1 ère partie
Cadre Général et Présentation du Site d’étude
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➢ Le transport longitudinal (longshore), quant à lui, est principalement causé par une
dérive littorale et peut déplacer le sable sur de grandes distances en engendrant des
modifications morphologiques de la surface de l’accumulation.
Si les différents types de courant décrits précédemment permettent de décrire une grande
partie du transport sédimentaire, ils ne sont pas les seuls mécanismes susceptibles de faire
évoluer les fonds sableux. La turbulence induite par le déferlement des vagues peut par exemple
favoriser la remise en suspension des sédiments (Grasso et al., 2012).
Les vitesses orbitales associées au mouvement asymétrique des particules fluides
interviennent elles aussi dans le transport sédimentaire, soit en favorisant la mise en suspension
des particules dans la colonne d’eau, soit par la formation d’un transport net vers le rivage
(Dubarbier et al., 2017). C’est ce processus qui est responsable de l’état d’accrétion des plages
pendant les épisodes de vagues peu énergétiques (Hoefel and Elgar, 2003) et qui permet à la
plage de se reconstruire.
Au total, la houle, les vagues et les marées engendrent des courants de différentes intensités
et orientations. Ceux-ci agissent à des profondeurs allant du plateau continental à la zone de
déferlement des vagues à la côte. Ces actions provoquent des flux sédimentaires qui permettent
le déplacement des sédiments sur l’ensemble du plateau continental et génèrent des formes
sous-marines en fonction de leurs caractéristiques hydrodynamiques. Cependant, à l’approche
des côtes, les courants apparaissent plus intenses qu’au large et leur durée d’action est plus
longue que dans les plus grandes profondeurs. Les transits sédimentaires produits modifient le
profil des accumulations et déterminent la migration des sables le long des plages (Jabbar,
2017).
1.3.3. Évolution des plages sableuses
En milieu naturel, comme le temps de réponse morphologique est généralement plus long
que les échelles de temps associées aux changements de régime de vagues, les flux
sédimentaires ne sont jamais à l’équilibre ce qui provoque un déplacement vers le bord ou vers
le large des structures sableuses déjà existantes (Bouvier, 2019).
1.4. Les tempêtes marines
Les tempêtes marines sont la manifestation de conditions de vagues et de vents extrêmement
forts venant frapper la côte. Ces conditions sont connues pour créer une érosion
particulièrement rapide des plages. Leur largeur peut être réduite temporairement de parfois
plusieurs dizaines de mètres. Les cas extrêmes peuvent modifier la morphologie du littoral et
de l’arrière-plage, et laisser des marques définitives sur le système dunaire (Forbes et al., 2004),
contribuant à la tendance érosive de la plage (Figure I.15).
Une tempête est toujours accompagnée de vents violents (le seuil de définition d’une tempête
étant de 90 km/h de vent moyen, selon l’échelle de Beaufort) (Figure I.16). Le vent, lorsqu’il
souffle sur la surface de l’eau va générer une contrainte tangentielle, provoquant le déplacement
des masses d’eau sous-jacentes dans la direction vers laquelle il souffle. Si le vent est dirigé
vers le littoral, ce déplacement d’eau va être bloqué, ce qui va produire une accumulation et
contribuer à la surcôte (Baumann, 2017).
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Evolution morpho-dynamique de la baie d’Alger: observation et modélisation hydrodynamique et sédimentaire - 40/232

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