Chapitre IV : Résultats et discussions
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réguliers en termes de concentration en ETM et l’arsenic pendant les quatre saisons. En ce qui
concerne le cadmium, nickel et cuivre, des différences significatives dans les concentrations
saisonnières des ETM ont été observées. Au port d’Alger, aucun effet de la variation saisonnière
sur la concentration métallique dans les tissus de moules n’a été détectée pour le cadmium. En
revanche, le plomb, le manganèse, le cuivre, le nickel et l’arsenic étaient très disponibles dans les
tissus de moules en deux saisons principales : automne et hiver, indiquant de notables flux de rejets
contenant ces ETM atteignant le port d’Alger dans les saisons précitées. A propos du site de
Boudouaou El Bahri, des dissimilitudes saisonnières des teneurs en ETM dans les tissus de moules
ont été enregistrées. Il convient de noter que les teneurs en plomb, nickel et en arsenic suivent la
même allure de la variation saisonnière, elles étaient élevées en période d’été, automne et hiver.
L’instabilité des charges en ETM, au long de l’année d’échantillonnage, produites soit par
l’activité agricole ou bien par les rejets des activités industrielles de la zone la plus proche de
Boudouaou ainsi que les eaux usées domestiques locales, peut justifier la divergence saisonnière
des teneurs en ETM dans ce site.
Risque sanitaire lié à la consommation des moules
Les moules issues du port d’Alger en périodes d’hiver et d’automne étaient contaminées en plomb
selon la norme algérienne 2011 (les concentrations ont dépassées 1.5µg/g P frais). Par conséquent,
un potentiel à risque sanitaire était présent aux consommateurs. Pour réduire la toxicité de ces
produits, l’opération de d’épuration est requise avant de les consommer. Cette opération, consiste
à mettre les moules dans un bassin contenant de l’eau de mer propre pendant quelques jours (3 à
4 jours).
La norme algérienne n’inclut que les seuils limites de trois ETM toxiques tels que le mercure,
cadmium et le plomb, dans la chair totale des mollusques bivalves. L’arsenic, un élément très
toxique pour tous les organismes vivants, classé parmi les substances dangereuses par l’agence
pour le registre des substances toxiques et maladies (ATSDR, 2020). Sa limite maximale ne figure
pas dans la liste des éléments toxiques à rechercher dans la chair de moules, ce qui pourra
engendrer des potentiels de dangers sanitaires en cas de contamination. En plus, les ETM essentiels
à la vie des organismes, entre autres, le cuivre, zinc, manganèse, existent toujours à des faibles
concentrations. En forte abondance, ils peuvent occasionner des effets délétères aux moules et
leurs consommateurs. Pour cela, on suggère l’établissement des doses maximales admissibles pour
chaque élément en faisant recours à des études de toxicité réalisées in vitro.
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