Conclusion & Perspectives
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5.1. Conclusion générale
Ce projet de recherche s'est concentré sur l'étude de l'évolution morpho-dynamique de la
baie d'Alger en adoptant une méthodologie basée sur la modélisation numérique des processus
hydro-sédimentaires, l'analyse statistique et probabiliste des données, des mesures in situ, un
suivi à long terme de l'évolution du trait de côte, et le seuillage des tempêtes mineures et
majeures.
Cette thèse est motivée initialement par l'objectif des observatoires locaux de mieux
comprendre la tendance passée, l'état actuel et les prévisions futures de la dynamique des plages
de la baie d'Alger et les impacts des tempêtes sur celles-ci afin de proposer des outils d'aide à
la décision aux gestionnaires du territoire.
L'utilisation des données bathymétriques du sondeur mono-faisceau Simrad Cruise 7,
l'exploitation de la base de données INFOPLAZA (1992-2020) et la mise en œuvre d'un modèle
hydro-sédimentaire (Mike 21/3 FM) ont permis de mettre en lumière les processus côtiers qui
gouvernent le système littoral. Cependant, des questions subsistent pour expliquer certaines
dynamiques.
Dans un premier temps, la validation de la base de données d'état de mer (Hs et Tz) issue des
réanalyses numériques d’INFOPLAZA database avec la bouée houlographe DATWELL déjà
déployée au large de la zone d'étude entre le 01/10/1998 et le 31/03/1999 a conduit à des
résultats largement satisfaisants pour pouvoir utiliser cette dernière dans un second temps
puisque des coefficients de corrélation et de détermination de l'ordre de (R ≈ 88 %, R² ≈ 78 %)
et (R ≈ 76 %, R² ≈ 58 %) ont ainsi été obtenus pour Hs et Tz, respectivement.
En second lieu, l'analyse statistique des données du climat de houle a mis en évidence que
les plages de la baie sont soumises à un climat de houle modéré ayant un aspect très proche
d'une vague plutôt que celui d'une houle (puisque les valeurs de Tp varient principalement entre
4,1 et 9,9 s) avec une moyenne annuelle totale de Hs de 0,97 m (≈ 01 m). L'existence d'un très
fort contraste entre les périodes hivernales et estivales de cette étude en termes d'hauteur
significative des vagues (vagues très énergétiques en hiver), d'occurrence des ondes de tempête
(peu marquées en été) et de direction dominante des vagues (la dominance du secteur WNW en
hiver et du secteur NNE en été) a également été révélée. Il faut noter que la variabilité
interannuelle des valeurs moyennes de Hs n'était pas très évidente contrairement aux
événements extrêmes où l'on observe une variabilité très importante accentuée par des tempêtes
plus violentes au cours des 15 dernières années (entre 2005 et 2020).
En troisième lieu, la détermination des périodes de retour de Hs à l'aide de la théorie des
valeurs extrêmes (EVT) en utilisant à la fois l'approche des maxima annuels (AM) et l'approche
du pic au-dessus du seuil (POT) nous a montré que mis à part les estimations des valeurs des
périodes de retour de 50 ans et de 100 ans qui ont été bien reproduites par le modèle AM, la
méthode POT donne des estimations légèrement plus raisonnables que la méthode AM quant
aux valeurs de la période de retour de 20 ans ou moins, ce qui nous a amené à tenir compte
simultanément des résultats de ces deux approches, notamment les résultats des POT's avec un
seuil de Hs = 4,3 m et un intervalle d'indépendance de 48 h.
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5.1. Conclusion générale
Ce projet de recherche s'est concentré sur l'étude de l'évolution morpho-dynamique de la
baie d'Alger en adoptant une méthodologie basée sur la modélisation numérique des processus
hydro-sédimentaires, l'analyse statistique et probabiliste des données, des mesures in situ, un
suivi à long terme de l'évolution du trait de côte, et le seuillage des tempêtes mineures et
majeures.
Cette thèse est motivée initialement par l'objectif des observatoires locaux de mieux
comprendre la tendance passée, l'état actuel et les prévisions futures de la dynamique des plages
de la baie d'Alger et les impacts des tempêtes sur celles-ci afin de proposer des outils d'aide à
la décision aux gestionnaires du territoire.
L'utilisation des données bathymétriques du sondeur mono-faisceau Simrad Cruise 7,
l'exploitation de la base de données INFOPLAZA (1992-2020) et la mise en œuvre d'un modèle
hydro-sédimentaire (Mike 21/3 FM) ont permis de mettre en lumière les processus côtiers qui
gouvernent le système littoral. Cependant, des questions subsistent pour expliquer certaines
dynamiques.
Dans un premier temps, la validation de la base de données d'état de mer (Hs et Tz) issue des
réanalyses numériques d’INFOPLAZA database avec la bouée houlographe DATWELL déjà
déployée au large de la zone d'étude entre le 01/10/1998 et le 31/03/1999 a conduit à des
résultats largement satisfaisants pour pouvoir utiliser cette dernière dans un second temps
puisque des coefficients de corrélation et de détermination de l'ordre de (R ≈ 88 %, R² ≈ 78 %)
et (R ≈ 76 %, R² ≈ 58 %) ont ainsi été obtenus pour Hs et Tz, respectivement.
En second lieu, l'analyse statistique des données du climat de houle a mis en évidence que
les plages de la baie sont soumises à un climat de houle modéré ayant un aspect très proche
d'une vague plutôt que celui d'une houle (puisque les valeurs de Tp varient principalement entre
4,1 et 9,9 s) avec une moyenne annuelle totale de Hs de 0,97 m (≈ 01 m). L'existence d'un très
fort contraste entre les périodes hivernales et estivales de cette étude en termes d'hauteur
significative des vagues (vagues très énergétiques en hiver), d'occurrence des ondes de tempête
(peu marquées en été) et de direction dominante des vagues (la dominance du secteur WNW en
hiver et du secteur NNE en été) a également été révélée. Il faut noter que la variabilité
interannuelle des valeurs moyennes de Hs n'était pas très évidente contrairement aux
événements extrêmes où l'on observe une variabilité très importante accentuée par des tempêtes
plus violentes au cours des 15 dernières années (entre 2005 et 2020).
En troisième lieu, la détermination des périodes de retour de Hs à l'aide de la théorie des
valeurs extrêmes (EVT) en utilisant à la fois l'approche des maxima annuels (AM) et l'approche
du pic au-dessus du seuil (POT) nous a montré que mis à part les estimations des valeurs des
périodes de retour de 50 ans et de 100 ans qui ont été bien reproduites par le modèle AM, la
méthode POT donne des estimations légèrement plus raisonnables que la méthode AM quant
aux valeurs de la période de retour de 20 ans ou moins, ce qui nous a amené à tenir compte
simultanément des résultats de ces deux approches, notamment les résultats des POT's avec un
seuil de Hs = 4,3 m et un intervalle d'indépendance de 48 h.
