Chapitre II : Biosurveillance du milieu marin
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II Biosurveillance de l’environnement marin
Dans le passé, le diagnostic de l’état environnemental des milieux marins s’est effectué par
des analyses chimiques de plusieurs contaminants présents dans les trois compartiments de
l’écosystème à savoir l’air, eau et le sédiment. Cependant, les informations recueillies par ces
études ne sont pas suffisantes pour évaluer les risques d’expositions et les effets qui vont
apparaitre à court et/ou à long terme sur l’ensemble des organismes vivants peuplant les milieux
contaminés. Pour remédier à ces insuffisances, à partir des années 1970 (Yap et Syazwan,
2022), les études de qualification de niveau de santé des milieux marins incluent l’utilisation
de quelques espèces animales et végétales dans le travail de monitoring, c’est la biosurveillance.
Elle fournit de précieux résultats sur la fraction biodisponible des polluants présents dans
l’environnement et effectivement incorporés (bioaccumulés) dans les tissus biologiques.
Ainsi, diverses espèces appartenant aux différents groupes taxonomiques ont été utilisées
comme bioindicatrices tels que les mollusques, tortues, poissons, éponges, macro algues et
herbiers marins. En effet, certains critères sont indispensables chez ces espèces pour les
considérer comme espèces sentinelles, capables de refléter précocement un changement de la
qualité de l’écosystème dans lequel elles vivent. L’UNEP (1993) a fixé les critères suivants :
• Présenter une corrélation entre la teneur du polluant et la concentration moyenne dans
le biotope (eau, sédiments) ou dans l’alimentation ;
• Être capable d’accumuler le polluant sans être affectée et perturbée par les niveaux des
polluants présents dans l’environnement ;
• Être sédentaire, en représentant le site géographique où elle a été prélevée ;
• Être abondante et avoir une distribution géographique étendue dans l’ensemble de la
zone étudiée afin de faire des comparaisons entre les zones ;
• L’espèce vit suffisamment longtemps pour pouvoir échantillonnée plusieurs classes
d'âge ;
• Être de taille suffisante pour fournir des tissues en quantité suffisante pour les analyses ;
• Être facile à échantillonner et suffisamment résistante pour être utilisée dans des
expériences en laboratoire ;
• L’espèce présente des facteurs élevés de bioaccumulation, pour permettre une analyse
sans préconcentration.
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II Biosurveillance de l’environnement marin
Dans le passé, le diagnostic de l’état environnemental des milieux marins s’est effectué par
des analyses chimiques de plusieurs contaminants présents dans les trois compartiments de
l’écosystème à savoir l’air, eau et le sédiment. Cependant, les informations recueillies par ces
études ne sont pas suffisantes pour évaluer les risques d’expositions et les effets qui vont
apparaitre à court et/ou à long terme sur l’ensemble des organismes vivants peuplant les milieux
contaminés. Pour remédier à ces insuffisances, à partir des années 1970 (Yap et Syazwan,
2022), les études de qualification de niveau de santé des milieux marins incluent l’utilisation
de quelques espèces animales et végétales dans le travail de monitoring, c’est la biosurveillance.
Elle fournit de précieux résultats sur la fraction biodisponible des polluants présents dans
l’environnement et effectivement incorporés (bioaccumulés) dans les tissus biologiques.
Ainsi, diverses espèces appartenant aux différents groupes taxonomiques ont été utilisées
comme bioindicatrices tels que les mollusques, tortues, poissons, éponges, macro algues et
herbiers marins. En effet, certains critères sont indispensables chez ces espèces pour les
considérer comme espèces sentinelles, capables de refléter précocement un changement de la
qualité de l’écosystème dans lequel elles vivent. L’UNEP (1993) a fixé les critères suivants :
• Présenter une corrélation entre la teneur du polluant et la concentration moyenne dans
le biotope (eau, sédiments) ou dans l’alimentation ;
• Être capable d’accumuler le polluant sans être affectée et perturbée par les niveaux des
polluants présents dans l’environnement ;
• Être sédentaire, en représentant le site géographique où elle a été prélevée ;
• Être abondante et avoir une distribution géographique étendue dans l’ensemble de la
zone étudiée afin de faire des comparaisons entre les zones ;
• L’espèce vit suffisamment longtemps pour pouvoir échantillonnée plusieurs classes
d'âge ;
• Être de taille suffisante pour fournir des tissues en quantité suffisante pour les analyses ;
• Être facile à échantillonner et suffisamment résistante pour être utilisée dans des
expériences en laboratoire ;
• L’espèce présente des facteurs élevés de bioaccumulation, pour permettre une analyse
sans préconcentration.
