3 ème partie
Compréhension du fonctionnement hydro-sédimentaire de la baie d’Alger
119
On peut également observer que pour les mêmes valeurs de Hs, les vitesses des courants
côtiers (quelle que soit l'origine de la houle génératrice) n'étaient pas assez homogènes sur
toutes les plages. A titre indicatif, une houle biannuelle de secteur ONO a généré un courant de
dérive à 01 m de profondeur de l'ordre de 0.35 et 0.4 m/s au niveau d'Alger plage et Bateau
cassé, respectivement, Alors que pour les mêmes dites conditions nous avons enregistré une
vitesse de courant qui ne dépasse pas les 0.082 m/s pour la plage de Frégate (Tableau III.12).
L'activité hydrodynamique était nettement plus intense pour les courants de dérive générés
par une houle de secteur ONO (Figure III.16) par rapport à ceux générés par une houle de
secteur NNE (Figure III.17) au niveau des plages de Tamentfoust-Est, Ondines Nord et Sirène
II (toutes profondeurs confondues). Sur le reste des plages nous constatons une dispersion
flagrante des valeurs de la vitesse du courant littoral (sur l’ensemble la zone d’étude) est qui
pourrait être due à la non-linéarité du phénomène de génération du courant littoral (en
particulier le courant de dérive).
Des simulations supplémentaires ont été effectuées pour étudier l'influence des courants de
marée sur l'hydrodynamique côtière (voir Figure 12 dans (Dahmani et al., 2021)), révélant ainsi
qu'en raison des très faibles valeurs des vitesses de courant de marée observées, ceux-ci
semblent avoir une importance mineure dans le contexte des processus hydrodynamiques
côtiers dans la zone d'étude.
Un énorme courant giratoire est apparu dans la partie orientale de la baie, généré précisément
par les houles relativement énergiques (Hs > Hs, 95 %) du secteur ONO ayant une vitesse
importante qui pouvait atteindre dans son ensemble 01 m/s. Sa capacité de transporter les
sédiments marins était - numériquement - notable (Figure III.18) puisqu'un taux de transport de
0.003 m
3 /s/m a été enregistré sous forçage des houles quinquennales.
De ce point de vue, à défaut que des enquêtes de terrain puissent valider ces résultats
(existence ou pas de formes morphologiques particulières dans la direction de ce courant
tourbillonnaire), ces explications demeurent des hypothèses.
Compréhension du fonctionnement hydro-sédimentaire de la baie d’Alger
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On peut également observer que pour les mêmes valeurs de Hs, les vitesses des courants
côtiers (quelle que soit l'origine de la houle génératrice) n'étaient pas assez homogènes sur
toutes les plages. A titre indicatif, une houle biannuelle de secteur ONO a généré un courant de
dérive à 01 m de profondeur de l'ordre de 0.35 et 0.4 m/s au niveau d'Alger plage et Bateau
cassé, respectivement, Alors que pour les mêmes dites conditions nous avons enregistré une
vitesse de courant qui ne dépasse pas les 0.082 m/s pour la plage de Frégate (Tableau III.12).
L'activité hydrodynamique était nettement plus intense pour les courants de dérive générés
par une houle de secteur ONO (Figure III.16) par rapport à ceux générés par une houle de
secteur NNE (Figure III.17) au niveau des plages de Tamentfoust-Est, Ondines Nord et Sirène
II (toutes profondeurs confondues). Sur le reste des plages nous constatons une dispersion
flagrante des valeurs de la vitesse du courant littoral (sur l’ensemble la zone d’étude) est qui
pourrait être due à la non-linéarité du phénomène de génération du courant littoral (en
particulier le courant de dérive).
Des simulations supplémentaires ont été effectuées pour étudier l'influence des courants de
marée sur l'hydrodynamique côtière (voir Figure 12 dans (Dahmani et al., 2021)), révélant ainsi
qu'en raison des très faibles valeurs des vitesses de courant de marée observées, ceux-ci
semblent avoir une importance mineure dans le contexte des processus hydrodynamiques
côtiers dans la zone d'étude.
Un énorme courant giratoire est apparu dans la partie orientale de la baie, généré précisément
par les houles relativement énergiques (Hs > Hs, 95 %) du secteur ONO ayant une vitesse
importante qui pouvait atteindre dans son ensemble 01 m/s. Sa capacité de transporter les
sédiments marins était - numériquement - notable (Figure III.18) puisqu'un taux de transport de
0.003 m
3 /s/m a été enregistré sous forçage des houles quinquennales.
De ce point de vue, à défaut que des enquêtes de terrain puissent valider ces résultats
(existence ou pas de formes morphologiques particulières dans la direction de ce courant
tourbillonnaire), ces explications demeurent des hypothèses.
