3 ème partie
Compréhension du fonctionnement hydro-sédimentaire de la baie d’Alger
109
3.8. Validation du model numérique « MIKE 21/3 FM »
Pour s’affranchir de l’évolution de la vitesse du courant marin et du taux de transport
sédimentaire dans la phase de validation des mesures (section 2.9), plusieurs mesures et
analyses harmoniques ont été réalisées sur différentes périodes (Tableau II.2 et Tableau II.3).
Il convient de préciser que les campagnes de validation ont toutes été effectuées dans une
période relativement calme (entre le mois mai et le mois d’octobre) avec un climat de vague
faiblement énergétique (ce qui correspond à un état de la mer peu à très peu agité).
3.8.1. Les données de terrain vs les résultats de module HD
D’une manière générale, les valeurs de la vitesse du courant côtier indiquent un bon accord
entre les valeurs mesurées sur site et les résultats modélisés (RMSE = 0,08 à 0,0568 m/s,
R = 0,361 à 0.9 et R
2 = 0,13 à 0.81). Précisons que le modèle numérique ne reproduit que les
courants générés par la houle moyennés sur la profondeur, alors qu'en réalité les courants marins
résultent de l'effet combiné de multiples paramètres météo-marins voire même astronomiques,
ainsi que leur distribution verticale dans la colonne d'eau est loin d'être homogène pour les
moyenniser en profondeur.
Quant aux plages Tamentfoust-Est (R = 0.361 et R
2 = 0.13) et Mazela plage (R = 0.433 et R
2
= 0.18), les résultats de validation n’ont pas été satisfaisants et dans une moindre mesure le cas
d’Alger plage (R = 0.5 et R
2 = 0.25). L'explication qui pourrait être raisonnable dans le cas de
ces 03 plages est que celles-ci sont situées au voisinage immédiat des ports maritimes ce qui
rend celles-ci plus abritées que le reste des plages de la baie d'Alger, par conséquent, la
prédiction numérique d'un éventuel courant est soumise à des contraintes supplémentaires par
rapport aux plages totalement exposées avec des frontières ouvertes. Ce déphasage est certes
important, mais n’ayant qu’une seule compagne de mesure du courant marin à cette période, il
est difficile d’invalider le modèle sur seulement une compagne d’observation.
Tableau III.8 : Mesures statistiques relatives à la vitesse du courant entre les données
observées et les résultats des modèles intégrés MIKE 21/3 FM.
Plages
d50
(en mm)
Root Mean
Square Error
(RMSE) (m/s)
Coefficient de
correlation
(R) (-)
Coefficient de
determination
(R 2 ) (-)
Tamentfoust-Est
0.26
0,0641
0,361
0,13
Ondines Nord
0.3
0,0568
0,866
0,75
Ondines Sud
0.37 (NO)
1.86 (SE)
0,0801
0,755
0.57
Alger plage
1.77
0,0858
0.5
0.25
La Frégate
0.55
0,0888
0.654
0.42
Stamboul
1.91
0,0797
0.9
0.81
Bateau cassé
1.95
0,0896
0.665
0.44
Mazela
0.26
0,104
0,433
0,18
Précédent

Evolution morpho-dynamique de la baie d’Alger: observation et modélisation hydrodynamique et sédimentaire - 130/232

Suivant