Chapitre IV : Résultats et discussions
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Comparaison nos résultats en ETM avec d’autres travaux
Les résultats du présent travail, en ce qui concerne le cadmium et le plomb, sont très comparables
à ceux enregistrés dans la région Oran-Mostaganem (Rouane Hacene, 2013). Pour le cuivre et le
zinc, les résultats de ce travail sont très élevés comparés à ceux obtenus par Rouane Hacene (2013).
Dans la région d’Annaba, les résultats de Drif (2012) en plomb, en cuivre et en zinc sont largement
inférieurs à ceux enregistrés par la présente étude. En comparant nos résultats avec ceux obtenus
par plusieurs auteurs sur les mêmes sites étudiés, on constate que pour le site de Boudouaou El
Bahri, Boubeker et Guellati (2021) ont trouvé des teneurs comparables à nos résultats concernant
le cadmium (0.24 µg/g). Quant aux métaux plomb et arsenic, elles ont enregistré des
concentrations légèrement élevées (2.14 et 14.95 µg/g, respectivement). En ce qui concerne le
nickel (1.48 µg/g), le cuivre (4.6 µg/g), le zinc (116.55) µg/g et le manganèse (8.73 µg/g), nos
résultats (présent travail) étaient plus élevés.
Pour le site du port d’Alger, Isli et Bacha (2021) ont enregistré des résultats faibles en plomb (2.11
µg/g), nickel (1.41 µg/g), zinc (165.94 µg/g) et en manganèse (5.45 µg/g). Concernant le cadmium
(0.36 µg/g) et l’arsenic (13.12 µg/g), elles ont relevé des résultats comparables à ceux de notre
étude. Pour le cuivre elles ont enregistré une concentration plus élevée (37.72 µg/g) que nos
résultats obtenus pendant les quatre saisons au port d’Alger.
Pour le site de Surcouf, Guendouzi (2019) a enregistré des teneurs faibles en plomb (1.16 µg/g),
cadmium (0.61 µg/g), nickel (1.41 µg/g), cuivre (0.88 µg/g) et en zinc (172.60 µg/g) par rapport à
nos résultats. Quant au manganèse on a trouvé des résultats comparables (9.01 µg/g).
Ces
différences de résultats en ETM révèlent l’exposition des littoraux algériens aux rejets contenant
les éléments métalliques en teneurs variables dans le temps et dans l’espace.
L’Algérie, avec un linéaire côtier très large et ressources biologiques remarquables, ne possédant
aucun réseau national qui se charge, en continu, de contrôler et surveiller la qualité sanitaire des
différents produits de mer (algues, poissons, mollusques, crustacé, etc.). De même, les produits
d’élevage tels que les moules, sont commercialisés et destinés aux consommateurs sans aucune
demande du certificat sanitaire de conformité des produits aux normes exigées. Pour cette raison,
il est indispensable de mettre en place un réseau national de surveillance et de contrôle de la qualité
sanitaire des produits de mer.
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