Conclusion & Perspectives
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En quatrième lieu, la précision très adéquate du modèle numérique (Mike 21/3 FM) suite à
une série de validation et de calibration à partir de mesures in situ de la vitesse du courant à
l'aide de courantomètres (RMSE = 0,08 à 0,0568 m/s, R = 0,361 à 0,9 et R
2 = 0,13 à 0.81) et du
taux de transport sédimentaire à l'aide de pièges à sédiments unidirectionnels et
multidirectionnels (RMSE = 0,0000012 à 0,00000426 m
3 /s/m, R = 0,434 à 0,748 et R
2 = 0,18 à
0,56), qui étaient très utiles pour mieux comprendre les processus hydro-sédimentaires ayant
lieu dans la zone d'étude. Au terme des simulations, et après synthèse des résultats obtenus, il
apparaît que les courants côtiers (notamment le courant de dérive), le taux de transport
sédimentaire et les changements morphologiques des petits-fonds sont profondément impactés
par le contraste des régimes de houle et de vagues entre les saisons les plus contrastées de
l'année (hiver-été) notamment en termes de hauteurs significatives de vagues et d'angle
d'incidence et par la géomorphologie côtière (orientations des plages, profils d'équilibre ... etc.).
Cependant, il est précieux de mettre en évidence l'influence de d50 des sédiments sur le schéma
dominant de transport sédimentaire dans la zone de surf, puisque les flux sédimentaires
transversaux en hiver jouent un rôle majeur dans les processus naturels d'équilibre côtier au sein
des plages de sable très grossier caractérisées par un flux longitudinal limité.
En cinquième lieu, une évolution diachronique moyenne totale du trait de côte (EPR) de
l'ordre de + 0,69 m/an sur les 63 dernières années (1959-2022) ne cache pas la vérité que 40%
des plages de la baie d'Alger ont subi un recul (parfois très important), ni le bilan sédimentaire
déficitaire des plages examinées et si nous ne sommes pas intervenus lourdement (en mettant
en place des infrastructures de protection) les conséquences auraient été désastreuses. Notons
que l'impact des activités anthropiques a largement dominé la contribution négative des
phonèmes d'origine naturelle (tels que les agents hydrodynamiques, les facteurs géologiques et
géomorphologiques ... etc.).
En sixième lieu, les valeurs seuils de Hs des tempêtes mineures et majeures ont été
appréhendées sur le site d'étude à travers l'ensemble du bilan obtenu. En analysant les résultats,
il a été constaté que les valeurs seuils des tempêtes mineures étaient fortement influencées par
le d50, ce qui nous a conduit à fixer le seuil Hs à 01 m (≈ Hs, 50%) pour les plages à sédiments fins
à moyens et à 1,5 m (≈ Hs, 75%) pour les plages à sédiments grossiers à très grossiers. Les
tempêtes dépassant une hauteur significative Hs de 2,7 m (≈ Hs, 95%) sont considérées comme
majeures compte-tenu de leur impact très important et probablement irréversible sur la
géomorphologie sous-marine en général et sur le profil des plages sableuses en particulier.
Soulignons que le reste des événements moins énergétiques ( dominant uniquement sur la dynamique saisonnière des plages.
En prélude à la conclusion, les points forts et les aboutissements prometteurs de ce travail
résident principalement dans la capacité des approches adoptées combinant des données
historiques, des réalités de terrain, des analyses statistiques et de la modélisation numérique à
être généralisées et appliquées à de nombreux autres sites d'étude. A noter que la considération
de l'ensemble de ces variables (courant, houle et sédiments) pourrait améliorer les résultats des
modèles numériques en simulant des conditions hydro-sédimentaires plus proches de la réalité.
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Evolution morpho-dynamique de la baie d’Alger: observation et modélisation hydrodynamique et sédimentaire - 188/232

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