Natural Catastrophe in Buffon’s Histoire Naturelle
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matières de toute espèce, placées comme au hasard & sans aucune règle
apparente; en examinant avec plus d’attention, nous voyons des montagnes
affaissées, des rochers fendus & brisez, des contrées englouties, des isles
nouvelles, des terreins submergez, des cavernes comblées; nous trouvons des
matières pesantes souvent posées sur des matières légères, des corps durs
environnez de substances molles, des choses sèches, humides, chaudes, froides,
solides, friables, toutes mêlées & dans une espèce de confusion qui ne nous présente d’autre image que celle d’un amas de débris & d’un monde en ruine.
2
In this extract Buffon takes up – while also embroidering on it – a
commonplace of the “earth science” tradition, one that was common
currency since at least Thomas Burnet’s Telluris theoria sacra of
1681. In this very successful work, Burnet opined that if the observation of sea and ocean floors, underground caverns and mountains has
anything at all to teach us, it is that our planet in no way re sembles an
“assemblage bien ajusté et charmant” (“ordinata et venusta rerum
compages”).
3 On the contrary, he claimed “Our Cities are built upon
Ruins, and our fields and Countries stand upon broken Arches and
Vaults”.
4
In France this idea had been picked up by Fontenelle, among
others. In a frequently cited passage of his Histoire de l’Académie
from 1718, he makes reference to “les ruines de la croûte extérieure”
of the globe. Moreover, he unequivocally associates these ruins with
the “grandes revolutions” visited upon the surface of the Earth. He
writes:
Des vestiges très-anciens & en très-grand nombre, d’inondations qui ont dû être
très-étendues, & la manière dont on est obligé de concevoir que les montagnes se
sont formées, prouvent assez qu’il est arrivé autrefois à la surface de la terre de
grandes révolutions. Autant qu’on en a pû creuser, on n’a presque vû que des
ruines, des débris, de vastes décombres entassez pêle-mêle, & qui par une longue
suite de siècles se sont incorporez ensemble & unis en une seule masse le plus
qu’il a été possible; s’il y a dans le globe de la terre quelque espèce
d’organisation régulière, elle est plus profonde & par conséquent nous sera
___________________________
2 Georges Louis Leclerc, comte de Buffon, “Second discours: histoire & théorie de la
terre”, in Histoire naturelle (Paris: Imprimerie royale, 1749), I, pp. 68-69.
3 Thomas Burnet, T. Burnetii telluris theoria sacra, originem et mutationes generales
orbis nostri, quas aut iam subiit, aut olim subiturus est, complectens (Amsterdam:
Wolters, 1694), p. 33.
4 Thomas Burnet, The Sacred Theory of the Earth: Containing an Account of the
Original of Earth, and of all the General Changes which it hath already undergone,
or is to undergo, till the Consummation of all Things, 6
th ed. (London: Hooke, 1726)
p. 164.
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