3 ème partie
Compréhension du fonctionnement hydro-sédimentaire de la baie d’Alger
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3.11. Transport sédimentaire
Tout d'abord, on va utiliser le module ST pour la détermination de la résultante de transport
sédimentaire total (suspension + charriage) moyenné en profondeur.
3.11.1.
Configuration des conditions aux limites
La configuration de ce présent module nécessite une préparation préalable d’une table
sédimentaire qui comprend toutes les combinaisons possibles entre les paramètres qui sont
impliqués dans les processus côtiers.
Le type de modèle "wave and current" a été choisi comme modèle de définition afin de
pouvoir établir des calculs de transport de sédiments basés conjointement sur les vagues et les
courants.
La carte sédimentologique de la baie d’Alger réalisée à partir des prélèvements sur site
(Figure III.13) a été intégrée dans le modèle afin de fournir les informations nécessaires sur les
propriétés des sédiments de la zone d’étude.
3.11.2.
Description et interprétation des résultats
Hormis les scénarios relatifs aux événements de Hs, 50%, Hs, 75% et Hs, 95%, la dynamique
sédimentaire sur les plages de la baie d’Alger reflète l'intense activité hydrodynamique observée
notamment pendant les évènements tempétueux puisque le taux de transport sédimentaire
devient de plus en plus important à mesure que l'intensité du courant augmente.
De manière générale, le taux de transport sédimentaire reflète la réponse des sédiments
marins face à la vitesse orbitale des particules et au courant marin qui les transporte. Sur cette
base, la direction du transport sédimentaire dominant suit majoritairement la direction du
courant qui le transporte (voir la partie précédente 3.9), sauf dans le cas d’un courant de dérive
de très faible intensité qui ne peuvent générer le plus souvent un transport sédimentaire
longitudinal remarquable.
Comme pour les résultats de la modélisation numérique de l’hydrodynamique côtière, et face
aux évènements de NNE, la plage de Tamentfoust-Est (fortement protégée par le cap Matifou)
fait état du plus faible taux de transport sédimentaire en restant inférieur à 10
-6 m
3 /s/m pour
Hs, 50%. Dans le même contexte, mais à moindre degré, les plages protégées par des ouvrages de
protection côtière (épis, brise-lames et autres) ont également enregistré un faible taux de
transport sédimentaire notamment pour Alger plage, Sirène II et Mazela. En guise d'exemple,
on note un taux de transport sédimentaire (à 0,75 m de profondeur) qui ne dépasse pas
9.10
-6 m
3 /s/m pour une houle annuelle au niveau d'Alger plage (Tableau III.13).
Pour ce qui est des houles moyennes Hs, 50% et Hs, 75%, qui ont un rôle relativement constructif,
et à l'exception de la plage de Sirène II et de Mazela, le taux de transport sédimentaire généré
par une houle de secteur ONO (Figure III.18) est largement supérieur à celui qui est généré par
une houle NNE (Figure III.19), ce qui pourrait très probablement être dû à la présence du cap
Matifou qui abrite la partie orientale de la baie d'Alger. À 01 m de profondeur et au niveau de
la plage Verte rive une houle (Hs, 75%) de secteur ONO a généré un taux de 1,1.10
-4 m
3 /s/m,
contre 5,2.10
-5 m
3 /s/m pour l’autre secteur.
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