelnard-Considère en 1956. Le modèle GENESIS a été développé par
(Hanson, 1987) ; il est conçu dans le but de simuler la variation du trait de côte à long terme, de
1 mois à 100 mois, et sur un linéaire qui atteint 100km. Le modèle se base sur l’équation de
conservation du volume des sédiments, cette approche est décrite comme étant une approche
à 1D (à une ligne) (Gravens et al., 1991; Hanson, 1987, 1989; Hanson and Kraus, 1989; Thomas
and Frey, 2013). Le modèle est lancé seulement dans les cas où le facteur dominant pour le
transport sédimentaire longshore soit les houles. Le calcul du changement qui se produit sur la
position du trait de côte est dû à la variation de la quantité du sédiment transporté parallèlement à
la côte qui est induite par le déferlement de la houle (Benassai, 2006).
Dans ce chapitre, nous exploitons la version 2 du modèle ; il est appliqué à un niveau
qualitatif (scope mode) car le jeu de données est limité (Gravens et al., 1991)
VI.1 Hypothèse et limites du modèle
Le modèle étant à 1D se base sur certaines hypothèses simplificatrices qui définissent les
conditions aux limites du modèle, à savoir :
 Le profil de la plage est constant,
 Les limites, limite supérieure de la berme et la profondeur de clôture, du profil
sont constantes,
 Le sédiment est transporté parallèlement à la côte sous l’effet des vagues
déferlantes,
 Le détail de la circulation près de la côte est négligé
 La tendance évolutive du trait de côte est à long terme
Young et al. (1995) rapporte que Hanson H. et Kraus N.C. (1989) indiquent que GENESIS est
plus souhaitable pour les côtes dont le trait de côte évolue entre les ouvrages de protection.
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