Chapitre I : Les contaminants dans l’environnement marin
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Figure 8 : Mécanismes d’excrétion des métaux chez les bivalves (George, 1980).
I.5 Mécanisme de stockage des métaux
Après la capture et l’excrétion des métaux, le troisième facteur déterminant l’accumulation des
éléments traces est la séquestration des métaux absorbés dans les tissus. Plusieurs mécanismes
existent incluant les piégeages des métaux et la séquestration d’éléments dans des granules ou
dépôts insolubles qui peuvent être ou non associés à des lysosomes (Amiard-Triquet et Caurant,
1994; Phillips et Rainbow, 1994). Après passage transmembranaire, les métaux se retrouvent
dans l’hémolymphe des bivalves associés aux protéines circulantes et aux hématocytes.
Les processus d’accumulation dans les tissus sont extrêmement complexes. De nombreux
facteurs vont intervenir tels que la stabilité des liaisons du produit chimique considéré avec les
constituants sanguins, la vascularisation des organes, la structure et les propriétés des
nombreuses barrières cellulaires (parois capillaires, membranes plasmiques … etc.), la densité
et l’accessibilité des sites potentiels de fixation ou le turn-over des structures tissulaires (Maury
et Engrand, 1986).
Les métallothionéines sont des protéines solubles trouvées dans le cytosol qui ont un rôle très
important dans l’homéostasie intracellulaire des métaux (Si et Lang, 2018). Elles ont un taux
de renouvellement rapide dans les tissus et peuvent être accumulées en grandes quantités dans
les lysosomes tertiaires. Ces lysosomes sont des vésicules membranaires à temps de vie
biologique variable et sont reconnus dans les tissus sous forme de granules riches en métaux.
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