Introduction générale
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En Méditerranée comme dans la majeure partie des côtes mondiales, l’influence de
l’homme sur la côte est considérable sur la stabilité géomorphologique ; 40 % du linéaire côtier
Méditerranéen est sableux (Anthony 2014). Ses côtes se caractérisent par un faible marnage, la
variation des plages est donc principalement dominée par les vagues (Ortega-Sánchez et al.
2017); ces environnements sont des plus énergétiques et dynamiques au monde(Castelle and
Masselink, 2023). La majeure partie des plages en Méditerranée ont été formées par le dépôt de
sédiments issus des rivières alors que d’autres se sont formées aux pieds des falaises à la suite de
la détérioration de celles-ci. Mais lors de ces 200 dernières années, les côtes Méditerranéennes
deviennent de plus en plus fragiles à cause de l’action de l’homme sur le système côtier d’une
manière directe ou indirecte : les différents aménagements effectués en amont bloquent et
piègent les sédiments qui alimentaient les plages auparavant, l’extraction de sable, l’activité
industrielle et les émissions des gaz à effet de serre influencent le réchauffement climatique qui a
interrompu le régime pluviométrique et par conséquent, la capacité des rivières et oueds à
entrainer les sédiments.
Sur les 300 millions d’habitants que comptait la région MENA (Middle East and North
Africa) en 2004, 56 %, soit 168 millions, vivaient en ville, dont 63 millions dans des villes de
plus d’un million d’habitants. Les villes côtières, qui hébergeaient 60 millions d’habitants en
2000, devraient en compter 90 millions d’ici 2030. Ces villes représentent les agglomérations les
plus productives de la région, aussi, elles sont les plus exposées aux impacts du changement
climatique (Eau and IAU-IDF, 2013). En Algérie, l’évolution de la population des wilayas
littorales qui sont regroupées dans 03 des 09 « Espaces de Programmation Territoriale » (EPT)
montre que plus de 60 % de la population se concentre dans les régions Nord du pays, dont plus
de la moitié habite le Centre (Grimes, 2013).
En dépit des études faites par les laboratoires d’études pour solutionner au plus vite les
besoins socio-économiques, il est à signaler que beaucoup de ces différents ouvrages mènent à la
dégradation de l’équilibre sédimentaire des systèmes concernés et adjacents. Il est important
d’indiquer que la connaissance du mécanisme hydrosédimentaire nécessite une investigation
scientifique à moyen et long terme spécifique à chaque système comme pour le cas des
nombreuses côtes dans le monde (Aernouts and Héquette, 2006; Battjes and Janssen, 1978;
Daoudi and Guendouz, 2010; Durafour, 2014; Elias et al., 2006; Filipot et al., 2010; Fontoura et
al., 2012; Hanson, 1989; Holthuijsen, 2010; Kamphuis, 1991; Komar and Inman, 1970; Kumar et
al., 2017; Mezouar, 2009; Nair et al., 2015; Power, 2020; Sanchez-Arcilla and Jimenez, 1997;
Schwartz, 2006; Takbash and Young, 2020; Than, 2015; Van Rijn, 2013; Wright and Short,
1984; Wright et al., 1985) ou pour beaucoup d’entre eux, la longue série d’observation et de
collecte de données a abouti à la mise en place de modèles empiriques et numériques qui
permettent une bonne évaluation des évènements passés. Un bon recul et une compréhension
profonde des processus déjà produits assurent une meilleure gestion des scénarii futurs. Les
modèles développés récemment sont destinés à être appliqués à différentes échelles spatiotemporelles pour ces investigations (Benassai, 2006).
En Algérie ; lors des vingt dernières années, plusieurs travaux ont été effectués dans le
but de comprendre la dynamique du système littoral algérien en étudiant l’hydrodynamisme seul
(Amarouche, 2019; Amarouche et al., 2019) ou combiné au transport sédimentaire, alors que
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Dynamique et évolution morphosédimentaire des plages sableuses de l\'étude des processus à la modelisation: application sur trois sites du littoral algérois - 16/261

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