Chapitre IV : Étude de la dynamique hydrosédimentaire lors des évènements exceptionnels
sur un plan 2D horizontal (Mike21) et 2D vertical (SMC)
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IV.4.3.2 La tempête de 2007
La tempête 2007 est une tempête qui a une période de retour de 50 ans ; la hauteur de la
vague au moment du pic atteint les 6,93 m, cette dernière s’étend du 7 mars au 10 mars. Elle
débute avec un angle d’incidence ouest (Figure IV-18) qui au fur et à mesure tend vers le nord à
la fin de la tempête la vague provient du nord nord-est. Cette rapide variation du secteur
d’incidence fait que le régime hydrodynamique varie tout aussi rapidement ; nous percevons que
les courants induits, parallèles à la côte, se dirigent vers l’est avec des vitesses de l’ordre de
0,33 m/s à 0,40 m/s le long de la côte au niveau de Hamdania. Nous remarquons la formation
d’une circulation tourbillonnaire qui est causée par la présence des rochers du côté Est. Cette
dérive engendre un transport sédimentaire sur la zone de déferlement avec une capacité de
transport qui varie entre 0,000 3 m
3 /s/m et 0,001 m
3 /s/m. Sur les petites profondeurs le transport
perpendiculaire à la côte et le transport de dérive sont de même ordre ≈ 0.0003 m
3 /s/m.
Au niveau du profil 1 (annexe IV-7), qui est totalement à l’est, nous percevons une
variation du fond ou la barre potentiellement présente au cours de la tempête migre un peu plus
bas à des profondeurs de 5 m et une accumulation juste avant à des profondeurs de 1 m
engendrant une barre intérieure qui s’accompagne d’un recul du trait de côte et un creusement du
profil sur la plage aérienne. Cette érosion s’estime à une distance totale de 15,4 m et une
submersion globale qui est de l’ordre de 35 m. la vague au pic de la tempête débute son
déferlement à la profondeur de 5 m ce qui coïncide au pied de la nouvelle formation
sédimentaire. Le transport sédimentaire induit avec un ordre de transport de 0,000 2 m
3 /s/m.L ;
au niveau de la côte, l’érosion de l’estran s’accompagne d’un transport de moindre envergure qui
est de l’ordre de 0,000 1 m
3 /s/m.L. Le courant du fond qui accompagne cette dynamique
sédimentaire enregistre une intensité à la cote de 0,48 m/s ; au point de déferlement, la direction
du courant s’inverse et l’intensité diminue à environ 0,05 m/s.
Sur le profil 2(annexe IV-7), la tempête de 2007 aborde la côte dans un premier temps
avec un angle d’incidence de -30 degrés, au moment du pic cette dernière aborde le segment
perpendiculairement. Le profil 2 présente une accumulation à 3 m de profondeur ce qui
correspondrait en un allongement de l’accumulation observée sur le profil 1 d’une manière
longitudinale vers l’ouest. Au pic de la tempête, cette accumulation s’érode en engendrant un
léger creusement et une accumulation plus bas. L’estran est aussi érodé, ce qui provoque un recul
horizontal de 19 m accompagné d’une submersion de 26,9 m. Cette érosion engendre le
remblaiement de la fosse interne.
A mi- tempête, nous observons que la hauteur de la vague diminue le long du profil à
partir d’une profondeur de 9 m ; à des profondeurs de 4 m, elle subit un deuxième déferlement.
Cette dynamique engendre un transport sédimentaire qui atteint un pic de l’ordre de
0,000 25 m
3 /s/m.L, ce maximum est atteint au niveau de la fosse définie auparavant et
s’accompagne d’un courant qui se dirige vers la côte. À partir de la profondeur de 9 m, le
courant se dirige vers le large ce qui a fait que ce dernier entraîne les sédiments de la plage vers
la fosse, le sédiment érodé sur la barre est dispersé et entraîné sur le profil jusqu’à des
profondeurs de 9 m qui correspondrait à la profondeur de fermeture.
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