Chapitre 3 ETUDE SEDIMENTOLOGIQUE
3.3.1 CREATION DE LA BASE DE DONNEES
3.3.2 Préparation des échantillons pour la minéralogie totale
Le protocole d’analyse minéralogique a été mené de la manière suivante : Afin de
respecter les conditions naturelles d’observation, les analyses références ont été réalisées
sur des échantillons bruts dits de “roches totales”. Tous les échantillons subissent au
préalable une succession de préparations :
Pour la minéralogie totale du sédiment, on prend 1 à 2 g de l’échantillon brut, broyé
manuellement au mortier en agate. Après le tamisage 250 microns, une étape d’homogénéisation visant à dé floculer les sédiments dont la fraction totale de ces derniers est dispersée par agitation mécanique, ensuite l’échantillon est monté sur un porte échantillon,
compacté régulièrement et délicatement afin de limiter toute orientation préférentielle
des minéraux (méthode de [149]). Les échantillons préparés en séries de 10, passent au
diffractomètre (Panalytical). La procédure « poudre avec rotation » est la plus adaptée
pour une analyse entre 2 et 60° (2θ). L’acquisition du spectre de diffraction X est obtenue
par interface numérique (logiciel Panalytical). L’interprétation des spectres a été effectuée
sur le logiciel de traitement (HighScore plus), pour identifier les phases minéralogiques
existantes.
3.3.3 Conditions d’analyses
En diffractométrie des rayons X, les conditions d’analyses sont intimement associées
aux modes de préparation des échantillons. Nous rappelons que la méthode des poudres
a été préconisée pour analyser la fraction totale. Chaque diffractogramme a fait l’objet
d’une analyse qualitative et d’une analyse semi-quantitative.
En effet, sachant que les pics du spectre correspondent aux différents rayons diffractés
en fonction du rayon incident, il est donc possible d’identifier chaque minéral qui compose
le cortège minéralogique du sédiment. Les positions des pics signent l’espèce minérale,
tandis que la forme des pics renseigne sur l’état de cristallisation du matériel.
L’évaluation semi-quantitative est de ±5 %. Les pourcentages de chaque minéral sont
évalués par analyse quantitative des pics des diffractogrammes. Le but de l’analyse quantitative est de traduire l’abondance relative d’un minéral par rapport aux autres minéraux
qui composent l’assemblage minéralogique [150]. La méthode préconisée consiste à mesurer les hauteurs des réflexions basales des différents minéraux à déterminer. La somme
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