Chapitre IV : Résultats et discussions
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sites sont observées. Plusieurs facteurs peuvent justifier les différences enregistrées dans les
formes de répartition des teneurs moyennes ETM dans les tissus des moules étudiés. Il y a ceux
relatifs à l’espèce de moule (physiologie, taux de filtration, excrétion et transfert des ETM entre
les tissus) et d’autres externes tels que la concentration des ETM disponible dans l’eau et dans les
aliments (phytoplancton et microorganismes), fluctuation du débit des rejets contenant les ETM.
Les éventuelles fonctions biologiques qui peuvent être perturbées significativement sont : la
filtration, la respiration, la digestion des aliments, la croissance et l’activité sexuelle. Il est très
utile d’utiliser ces tissus dans les travaux de monitoring de la qualité environnementale des milieux
marins. En revanche, dans l’ensemble, les restes de la chair et les gonades ont reflété des niveaux
faibles à modérés de l’abondance en éléments traces métalliques étudiés.
La non segmentation des tissus de la moule ne permet pas d’avoir des résultats plus exacts sur les
teneurs des ETM relevées dans les différents tissus, car en réalité tous les tissus sont liés ou
connectés entre eux, les échanges et les transferts des éléments traces métalliques entre les
différents tissus ne sont pas à ignorer.
Comparaison spatiale des teneurs en ETM
Les concentrations en éléments métalliques et l’arsenic dans les tissus de moules montrent des
différences spatiales très significatives. En effet, les moules issues du site de Figuier étaient
exposées davantage aux rejets contenant le manganèse, l’arsenic, et le nickel avec un niveau
moindre. Ce résultat suggère une surutilisation des produits phytosanitaires (pesticides) par les
agriculteurs exerçant leurs activités dans la région. Les moules provenant du site de Surcouf sont
soumises aux effluents chargés beaucoup plus en arsenic, manganèse et cuivre (en seconde
position). Différentes unités économiques dans les deux zones industrielles, de Reghaia et de
Rouiba, devraient constituer la source principale de l’introduction des ETM et de l’arsenic en ce
milieu marin. Au port d’Alger, les moules sont sujettes aux rejets très concentrés en cuivre, ensuite
en arsenic. Ce résultat peut être dû aux diverses activités qui relarguent ces éléments dans cette
enceinte, parmi lesquelles on cite l’unité de la réparation navale et d’entretien des bateaux et
l’utilisation des peintures assez spécifiques des coques (antifouling, antisalissure … etc.). Les
moules issues de Boudouaou El Bahri étaient soumises aux déversements très chargés surtout en
manganèse et en arsenic. Ce résultat peut être dû à l’utilisation surtout des produits phytosanitaires
par les agriculteurs exerçant leurs activités dans les plaines côtières de la région de Boudouaou El
Bahri. Cependant, l’origine industrielle n’est pas à ignorer, en provenance des unités de fabrication
et de maintenance se trouvant à Boudouaou.
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