Chapitre V
Modélisation de la dynamique côtière du littoral de la baie de Zemmouri
113
Les forçages hydrodynamiques ont permis de structurer les formations superficielles du
littoral centre algérois. Le transit littoral des sédiments dépend, pour une grande part, des
directions et de l’obliquité des houles par rapport au rivage.
6.4.1 Résultats du modèle Mike 21ST :
Les transports des sédiments calculés dans la zone d’étude adoptent des unités de m
3 /s/m sous
l’effet des vagues, des courants de dérive, de retours et des vents d’Est. L’interprétation de ces
transports est basée sur le changement de l’intensité du transport d’une maille à l’autre. Par
exemple, une diminution des vecteurs de transport d’une maille à l’autre indique une zone de
convergence ou de dépôt potentiel des sédiments à cet endroit alors qu’une augmentation des
vecteurs adjacents indique une divergence ou un potentiel d’érosion à cet endroit.
De façon générale dans la baie de Zemmouri, une tendance de dérive littorale de l’Est vers
l’Ouest semble persister pour les houles de 45°N et Ouest vers Est pour les houles de 315°N,
par contre les houles en provenance de 360°N engendrent des transports sédimentaires qui
convergent vers les deux directions selon la morphologie de zone au voisinage de la cote.
Les courants modélisés dans la plage Nord semble favoriser un transport sédimentaire vers
l’épi Nord pour les trois climats de houle (45, 360 et 315°N). En effet les houles en
provenance du Nord-Est engendrent un courant littoral Nord-Sud qui entraine les sables vers
le sud qui favorise l’accumulation des sables et la formation d’une plage large et cela
confirme l’avancée de la ligne de cote calculée par le modèle DSAS (évolution de trait cote).
Lorsque les houles sont de fortes amplitudes (>1.3m) ce courant contourne l’épi Nord et par
conséquent forme un vortex en aval de l’ouvrage et revient vers celui-ci en entrainant les
sables vers le Nord.
Par contre, les houles en provenance de l’ouest génèrent un courant Sud-Nord qui entraine les
sables vers le nord, ce courant contourne l’épi Nord et forme derrière celui-ci un vortex qui
revient vers l’ouvrage, en entraînant les sables vers le Sud malgré un régime de houle Ouest.
On constate également que le transport le dans cette portion épis et jetée du port est faible
avec un taux de +16. 10
-6 et +20. 10
-6 m
3 /s /m soit +498 et +622 m
3 /an /m.
Sur la plage de Cap Djinet, à l’ombre du port, le transport s’effectue vers l’Ouest à cause
d’une recirculation des courants engendrés par la houle du secteur Est, avec un taux +26. 10
-6
et +36. 10
-6 m
3
/s /m soit +808 et +1129 m
3 /an /m.
Les résultats du transport sédimentaire sur la zone allant de station électrique de Cap Djinet au
Port de Zemmouri sont qualitativement conformes à l’analyse des écoulements menée
précédemment et confirment la dérive littorale parallèle à la côte sur cette zone.
L’intensité de la dérive augmente entre l’Est et l’Ouest ce qui aurait tendance à favoriser un
déplacement de sable de -1120 et - 1368 m
3 /an /m, mais que dans le même temps les houles
de Ouest engendrent un transport en direction Est de 345 m
3 /an /m moins important que celui
engendree par la houle de direction Est et Nord, au voisinage du port de Zemmouri et des
ouvrages de protection un transit sédimentaire dirigé vers le large d’un débit de 1120
m
3 /an /m . Le bilan sédimentaire est donc complexe, et résulte de la contribution de chaque
houle. Cette perte de sédiment vers le large favorise l’érosion de cette zone et un recul
important du trait de côte qui confirme les résultats du modèle DSAS (un bilan surfacique
négatif).
Modélisation de la dynamique côtière du littoral de la baie de Zemmouri
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Les forçages hydrodynamiques ont permis de structurer les formations superficielles du
littoral centre algérois. Le transit littoral des sédiments dépend, pour une grande part, des
directions et de l’obliquité des houles par rapport au rivage.
6.4.1 Résultats du modèle Mike 21ST :
Les transports des sédiments calculés dans la zone d’étude adoptent des unités de m
3 /s/m sous
l’effet des vagues, des courants de dérive, de retours et des vents d’Est. L’interprétation de ces
transports est basée sur le changement de l’intensité du transport d’une maille à l’autre. Par
exemple, une diminution des vecteurs de transport d’une maille à l’autre indique une zone de
convergence ou de dépôt potentiel des sédiments à cet endroit alors qu’une augmentation des
vecteurs adjacents indique une divergence ou un potentiel d’érosion à cet endroit.
De façon générale dans la baie de Zemmouri, une tendance de dérive littorale de l’Est vers
l’Ouest semble persister pour les houles de 45°N et Ouest vers Est pour les houles de 315°N,
par contre les houles en provenance de 360°N engendrent des transports sédimentaires qui
convergent vers les deux directions selon la morphologie de zone au voisinage de la cote.
Les courants modélisés dans la plage Nord semble favoriser un transport sédimentaire vers
l’épi Nord pour les trois climats de houle (45, 360 et 315°N). En effet les houles en
provenance du Nord-Est engendrent un courant littoral Nord-Sud qui entraine les sables vers
le sud qui favorise l’accumulation des sables et la formation d’une plage large et cela
confirme l’avancée de la ligne de cote calculée par le modèle DSAS (évolution de trait cote).
Lorsque les houles sont de fortes amplitudes (>1.3m) ce courant contourne l’épi Nord et par
conséquent forme un vortex en aval de l’ouvrage et revient vers celui-ci en entrainant les
sables vers le Nord.
Par contre, les houles en provenance de l’ouest génèrent un courant Sud-Nord qui entraine les
sables vers le nord, ce courant contourne l’épi Nord et forme derrière celui-ci un vortex qui
revient vers l’ouvrage, en entraînant les sables vers le Sud malgré un régime de houle Ouest.
On constate également que le transport le dans cette portion épis et jetée du port est faible
avec un taux de +16. 10
-6 et +20. 10
-6 m
3 /s /m soit +498 et +622 m
3 /an /m.
Sur la plage de Cap Djinet, à l’ombre du port, le transport s’effectue vers l’Ouest à cause
d’une recirculation des courants engendrés par la houle du secteur Est, avec un taux +26. 10
-6
et +36. 10
-6 m
3
/s /m soit +808 et +1129 m
3 /an /m.
Les résultats du transport sédimentaire sur la zone allant de station électrique de Cap Djinet au
Port de Zemmouri sont qualitativement conformes à l’analyse des écoulements menée
précédemment et confirment la dérive littorale parallèle à la côte sur cette zone.
L’intensité de la dérive augmente entre l’Est et l’Ouest ce qui aurait tendance à favoriser un
déplacement de sable de -1120 et - 1368 m
3 /an /m, mais que dans le même temps les houles
de Ouest engendrent un transport en direction Est de 345 m
3 /an /m moins important que celui
engendree par la houle de direction Est et Nord, au voisinage du port de Zemmouri et des
ouvrages de protection un transit sédimentaire dirigé vers le large d’un débit de 1120
m
3 /an /m . Le bilan sédimentaire est donc complexe, et résulte de la contribution de chaque
houle. Cette perte de sédiment vers le large favorise l’érosion de cette zone et un recul
important du trait de côte qui confirme les résultats du modèle DSAS (un bilan surfacique
négatif).
