Chapitre I : Généralités
12
Les variations absolues du niveau marin correspondent à la variation de la distance entre la
surface de la mer et une référence fixe : en pratique, l’ellipsoïde de référence déterminé par la
géodésie est la plus utilisée. Les variations absolues du NM correspondent à des variations
spatiales et temporelles du NM par rapport à cet ellipsoïde. L’eustatisme désigne les
changements globaux du niveau absolu de la mer.
Lorsque nous parlons de niveau marin relatif, il s’agit du NM mesuré à partir d’un point de
référence dans le soubassement. Il ne tient pas compte de l’épaisseur de sédiment mais
comprend la subsidence ajoutée au niveau eustatique. L’accommodation désigne l’espace total
disponible pour déposer du sédiment ; la notion d’espace disponible désigne la fraction de cet
espace n’ayant pas encore été comblée par du sédiment.
Selon la synthèse des connaissances scientifiques publiée en 2021 par le GIEC, le niveau de la
mer a augmenté de 0,20 m (intervalle de confiance très probable : 0,15 à 0,25 m) entre 1901 et
2018. Le rythme de hausse de niveau de la mer s'accélère. Selon la synthèse de 2021 du GIEC,
la vitesse d'augmentation du niveau de la mer était de 1,3 mm/an (intervalle de confiance très
probable : 0,6 à 2,1 mm/an) entre 1901 et 1971, elle a augmenté à 1,9 mm/an (intervalle de
confiance très probable : 0,8 à 2,9 mm/an) entre 1971 et 2006, puis à 3,7 mm/an (intervalle de
confiance très probable : 3,2 à 4,2 mm/an) entre 2006 et 2018. Fin 2022, un rapport de
l'Organisation météorologique mondiale indique que le niveau eustatique a monté d'un
centimètre en moins de trois ans, le rythme annuel ayant doublé depuis 1993.
Figure 5: Niveau eustatique depuis 1993, données satellite NASA, et tendance linéarisée.
Submersion marine :
Les submersions marines sont des inondations temporaires par la mer de la zone côtière lors de
conditions météorologiques et océaniques défavorables. Ces phénomènes étant généralement
dus à des surélévations du niveau marin, les zones de topographie basses sont par définition les
plus sensibles (lagunes, marais, estuaires …).
Types de submersion :
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Les variations absolues du niveau marin correspondent à la variation de la distance entre la
surface de la mer et une référence fixe : en pratique, l’ellipsoïde de référence déterminé par la
géodésie est la plus utilisée. Les variations absolues du NM correspondent à des variations
spatiales et temporelles du NM par rapport à cet ellipsoïde. L’eustatisme désigne les
changements globaux du niveau absolu de la mer.
Lorsque nous parlons de niveau marin relatif, il s’agit du NM mesuré à partir d’un point de
référence dans le soubassement. Il ne tient pas compte de l’épaisseur de sédiment mais
comprend la subsidence ajoutée au niveau eustatique. L’accommodation désigne l’espace total
disponible pour déposer du sédiment ; la notion d’espace disponible désigne la fraction de cet
espace n’ayant pas encore été comblée par du sédiment.
Selon la synthèse des connaissances scientifiques publiée en 2021 par le GIEC, le niveau de la
mer a augmenté de 0,20 m (intervalle de confiance très probable : 0,15 à 0,25 m) entre 1901 et
2018. Le rythme de hausse de niveau de la mer s'accélère. Selon la synthèse de 2021 du GIEC,
la vitesse d'augmentation du niveau de la mer était de 1,3 mm/an (intervalle de confiance très
probable : 0,6 à 2,1 mm/an) entre 1901 et 1971, elle a augmenté à 1,9 mm/an (intervalle de
confiance très probable : 0,8 à 2,9 mm/an) entre 1971 et 2006, puis à 3,7 mm/an (intervalle de
confiance très probable : 3,2 à 4,2 mm/an) entre 2006 et 2018. Fin 2022, un rapport de
l'Organisation météorologique mondiale indique que le niveau eustatique a monté d'un
centimètre en moins de trois ans, le rythme annuel ayant doublé depuis 1993.
Figure 5: Niveau eustatique depuis 1993, données satellite NASA, et tendance linéarisée.
Submersion marine :
Les submersions marines sont des inondations temporaires par la mer de la zone côtière lors de
conditions météorologiques et océaniques défavorables. Ces phénomènes étant généralement
dus à des surélévations du niveau marin, les zones de topographie basses sont par définition les
plus sensibles (lagunes, marais, estuaires …).
Types de submersion :
