1 ère partie
Cadre Général et Présentation du Site d’étude
20
1.2.6.4. Les courant de marée
Les courants de marée sont dits unidirectionnels particuliers puisqu’ils s’inversent
périodiquement (flot et jusant). Dans un contexte micro-tidal (un marnage < 02 m) les courants
de marée, sont pratiquement inexistants (< 0.1 m/s), et ne participent très probablement pas au
dynamique sédimentaire.
1.3. Morphodynamiques
Les courants lies aux vagues agissent aussi sur la forme du fond en transportant par exemple
le sable des barres, mais en retour ces changements modifient la propagation et la dissipation
de la houle, et donc les motifs de courant. Cette boucle de rétroaction est le fondement de la
compréhension du milieu littoral, et tout ceci se regroupe sous le terme morphodynamique du
système littoral (Desmazes, 2005).
1.3.1. La cellule littorale
Le concept de cellule littorale a été proposé dès les années 1960, notamment avec les travaux
de (Inman et al., 1964) et (Bowen and Inman, 1966), dans des études qualifiées de pionnières
par (Davies, 1974) ainsi que, par la suite, (Clayton, 1979) et (Komar, 1998). Ces cellules
littorales représentent une base pour la réflexion portant sur une approche systémique des
accumulations littorales avec la notion de frontière ou de limites permettant de découper le
littoral en « boîtes ». Elles offrent un cadre conceptuel au sein desquels des bilans sédimentaires
(ou budgets sédimentaires) peuvent être estimés (Jabbar, 2017).
Le fonctionnement de ces boîtes a beaucoup été utilisé comme entité spatiale de base dans
l’élaboration de modèles numériques (Suanez, 2009). Ainsi, « les systèmes hydro-sédimentaires
sont délimités par des frontières plus ou moins fixes et perméables aux échanges sédimentaires,
notamment longitudinaux. Ces frontières, qui délimitent des cellules, nommées également
unités, compartiments ou systèmes hydro-sédimentaires, peuvent être fixes (cap rocheux,
jetées, digues, etc.) ou mobiles (dunes, falaises meubles, limite d’action des houles, point
d’inversion de la dérive littorale) » (Ministère de l’écologie, 2010).
1.3.2. Transport sédimentaire
Le transport sédimentaire est très complexe et va dépendre essentiellement de l’intensité et
de la structure des courants dans la colonne d’eau. On peut distinguer trois modes de transport
sédimentaire (Fredsøe and Deigaard, 1992b) : le charriage (sur le fond), la suspension (dans la
colonne d’eau) et le sheet flow (en fine couche très dense près du fond). Ces trois modes de
transport sont en fonction de l’intensité des courants et des propriétés des particules
sédimentaires (taille du grain, porosité et densité).
Sur le plateau continental, c’est donc bien à proximité des côtes que se produisent les
remaniements sédimentaires les plus importants. En fonction des courants, les transports sont
de différents types (Jabbar, 2017) :
➢ Le transport transversal (cross-shore), par le courant de retour (undertow), le courant
d’arrachement (rip current) ou encore de downwelling, engendre des variations dans
le profil de la plage ;
Cadre Général et Présentation du Site d’étude
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1.2.6.4. Les courant de marée
Les courants de marée sont dits unidirectionnels particuliers puisqu’ils s’inversent
périodiquement (flot et jusant). Dans un contexte micro-tidal (un marnage < 02 m) les courants
de marée, sont pratiquement inexistants (< 0.1 m/s), et ne participent très probablement pas au
dynamique sédimentaire.
1.3. Morphodynamiques
Les courants lies aux vagues agissent aussi sur la forme du fond en transportant par exemple
le sable des barres, mais en retour ces changements modifient la propagation et la dissipation
de la houle, et donc les motifs de courant. Cette boucle de rétroaction est le fondement de la
compréhension du milieu littoral, et tout ceci se regroupe sous le terme morphodynamique du
système littoral (Desmazes, 2005).
1.3.1. La cellule littorale
Le concept de cellule littorale a été proposé dès les années 1960, notamment avec les travaux
de (Inman et al., 1964) et (Bowen and Inman, 1966), dans des études qualifiées de pionnières
par (Davies, 1974) ainsi que, par la suite, (Clayton, 1979) et (Komar, 1998). Ces cellules
littorales représentent une base pour la réflexion portant sur une approche systémique des
accumulations littorales avec la notion de frontière ou de limites permettant de découper le
littoral en « boîtes ». Elles offrent un cadre conceptuel au sein desquels des bilans sédimentaires
(ou budgets sédimentaires) peuvent être estimés (Jabbar, 2017).
Le fonctionnement de ces boîtes a beaucoup été utilisé comme entité spatiale de base dans
l’élaboration de modèles numériques (Suanez, 2009). Ainsi, « les systèmes hydro-sédimentaires
sont délimités par des frontières plus ou moins fixes et perméables aux échanges sédimentaires,
notamment longitudinaux. Ces frontières, qui délimitent des cellules, nommées également
unités, compartiments ou systèmes hydro-sédimentaires, peuvent être fixes (cap rocheux,
jetées, digues, etc.) ou mobiles (dunes, falaises meubles, limite d’action des houles, point
d’inversion de la dérive littorale) » (Ministère de l’écologie, 2010).
1.3.2. Transport sédimentaire
Le transport sédimentaire est très complexe et va dépendre essentiellement de l’intensité et
de la structure des courants dans la colonne d’eau. On peut distinguer trois modes de transport
sédimentaire (Fredsøe and Deigaard, 1992b) : le charriage (sur le fond), la suspension (dans la
colonne d’eau) et le sheet flow (en fine couche très dense près du fond). Ces trois modes de
transport sont en fonction de l’intensité des courants et des propriétés des particules
sédimentaires (taille du grain, porosité et densité).
Sur le plateau continental, c’est donc bien à proximité des côtes que se produisent les
remaniements sédimentaires les plus importants. En fonction des courants, les transports sont
de différents types (Jabbar, 2017) :
➢ Le transport transversal (cross-shore), par le courant de retour (undertow), le courant
d’arrachement (rip current) ou encore de downwelling, engendre des variations dans
le profil de la plage ;
