Résultats et discussion
97
Cette augmentation significative est probablement le résultat d'une combinaison de facteurs
liés au climat et à l’explosion de la croissance démographique de la capitale depuis la fin des
années 1990 : de 2,66 millions d’habitants en 2000 à 3,29 millions d’habitants en 2020
(MEKLATI, 2009). Cette croissance a coïncidé avec un important développement rural. L’exode
rural a également considérablement modifié le tissu urbain sur l'ensemble de l'Algérie. En outre, à
partir de 2001, des projets de développement de logements financés par l'État ont démarré dans la
capitale et, à partir de 2008, une autre tendance démographique a émergé. L’urbanisation de la
capitale est passée d’un taux de 18,9% en 1984 à 24,9% en 2003, pour atteindre 43,23% en 2022.
En secteur urbain, des orages intenses peuvent occasionner un très fort ruissèlement
en dehors des lits des cours d’eau, lorsque l’imperméabilisation des sols et la
conception de l’urbanisation et des réseaux d’assainissement font obstacle à l’écoulement normal
des pluies intenses (TABET HELAL et al., 2012).
Il est à noter également que la wilaya d’Alger contient plusieurs pôles industriels, tels que
les zones El Hamiz, El Harrach, Rouiba, Réghaia et Semmar, qui ont entraîné une urbanisation
importante dans ces zones, de vulnérabilité modérée à élevée aux inondations (ZIADI, 2022)
(Annexe 3). De plus, la population gravite vers de nouveaux pôles d'urbanisation, dont beaucoup
sont caractérisés par une vulnérabilité élevée, comme Bab Ezzouar et Réghaia, ainsi qu'une
vulnérabilité modérée à faible, comme Sidi Abd Ellah, Douira, Mhalma et Rahmania.
D'un point de vue climatique, la région d'Alger est caractérisée par un climat méditerranéen
avec des précipitations annuelles moyennes de 716,9 mm. Les orages de forte intensité y sont
fréquents et variables dans le temps et dans l’espace. En outre, Alger connait des périodes de
dessiccation prolongées propices à la dispersion granulaire (LARUE, 2005; PAPY et al., 1988).
Lors de forte pluviosité, ces sédiments sont décentralisés en surface et soumis à une vigoureuse
érosion par ruissèlement.
Alger est passé d'une période sèche dans les années 1990 à une période plus humide à partir
des années 2000 (NOUACEUR et al., 2013), ce qui l’a rendu plus vulnérable aux inondations,
comme expliqué précédemment. L’année avec le nombre d’inondations le plus important est
l’année 2010, avec 36 inondations enregistrées. En effet, selon les résultats de l’étude climatique
réalisée, cette période a été caractérisée par une augmentation significative dans les précipitations
97
Cette augmentation significative est probablement le résultat d'une combinaison de facteurs
liés au climat et à l’explosion de la croissance démographique de la capitale depuis la fin des
années 1990 : de 2,66 millions d’habitants en 2000 à 3,29 millions d’habitants en 2020
(MEKLATI, 2009). Cette croissance a coïncidé avec un important développement rural. L’exode
rural a également considérablement modifié le tissu urbain sur l'ensemble de l'Algérie. En outre, à
partir de 2001, des projets de développement de logements financés par l'État ont démarré dans la
capitale et, à partir de 2008, une autre tendance démographique a émergé. L’urbanisation de la
capitale est passée d’un taux de 18,9% en 1984 à 24,9% en 2003, pour atteindre 43,23% en 2022.
En secteur urbain, des orages intenses peuvent occasionner un très fort ruissèlement
en dehors des lits des cours d’eau, lorsque l’imperméabilisation des sols et la
conception de l’urbanisation et des réseaux d’assainissement font obstacle à l’écoulement normal
des pluies intenses (TABET HELAL et al., 2012).
Il est à noter également que la wilaya d’Alger contient plusieurs pôles industriels, tels que
les zones El Hamiz, El Harrach, Rouiba, Réghaia et Semmar, qui ont entraîné une urbanisation
importante dans ces zones, de vulnérabilité modérée à élevée aux inondations (ZIADI, 2022)
(Annexe 3). De plus, la population gravite vers de nouveaux pôles d'urbanisation, dont beaucoup
sont caractérisés par une vulnérabilité élevée, comme Bab Ezzouar et Réghaia, ainsi qu'une
vulnérabilité modérée à faible, comme Sidi Abd Ellah, Douira, Mhalma et Rahmania.
D'un point de vue climatique, la région d'Alger est caractérisée par un climat méditerranéen
avec des précipitations annuelles moyennes de 716,9 mm. Les orages de forte intensité y sont
fréquents et variables dans le temps et dans l’espace. En outre, Alger connait des périodes de
dessiccation prolongées propices à la dispersion granulaire (LARUE, 2005; PAPY et al., 1988).
Lors de forte pluviosité, ces sédiments sont décentralisés en surface et soumis à une vigoureuse
érosion par ruissèlement.
Alger est passé d'une période sèche dans les années 1990 à une période plus humide à partir
des années 2000 (NOUACEUR et al., 2013), ce qui l’a rendu plus vulnérable aux inondations,
comme expliqué précédemment. L’année avec le nombre d’inondations le plus important est
l’année 2010, avec 36 inondations enregistrées. En effet, selon les résultats de l’étude climatique
réalisée, cette période a été caractérisée par une augmentation significative dans les précipitations
