3 ème partie
Compréhension du fonctionnement hydro-sédimentaire de la baie d’Alger
118
3.10. Hydrodynamique côtière
Le forçage de module HD va permettre de calculer les courants résultants moyenné en
profondeur en termes de magnitude (intensité) et direction dominante sur chacune des
configurations considérées.
3.10.1.
Configuration des conditions aux limites
Les paramètres nécessaires introduits dans le modèle sont les suivants : drying, flooding and
wetting depth ont été prises par défaut avec les valeurs correspondantes de 0,005 m, 0,05 m et
0,1 m respectivement, le type de densité est barotrope, les valeurs de viscosité tourbillonnaire
sont constantes et sont égales à 0,28 (le coefficient obtenu à partir de la formulation de
Smagorinsky). La résistance du fond marin définie par le nombre de Manning est égale à
32 m
(1/3)/S , la friction du vent est considérée comme variable avec sa vitesse avec une
interpolation linéaire entre les 02 valeurs de friction 0,001255 et 0,002425.
Lors des études hydrodynamiques approfondies, la contribution des marées ne peut en aucun
cas être négligée, même en environnement micro-tidal. A cet effet, toutes les données relatives
aux ondes de marée mentionnées dans la section 1.13.4 ont été intégrées dans le modèle.
Dans les conditions initiales nous avons considéré une élévation de surface de + 0.34 m,
représentant la différence entre le zéro hydrographique ‘ZH’ et le nivellement général Algérien
‘NGA’. En ce qui concerne les conditions aux limites, les flux spécifiés ont été forcés à zéro le
long des trois limites ouvertes de notre modèle (la quatrième limite est prise telle quelle, donc
comme une limite fermée) et les variations du niveau d'eau à travers les limites seront estimées
pendant la simulation.
3.10.2.
Description et interprétation des résultats
L'influence de Hs sur l'évolution de l'intensité du courant littoral est tout à fait évidente,
puisqu'une augmentation de la vitesse du courant littoral est notée au fur et à mesure que Hs
évolue.
D’une manier générale, la direction du courant littoral (courant de dérive) généré par les
houles de secteur ONO (Figure III.16) était clairement orientée d'Ouest vers l'Est (plus
précisément du Sud-Ouest au Nord-Est si l'on tient compte de la configuration morphologique
la zone d’étude). Alors que la direction du courant littoral généré par les houles de NNE a
complètement basculé et s'oriente d'Est vers l'Ouest (Figure III.17).
Une particularité a été notée au niveau des plages de Tamentfoust-Est, Ondines Nord,
Ondines Sud, Alger plage, Frégate et Stamboul, où les 02 secteurs de la houle (ONO et NNE)
ont généré un courant littoral ayant la même direction en étant orienté d'Est en Ouest (plus
précisément du Nord-Est au Sud-Ouest compte tenu de la configuration morphologique de la
zone d’étude) mais certainement pas à la même vitesse. Ainsi, sur Ondines Nord et à une
profondeur de 0.5 m, la vitesse du courant littoral générée par une houle de secteur ONO (Hs
75%) était de 0.189 m/s contre 0.053 m/s pour celui généré par une houle de secteur NNE.
Précédent

Evolution morpho-dynamique de la baie d’Alger: observation et modélisation hydrodynamique et sédimentaire - 139/232

Suivant