Chapitre IV : Étude de la dynamique hydrosédimentaire lors des évènements exceptionnels
sur un plan 2D horizontal (Mike21) et 2D vertical (SMC)
143
Le profil 3(annexe IV-7) est abordé par la tempête avec un angle d’incidence qui est à –
40
o
, il correspondrait à un angle optimal pour la génération du transport de dérive ; au cours du
passage du pic, la tempête dévie jusqu’à atteindre 20 degrés. Cette dynamique engendre sur le
profil une modification du haut du profil sous-marin ; on observe une accumulation à des
profondeurs de 1,5 m et une érosion au niveau de la zone du jet de rive, ceci engendre un recul
du trait de côte de l’ordre de 15 m, quant à la submersion horizontale maximale est de l’ordre de
40 m. La vague commence à décroître à des profondeurs qui correspondent à - 8 m, au fur et à
mesure qu’elle s’approche de la côte sa diminution est plus rapide à partir de -2 m. Le transport
sédimentaire associé indique un pic érosif de l’ordre de 0,000 45 m
3 /s/m.L sur l’estran et un
transport de 0,000 15 m
3 /s/m.L favorisant la sédimentation à 4 m et 9 m. Quant au courant ; il se
dirige vers la côte jusqu’à des profondeurs de 9 m ; au-delà, jusqu’à la côte, le courant du fond
s’oriente vers le large dont l’intensité augmente avec la décroissance de la profondeur ou on
observe que près de 9 m de profondeur l’intensité est de 5 cm/s. À l’approche de la profondeur
de déferlement, il atteint 0.2 m/s. Au niveau du jet de rive, il atteint la vitesse de 0,5 m/s. un
setup de 39 cm est induit sur le segment 3.
Sur le profil 4 (annexe IV-7) ; la tempête engendre un recul estimé à la fin de la tempête à
19,8 m et un retrait maximal de 57 m. Cette érosion s’effectue avec un taux de transport maximal
de 0,000 7 m
3
/s/m.L sur l’estran au moment du pic ; tandis que sur le reste du profil le transport
est aux environs de 0,000 1 m
3 /s/m.L. Le courant associé enregistre un maximum avec une
intensité égale à 0,55 m/s. Cette dynamique induit des petites accumulations le long du profil qui
cessent aux profondeurs de 8 m. au moment du pic, une barre se forme à -1 m puis disparait en
engendrant une accumulation qui s’étend de -1 m à -4 m. La vague à l’origine de cette
dynamique, sa hauteur croît à des profondeurs de 10 m; à -7 m, la vague commence à diminuer
de sa hauteur en déferlant. Le setup induit est de l’ordre de 0,42 cm.
Le profil 5 (annexe IV-7) enregistre un recul de 17 m et une excursion de 50 m. On
perçoit sur le profil que la vague commence à diminuer à partir de 9 m. Le transport sédimentaire
induit atteint 0,000 3 m
3 /s/m.L au-dessus de 4 m de profondeur correspondant au remblaiement
de la fosse. Au-delà jusqu’à 9 m, le transport atteint un maximum de 0,000 1 m
3 /s/m.L. Le
courant induit au fond se dirige vers le large avec une vitesse maximale de 0,46 m/s sur l’estran
puis diminue pour atteindre 0,3 m/s vers 4 m de profondeur.
Sur le profil 6 (annexe IV-7) ; la houle commence à décroître à une profondeur de 8,5 m
engendrant un courant du fond qui se dirige vers le large avec une vitesse de 0,54 m/s sur l’estran
et une vitesse moyenne de 0,3 m/s jusqu’à -7,5 m de profondeur, puis diminue rapidement à
moins de 0,1 m/s. Le transport sédimentaire est maximal à la profondeur de déferlement (≈7,5 m) avec un taux de 0,000 2 m
3 /s/m.L. ça correspond à l’avant côte du profil ou le sédiment
s’est cumulé. Cette dynamique a engendré un retrait horizontal de 13,5 m et une excursion de
28,5 m.
IV.4.3.3 La tempête de 2009
La tempête de 2009 est une tempête décennale par rapport à une analyse
omnidirectionnelle ; par contre, une analyse directionnelle indique que cette dernière
correspondrait à une tempête cinquentennale ; le maximum au large est de 6, 59 m. sur le
Précédent

Dynamique et évolution morphosédimentaire des plages sableuses de l\'étude des processus à la modelisation: application sur trois sites du littoral algérois - 157/261

Suivant