Chapitre V : Cinématique du trait de côte
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trait de côte. L’écartement des transects perpendiculaires aux traits de côte varie généralement de
10 à 100 m selon les auteurs (Durand, 2000 ; Gaillot et Chaverot, 2001 ; Morton et Miller, 2005 ;
Hapke et al., 2006) in (Juigner, 2017). L’écart entre chaque transect est ici fixé à 20 m.
Les méthodes statistiques considérées pour calculer les taux de changements des traits de
côte disponibles dans le module DSAS sont : -Net Shoreline movement (NSM) consiste
simplement à mesurer pour chaque transect la distance en mètre qui sépare l’ancien trait de côte
du plus récent. -Le taux des points extrêmes (End Point Rate « EPR »), qui consiste à diviser la
distance, sur un même transect, séparant deux traits de côte par le nombre d’années écoulées.
Cette méthode est très simple et est beaucoup utilisée, mais son inconvénient, c'est qu’elle ne
prend pas en compte les variations dans l’évolution du trait de côte qui ont pu avoir lieu entre les
deux dates choisies (Thieler et al., 2009; Zemmour, 2019) ; ce dernier s’exprime comme
Eq V-1
Le DSAS permet aussi de quantifier les variations de position du trait de côte par les
régressions linéaires : régression linéaire simple «Linear Regression Rate, LRR » et régression
linéaire pondérée «Weighted Linear Regression , WLR » (Bengoufa, 2021) ; lors des calculs, ces
derniers nécessitent au minimum trois traits de côtes. Bengoufa (2021) indique que le WLR
renseigne sur la mobilité du trait de côte à long terme en considérant l’hétérogénéité des marges
d’erreur renseignées pour chaque transect ; et que par conséquent ces taux sont plus fiables que ceux
calculés avec une régression simple.
V.5 Résultats d’analyse diachronique de la cinématique du trait de côte :
La tendance évolutive du trait de côte sur les trois sites est décrite par les paramètres statistiques
suscités. Concernant le taux d’évolution annuel défini par EPR LRR et WLR présente une forte
corrélation entre les valeurs estimées par l’EPR et le LRR pour Boumerdès et El-Djamila, par
contre la corrélation EPR WLR présente un R
2 =0.98 pour Boumerdès et R
2 =0.62 pour ElDjamila.
L’expression des résultats obtenus a été dressée suivant les limites définit par les travaux
de (Luijendijk et al., 2018) tel que : Accrétion >0.5 m/an ; Stable −0.5 à 0.5 m/an ; Érosion −1 à
−0.5 m/an ; Érosion intense −3 à −1 m/an ; Érosion sévère −5 à −3 m/an ; Érosion extrême <−5
m/an.
Les résultats de l’analyse de l'évolution globale des changements de la position du rivage
durant ces 33 dernières années (1984- 2017) au niveau de la plage de Boumerdès (Tableau V-2)
ont montré que le front de mer a été soumis à une forte érosion aux extrémités d’oued Tatareg
tandis que le reste du linéaire côtier connaît une accrétion modérée. Les taux nets moyens de
recul calculés à partir de la méthode EPR pour l’ensemble du site varient entre -0.91 m/an et
+2.6 m/an avec une moyen de 0.41±0.12m/an ce qui correspondrait à une avancée de 13.5±4m.
Cette tendance d’engraissement ne caractérise pas toute la période étudiée (entre 1984 à 2017) ;
la cinématique du trait de côte entre 1984 et 2003 montre une tendance érosive avec un taux
moyen de -0.35 m/an ; contrairement à la période suivante qui montre une progradation avec le
taux moyen de +0.64 m/an.
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trait de côte. L’écartement des transects perpendiculaires aux traits de côte varie généralement de
10 à 100 m selon les auteurs (Durand, 2000 ; Gaillot et Chaverot, 2001 ; Morton et Miller, 2005 ;
Hapke et al., 2006) in (Juigner, 2017). L’écart entre chaque transect est ici fixé à 20 m.
Les méthodes statistiques considérées pour calculer les taux de changements des traits de
côte disponibles dans le module DSAS sont : -Net Shoreline movement (NSM) consiste
simplement à mesurer pour chaque transect la distance en mètre qui sépare l’ancien trait de côte
du plus récent. -Le taux des points extrêmes (End Point Rate « EPR »), qui consiste à diviser la
distance, sur un même transect, séparant deux traits de côte par le nombre d’années écoulées.
Cette méthode est très simple et est beaucoup utilisée, mais son inconvénient, c'est qu’elle ne
prend pas en compte les variations dans l’évolution du trait de côte qui ont pu avoir lieu entre les
deux dates choisies (Thieler et al., 2009; Zemmour, 2019) ; ce dernier s’exprime comme
Eq V-1
Le DSAS permet aussi de quantifier les variations de position du trait de côte par les
régressions linéaires : régression linéaire simple «Linear Regression Rate, LRR » et régression
linéaire pondérée «Weighted Linear Regression , WLR » (Bengoufa, 2021) ; lors des calculs, ces
derniers nécessitent au minimum trois traits de côtes. Bengoufa (2021) indique que le WLR
renseigne sur la mobilité du trait de côte à long terme en considérant l’hétérogénéité des marges
d’erreur renseignées pour chaque transect ; et que par conséquent ces taux sont plus fiables que ceux
calculés avec une régression simple.
V.5 Résultats d’analyse diachronique de la cinématique du trait de côte :
La tendance évolutive du trait de côte sur les trois sites est décrite par les paramètres statistiques
suscités. Concernant le taux d’évolution annuel défini par EPR LRR et WLR présente une forte
corrélation entre les valeurs estimées par l’EPR et le LRR pour Boumerdès et El-Djamila, par
contre la corrélation EPR WLR présente un R
2 =0.98 pour Boumerdès et R
2 =0.62 pour ElDjamila.
L’expression des résultats obtenus a été dressée suivant les limites définit par les travaux
de (Luijendijk et al., 2018) tel que : Accrétion >0.5 m/an ; Stable −0.5 à 0.5 m/an ; Érosion −1 à
−0.5 m/an ; Érosion intense −3 à −1 m/an ; Érosion sévère −5 à −3 m/an ; Érosion extrême <−5
m/an.
Les résultats de l’analyse de l'évolution globale des changements de la position du rivage
durant ces 33 dernières années (1984- 2017) au niveau de la plage de Boumerdès (Tableau V-2)
ont montré que le front de mer a été soumis à une forte érosion aux extrémités d’oued Tatareg
tandis que le reste du linéaire côtier connaît une accrétion modérée. Les taux nets moyens de
recul calculés à partir de la méthode EPR pour l’ensemble du site varient entre -0.91 m/an et
+2.6 m/an avec une moyen de 0.41±0.12m/an ce qui correspondrait à une avancée de 13.5±4m.
Cette tendance d’engraissement ne caractérise pas toute la période étudiée (entre 1984 à 2017) ;
la cinématique du trait de côte entre 1984 et 2003 montre une tendance érosive avec un taux
moyen de -0.35 m/an ; contrairement à la période suivante qui montre une progradation avec le
taux moyen de +0.64 m/an.
