2 ème partie
Cadre Méthodologique, Instrumentation et Analyse des données
60
2.3. Cinématique du trait de côte
La localisation, la cartographie d’un trait de côte est l’un des indicateurs de référence du
suivi de la morphodynamique des littoraux même si sa définition reste problématique (Mahabot,
2016).
Les services de l’APPL (Agence de Promotion et de Protection du Littoral) et les travaux de
(Otmani et al., 2020) ont fourni de précieuses informations sur la chronologie et l’évolution
passé (entre 1959 et 2018) de trait de côte tout au long des plages sableuses de la baie d’Alger.
Les nombreuses images satellitaires disponibles sur Google Earth pro (la version opensource) pour le site d’étude, prises en 2022 (Tableau II.3), ont permis de compléter les
informations des campagnes de terrain quant à l’évolution de la position du trait de côte. Le
trait de côte a été digitalisé sur ces documents, à l’aide du système d’information géographique
Arcgis sous le system de projection WGS84 UTM zone 31 N.
2.3.1. Concepts et définitions
Pour une étude à moyen terme de la position du rivage, la matérialisation par une ligne
du « trait de côte » sur une carte est largement utilisée car elle permet une vision générale et
une reconstitution de l'évolution passée simple (Smith and Zarillo, 1990). Cependant, si la
définition du trait de côte marquant la limite entre le domaine marin et terrestre (Dolan et al.,
1980) semble simple, dans les faits sa caractérisation ne l'est pas. Le littoral s’apparente en effet
plus à une interface aux limites floues. Cela explique pourquoi encore à l’heure actuelle aucun
arbitrage scientifique n’a permis d’aboutir à une définition unique du trait de côte (Mahabot,
2016).
L’inventaire établi par (Boak and Turner, 2005) recensait 45 exemples d’indicateurs de trait
de côte dans la littérature. La diversité des lignes de référence est liée à plusieurs facteurs : la
diversité des morphologies, la diversité des conditions hydrodynamiques (type de marnage,
surcôtes), la diversité des thématiques dans lequel elles sont mobilisées (géomorphologie,
droit/juridique …etc.) et la diversité des compétences/organismes qui sont sollicités (Mahabot,
2016).
D’un point de vu général, l'indicateur le plus utilisé dans la littérature pour les plages
sableuses est le niveau des hautes mers (High Water Line (HWL)) (Boak and Turner, 2005;
Crowell et al., 1991; Kraus and Rosati, 1997; Paris et al., 2013). En pratique le choix de
l’indicateur est le plus souvent dicté par la disponibilité des données (Boak and Turner, 2005).
2.3.2. Techniques d’extraction et de cartographie
La littérature scientifique est riche concernant les techniques d’extraction et de cartographie
du trait de côte. Aujourd’hui, il existe diverses méthodes d’extraction de la ligne de référence à
partir d’une image géoréférencée (photo aérienne, image satellitaire). Elles sont de type (Boak
and Turner, 2005; Faye, 2010) :
➢ Manuelles : photo-interprétation et numérisation interactive à l’écran dans un
contexte de système d’information géographique ;
➢ Automatiques : traitement d’image optique par classification, traitement d’images
radar, imagerie vidéo.
Cadre Méthodologique, Instrumentation et Analyse des données
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2.3. Cinématique du trait de côte
La localisation, la cartographie d’un trait de côte est l’un des indicateurs de référence du
suivi de la morphodynamique des littoraux même si sa définition reste problématique (Mahabot,
2016).
Les services de l’APPL (Agence de Promotion et de Protection du Littoral) et les travaux de
(Otmani et al., 2020) ont fourni de précieuses informations sur la chronologie et l’évolution
passé (entre 1959 et 2018) de trait de côte tout au long des plages sableuses de la baie d’Alger.
Les nombreuses images satellitaires disponibles sur Google Earth pro (la version opensource) pour le site d’étude, prises en 2022 (Tableau II.3), ont permis de compléter les
informations des campagnes de terrain quant à l’évolution de la position du trait de côte. Le
trait de côte a été digitalisé sur ces documents, à l’aide du système d’information géographique
Arcgis sous le system de projection WGS84 UTM zone 31 N.
2.3.1. Concepts et définitions
Pour une étude à moyen terme de la position du rivage, la matérialisation par une ligne
du « trait de côte » sur une carte est largement utilisée car elle permet une vision générale et
une reconstitution de l'évolution passée simple (Smith and Zarillo, 1990). Cependant, si la
définition du trait de côte marquant la limite entre le domaine marin et terrestre (Dolan et al.,
1980) semble simple, dans les faits sa caractérisation ne l'est pas. Le littoral s’apparente en effet
plus à une interface aux limites floues. Cela explique pourquoi encore à l’heure actuelle aucun
arbitrage scientifique n’a permis d’aboutir à une définition unique du trait de côte (Mahabot,
2016).
L’inventaire établi par (Boak and Turner, 2005) recensait 45 exemples d’indicateurs de trait
de côte dans la littérature. La diversité des lignes de référence est liée à plusieurs facteurs : la
diversité des morphologies, la diversité des conditions hydrodynamiques (type de marnage,
surcôtes), la diversité des thématiques dans lequel elles sont mobilisées (géomorphologie,
droit/juridique …etc.) et la diversité des compétences/organismes qui sont sollicités (Mahabot,
2016).
D’un point de vu général, l'indicateur le plus utilisé dans la littérature pour les plages
sableuses est le niveau des hautes mers (High Water Line (HWL)) (Boak and Turner, 2005;
Crowell et al., 1991; Kraus and Rosati, 1997; Paris et al., 2013). En pratique le choix de
l’indicateur est le plus souvent dicté par la disponibilité des données (Boak and Turner, 2005).
2.3.2. Techniques d’extraction et de cartographie
La littérature scientifique est riche concernant les techniques d’extraction et de cartographie
du trait de côte. Aujourd’hui, il existe diverses méthodes d’extraction de la ligne de référence à
partir d’une image géoréférencée (photo aérienne, image satellitaire). Elles sont de type (Boak
and Turner, 2005; Faye, 2010) :
➢ Manuelles : photo-interprétation et numérisation interactive à l’écran dans un
contexte de système d’information géographique ;
➢ Automatiques : traitement d’image optique par classification, traitement d’images
radar, imagerie vidéo.
