Chapitre II : Biosurveillance du milieu marin
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M. galloprovincialis car cette espèce offre une quantité remarquable de la chaire, et leur cycle
élevage ne dure pas longtemps pour atteindre la taille commerciale.
La moule Perna perna est largement distribuée en Méditerranée (côtes de l’Afrique du Nord ;
de Gibraltar au golfe de Tunis) et dans les régions tropicales et subtropicales de l’océan
Atlantique (Siddall, 1980).Les coquilles peuvent servir comme un milieu de vie de plusieurs
espèces végétales (différents groupes d’algue) et animales (organismes fixés de différentes
tailles) qui vont sans aucun doute induire des changements perceptibles en termes de l’état
physiologique de l’individu(poids, volume filtré, la croissance...etc.).
II.12 Pathologies
Les moules filtrent des volumes considérables d’eau de mer, par conséquent, un fort risque de
retenir, en plus les contaminants chimiques, les agents infectieux incluant des bactéries, des
protozoaires et des virus.
Divers organismes pathogènes ont été associés avec les espèces de mytilidés particulièrement
dans un contexte de mortalités. Le copépode parasite Mytilicola intestinalis a causé
d’importantes pertes dans la production mytilicole (Ben cheikh, 2017). Polydora ciliataa
également engendré de fortes mortalités, cet annélide polychète se fixe sur les moulières de
larves en quantités importantes formant une « couverture » qui gêne l'alimentation des
mollusques (Ropert et Olivési, 2002). De même, les microorganismes y compris les virus, ont
été décrits comme agents infectieux des moules causant des effets perturbant les fonctions
biologiques et peuvent même conduire à la mort des individus.
L’homme, consommateur de la chair de ces filtreurs se trouve soumis à un risque sanitaire
potentiel. A cet effet, un grand soin doit être pris avant de les consommer, et suffisamment
d’informations sont nécessaires sur l’état environnemental des sites où elles sont prises.
II.13 Seuils limites des contaminants dans les moules
Dans le cadre de la protection de la santé des consommateurs, le législateur algérien, à travers
l’arrêté interministériel du 30 Moharram 1432 correspondant au 5 janvier 2011 a défini les
seuils maximaux de la présence des contaminants chimiques, microbiologiques et
toxicologiques dans les différents produits de pêche et d’aquaculture, y compris la moule.
L’arrêté du 30 Moharram 1432 a apporté des nouveautés par rapport à celui de 3 Safar 1418
correspondant au 8 juin 1997 en matière des teneurs en cadmium et plomb où les limites
maximales ont été réduites à 1 et 1.5mg/kg, respectivement, alors qu’elles étaient 2mg/kg. De
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Impact de la pollution sur quelques espèces sédentaires marines - 57/181

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