Généralités
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bicarbonates et provoque ainsi une diminution de pH. Inversement, une diminution de CO2
entraîne une augmentation de pH et donc un déplacement de l'équilibre en faveur des
carbonates (Hassoun, 2014).
Le pH mesure l'activité des protons en solution (Roy-Barman and Jeandel, 2011) :
pH = - log (H3O
+ )
Le pH de la solution est défini selon la méthode opérationnelle qui sert à le mesurer. Il est
déterminé à partir de la mesure de deux forces électromotrices (E), par rapport à une électrode
de référence dans une cellule, dans laquelle la première mesure X se fait dans une solution
standard S (donc de pH connu), puis dans la solution à tester (l'échantillon de mer). Le pH de
la solution inconnue X est lié au pH de la solution standard S, par l'expression (Dickson,
1993):
pHx = pHs – (Ex – Es) / (RTln (10)/F)
Le pH mesuré dépend des solutions étalons de référence choisie pour le définir. Selon (Bates,
1973 ; (Millero, 1986) l’échelle NBS (National Bureau of Standard) est utilisée pour la chimie
des solutions aqueuses diluées dans l’eau douce, mais n’est pas recommandée pour les
mesures dans l’eau de mer. Basée sur des tampons de faible force ionique (tampons NBS) et
de composition éloignée du milieu marin, elle engendre des différences entre les potentiels de
jonction liquide pour l’eau de mer et pour les tampons (Dickson, 1984) .
Dans l’eau de mer est une solution de forte force ionique, les nombreuses interactions
ioniques rendent difficile l’utilisation de ces principes. En effet, L’échelle de l’eau de mer
("SWS, Sea Water Scale" (Dickson and Millero, 1987) est utilisé ; elle considère, en plus des
protons libres, les protons associés aux sulfates et aux fluorures présents dans le milieu tel que
:
pH SW S = -log [H+] SW S = -log ([H+]F + [HSO− 4 ] + [HF−])
1.1.3.2 Alcalinité totale (AT) :
L'alcalinité totale est utilisée depuis longtemps pour évaluer le pouvoir tampon des
systèmes aquatiques (Hunt et al., 2011) ,elle a été définie par Dickson (1981) comme ” le
nombre de moles d’ions hydrogène équivalent à l’excès d’accepteurs de protons (bases
conjuguées des acides faibles avec une constante de dissociation K ≤ 10−4,5 à 25 °C et à une
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Contribution à l’étude du cycle annuel des flux air-mer en CO2 et l’évaluation de l’état de l’eutrophisation dans la baie de Bou Ismail - 20/86

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