Chapitre I:
Généralités
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augmentant le déséquilibre. Alors qu’un processus d’autorégulation inverse la tendance et
amène le système vers l’équilibre.
1.2 Relation spatio-temporelles en morpho-dynamique côtière
La diversité des systèmes côtiers dans le monde est liée à l’influence exercée par ces
factures :
 Géographie et topographie
 Climat,
 Courants océaniques,
 Niveaux de salinité,
 Activités humaines. etc.….. .
Un système côtier est définit par sa morphologie (présence ou non de barres sédimentaires,
de lagunes …) qui exerce une influence sur les agents hydrodynamiques responsables du
transport sédimentaire, notamment la houle, par l’intermédiaire des multiples transformations
qu’elles subissent sur l’avant côte. Cette influence se manifeste en particulier par des pertes
d’énergie à l’approche de la côte (Ardhuin et al.in Ahfir et Meziane, 2016).
Le transport sédimentaire qu’induisent les facteurs hydrodynamiques est donc, par essence,
profondément différencié selon les zones de l’avant-côte considérées, créant des secteurs en
accrétion ou en érosion et contribuant ainsi au modelage d’une nouvelle morphologie. Cette
boucle est rétroactive et se reproduit dans le temps à différentes échelles.
En fonction de l’échelle de temps à laquelle il est étudié, le comportement morphodynamique
d’un système côtier peut être très variable. A chaque échelle de temps est associée une échelle
spatiale fonction de l’amplitude volumique des changements morphologique mis en jeu. Dans
le cas d’un système côtier, l’existence d’une relation entre l’amplitude des évolutions spatiales
du système et l’échelle temporelle associée peut être supposée (De Vriend, 1991).
Il découle de cette relation une hiérarchisation spatio-temporelle (Kroon, 1994) des processus
dynamiques qui contrôlent l’évolution de la zone côtière.
Selon la nomenclature de De Vriend (in Bouzeroura et Houa, 2018), les échelles
suivantes peuvent être distinguées:
 La micro échelle ou échelle qui concerne les processus physiques, constitutifs de la
houle, des courants ou du transport sédimentaire. Ces processus agissent à une échelle
plus courte que celle du comportement morpho-dynamique correspondant.
 La méso échelle ou échelle dynamique qui concerne le comportement morphodynamique dû à l’interaction entre les processus physiques et la topographique. Elle
permet de dater, entre autre, la propagation de corps sédimentaires ou encore la
migration des barres.
 La macro échelle ou échelle de tendance qui concerne les tendances ayant lieu, à une
échelle de temps plus longue que celle des comportements morphodynamiques
primaires. Ces tendances peuvent être dues aux variations saisonnières ou à
l’évolution progressive des forçages extérieurs (évolution du marnage, du niveau
moyen de la mer).
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