4 ème partie
Réponse morphologique, Cinématique du trait de côte et Seuillage des tempêtes
149
4.4. Discussions et conclusions
Les résultats de l'analyse diachronique de la cinématique du trait de côte témoignent en effet
de la dynamique des différents secteurs, fluctuant d'une période à l'autre tout en précisant que
les facteurs qui régissent cette fluctuation semblent être variables entre naturels et anthropiques.
Le bilan sédimentaire de notre zone d'étude a été fortement influencé par l'intervention
humaine sur les zones côtières et les secteurs adjacents. Si la mise en place d'infrastructures de
protection du littoral (brise-lames, épis ... etc.) a favorisé une accrétion, la mise en place de
l'endiguement de l'oued el Harrach et en particulier la construction du barrage d'el Hamiz ont
provoqué un déficit sédimentaire manifeste.
L'influence de l'extraction abusive du sable des plages sur l'analyse diachronique de la
cinématique du littoral n'a pas été étudiée car aucune information pertinente et fiable n'a été
recueillie, et à la lumière des témoignages de nombreux riverains, nous pouvons affirmer que
lesdites plages n'ont pas été épargnées par ce phénomène anthropique destructif.
L'expansion de l'urbanisation et l'exode rural à travers de multiples épisodes (surtout après
1980), n'ont fait qu'aggraver la situation érosive en rendant la zone plus vulnérable (Rabehi et
al., 2016) puisqu'ils ont occupé les dunes côtières présentant le réservoir sédimentaire naturel
essentiel qui alimente les plages particulièrement lors des périodes hivernales tempétueuses
d'une part et d'autre part en obligeant les autorités locales à intervenir lourdement afin de
protéger les biens et les installations côtières. En 2020, (Otmani et al., 2020) ont estimé une
perte de surface dunaire d'environ 265 ha au niveau de la zone d'étude au cours des 60 dernières
années.
De même, et parmi les éléments scientifiques pouvant justifier les causes de l'érosion marine,
nous pouvons citer la sur-fréquentation des plages, notamment durant la période estivale et
l’existence des réseaux d'assainissement au niveau d’Alger plage, Bateau cassé ... etc.
Par ailleurs, il ne faut pas se fier uniquement à la contribution positive et à l'efficacité de la
performance des ouvrages de protection, notamment des ouvrages transversaux, du moment
que l'on peut presque certainement s'attendre à une érosion en aval du transport dominant.
La configuration morphologique et l'orientation des plages sont parfois très favorables à
l'érosion puisqu'elles font face aux attaques des agents hydrodynamiques frontaux, en
particulier aux vagues de secteur NNE pour Mazela plage et aux vagues de secteur ONO d'Alger
plage, Stamboul et Bateau cassé.
Dans le même contexte, les deux plages de Tamentfoust-Est et de la Verte rive semblent être
les plus épargnées par les phénomènes érosifs, puisqu'elles ont eu un bilan sédimentaire
excédentaire durant toutes les périodes examinées. L'accrétion marquée au niveau de la plage
de Tamentfoust-Est due au fait qu'elle est située à l'ombre du cap Matifou (et du port de
Tamentfoust), ce qui rend cette zone très abritée des effets destructeurs des vagues énergétiques.
Tandis que le bilan sédimentaire positif de la plage de la Verte rive pourrait être imputable à la
situation géographique particulière de cette zone étant située aussi loin que possible des deux
oueds qui alimentent les plages de la baie d'Alger, ce qui permet la restitution du transport
sédimentaire longitudinal.
Réponse morphologique, Cinématique du trait de côte et Seuillage des tempêtes
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4.4. Discussions et conclusions
Les résultats de l'analyse diachronique de la cinématique du trait de côte témoignent en effet
de la dynamique des différents secteurs, fluctuant d'une période à l'autre tout en précisant que
les facteurs qui régissent cette fluctuation semblent être variables entre naturels et anthropiques.
Le bilan sédimentaire de notre zone d'étude a été fortement influencé par l'intervention
humaine sur les zones côtières et les secteurs adjacents. Si la mise en place d'infrastructures de
protection du littoral (brise-lames, épis ... etc.) a favorisé une accrétion, la mise en place de
l'endiguement de l'oued el Harrach et en particulier la construction du barrage d'el Hamiz ont
provoqué un déficit sédimentaire manifeste.
L'influence de l'extraction abusive du sable des plages sur l'analyse diachronique de la
cinématique du littoral n'a pas été étudiée car aucune information pertinente et fiable n'a été
recueillie, et à la lumière des témoignages de nombreux riverains, nous pouvons affirmer que
lesdites plages n'ont pas été épargnées par ce phénomène anthropique destructif.
L'expansion de l'urbanisation et l'exode rural à travers de multiples épisodes (surtout après
1980), n'ont fait qu'aggraver la situation érosive en rendant la zone plus vulnérable (Rabehi et
al., 2016) puisqu'ils ont occupé les dunes côtières présentant le réservoir sédimentaire naturel
essentiel qui alimente les plages particulièrement lors des périodes hivernales tempétueuses
d'une part et d'autre part en obligeant les autorités locales à intervenir lourdement afin de
protéger les biens et les installations côtières. En 2020, (Otmani et al., 2020) ont estimé une
perte de surface dunaire d'environ 265 ha au niveau de la zone d'étude au cours des 60 dernières
années.
De même, et parmi les éléments scientifiques pouvant justifier les causes de l'érosion marine,
nous pouvons citer la sur-fréquentation des plages, notamment durant la période estivale et
l’existence des réseaux d'assainissement au niveau d’Alger plage, Bateau cassé ... etc.
Par ailleurs, il ne faut pas se fier uniquement à la contribution positive et à l'efficacité de la
performance des ouvrages de protection, notamment des ouvrages transversaux, du moment
que l'on peut presque certainement s'attendre à une érosion en aval du transport dominant.
La configuration morphologique et l'orientation des plages sont parfois très favorables à
l'érosion puisqu'elles font face aux attaques des agents hydrodynamiques frontaux, en
particulier aux vagues de secteur NNE pour Mazela plage et aux vagues de secteur ONO d'Alger
plage, Stamboul et Bateau cassé.
Dans le même contexte, les deux plages de Tamentfoust-Est et de la Verte rive semblent être
les plus épargnées par les phénomènes érosifs, puisqu'elles ont eu un bilan sédimentaire
excédentaire durant toutes les périodes examinées. L'accrétion marquée au niveau de la plage
de Tamentfoust-Est due au fait qu'elle est située à l'ombre du cap Matifou (et du port de
Tamentfoust), ce qui rend cette zone très abritée des effets destructeurs des vagues énergétiques.
Tandis que le bilan sédimentaire positif de la plage de la Verte rive pourrait être imputable à la
situation géographique particulière de cette zone étant située aussi loin que possible des deux
oueds qui alimentent les plages de la baie d'Alger, ce qui permet la restitution du transport
sédimentaire longitudinal.
