Résultats et discussion
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annuelles cumulées enregistrées à Alger, de l’ordre de 932,26 mm (Figure 31), s'inscrivant ainsi
dans une tendance croissante de précipitations dans la région. Ces événements climatiques
extrêmes ont eu des répercussions directes sur l'environnement et les activités humaines. D’après
la direction générale de la protection civile, ces événements ont également touché plusieurs villes
de la wilaya d'Alger entraînant la mort de 30 familles à Staoueli, 150 familles à Bordj El Bahri et
32 familles à Tassala El Merdja. Parallèlement, l'étude de l'occupation du sol a révélé une
augmentation exponentielle de l'urbanisation et de la démographie au cours de cette même année
et de l'année 2011 (Figure 20, Tableau 8) Cette expansion urbaine a conduit à une
imperméabilisation des sols et s'est traduite par une diminution significative et préoccupante de la
superficie des terres agricoles et des sols nus dans la région. Ces terres, qui étaient autrefois
capables d'absorber l'excès d'eau lors de fortes précipitations, jouent un rôle essentiel dans la
réduction du risque d'inondation. Cependant, avec la diminution de ces zones naturelles, la région
d'Alger se retrouve désormais plus vulnérable aux conséquences des pluies intenses, car il y a
moins de surfaces disponibles pour absorber l'eau excédentaire.
Il convient de souligner que ces inondations peuvent également être attribuées au
dysfonctionnement des systèmes de drainage des eaux de pluie. Ces canaux, essentiels pour
l'évacuation des eaux de pluie, ne sont pas régulièrement entretenus et peuvent être obstrués par
des déchets et entraîner des inondations et des accumulations d'eau.
Entre autres, une réduction du nombre d'inondations a été observée en 2011, 2014, 2018 et
2019 avec un total ne dépassant pas les quatre inondations. Une moyenne de 15 inondations par
an persiste pour les années restantes, pour atteindre 23 inondations en 2022. Ces variations peuvent
être attribuées à une combinaison de facteurs naturels tels que les précipitations qui ont vu une
légère diminution dans ces périodes (près de 700 mm).
D’après l’étude climatique, le mois de novembre est celui où les précipitations mensuelles
cumulées de la Wilaya d'Alger sont les plus élevées. D’ailleurs, plusieurs inondations ont eu lieu
durant ce mois (Figure 45b). Le nombre d’inondations par date est également en train d’augmenter
avec un maximum le 23 octobre 2021 où 23 inondations ont été enregistrées le même jour dans
plusieurs communes d’Alger.
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