Chapitre I:
Généralités
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L’effet de la friction au fond est plus complexe car elle dépend de la nature du fond,
généralement variable et dont la topographie à l’échelle de quelques mètres est façonnée par
l’action des vagues. Le frottement au fond affecte les vagues seulement lorsqu’elles sont en
eau suffisamment peu profonde (dès que la vitesse n’est pas nulle au fond). Cela implique que
le frottement agit de façon préférentielle sur les basses fréquences du spectre d’énergie
(Briere, 2005).
c. La marée
La marée est connue de façon assez précise déjà depuis longtemps et les théories élaborées
pour analyser ce phénomène ont permis d’établir des annuaires donnant, avec une
approximation souvent suffisante, les prévisions de son amplitude pour chaque jour en de
nombreux points du globe (Jacques Viguier,2011).
Dans les côtes algériennes, l’amplitude de la marée n'est pas importante, le marnage est de
l’ordre de 20 à 30 cm en pleine lune et de 5 à 15 cm en nouvelle (Amarouche, 2015).
d. Les courants
Les courants sont des déplacements des masses d’eau, caractérisés par une vitesse, une
direction et un débit précis.
Les courants généraux sont formés (Chapon, 1984) :
 Par des forces extérieures au milieu marin (vents) ;
 Par des forces intérieures du milieu marin (différence de salinité ou de température à
l’intérieur de la mer).
Les courants sont responsables de la dynamique des sédiments et contrôlent les processus
d’érosion, de transport et de sédimentation.
2 .d.1 Types des courants
 Courant de dérive littorale
Lorsque la houle arrive à la côte avec une certaine obliquité elle donne naissance à un courant
parallèle au rivage, le plus souvent désigné sous le nom de dérive littorale, situé entre les
lignes de déferlement et le trait de côte. Ce courant joue un rôle très important dans l'évolution
des rivages, en particulier quand il s'agit de plages.
La vitesse de la dérive littorale n’est pas facile à calculer. Il existe cependant des formules qui
permettent de faire des estimations comme celle de Cartier (2011).
 Courant de retour
L’apport d’eau à la cote, du au déferlement qui transforme les vagues d’oscillation en vagues
de translation, doit logiquement être compensé par un retour d’eau vers le large, produisant un
courant qui se manifeste près du fond dans l’espace infralittoral et auquel on donne parfois le
nom de récurent ou encore courant d’arrachement. Il est perpendiculaire à la cote lorsqu’il
nait de la rencontre de deux dérives littorales de sens opposé. Mais ils sont le plus souvent
obliques (Senechal, 2003).
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