Anca Mitroi
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Habsbourg.”
47 However, it is unlikely that Verne sees the Romans as
enemies of the Romanians, who actually used their double origin
(Dacian and Roman) in their revolutionary political discourses. Here
is Verne’s first presentation of a Romanian Transylvania:
Tel est cet ancien pays des Daces, conquis par Trajan au premier siècle de l’ère
chrétienne. L’indépendance dont il jouissait sous Jean Zapoly et ses successeurs
jusqu’en 1699, prit fin en 1699 avec Léopold I
er
, qui l’annexa à l’Autriche. Mais,
quelle qu’ait été sa constitution politique, il est resté le commun habitat de
diverses races qui s’y coudoient sans se fusionner, les Valaques ou Roumains, les
Hongrois, les Tsiganes, les Szeklers d’origine moldave, et aussi les Saxons que le
temps et les circonstances finiront par “magyariser” au profit de l’unité
transylvaine.
48
In this description, Verne ironically refers to Hungary as a “colonizing” power, and touches a very sensitive topic in the nationalist discourse of the Romanians in Transylvania, that is the use of the
Hungarian language as a colonizing instrument. In the History of
Transylvania, this process is presented in the following terms:
The attempt to give Hungarian wider currency as the “national” language was an
affront to the Romanians’ own hopes of national self-realization. The leading
Hungarian Liberals attempted in vain to dissociate themselves from any attempt
to force Magyarization. The Romanians could only see the proposed measures as
the first steps in that direction […].
49
The Romanians’ resistance to Magyarization could then find its echoes in Le Château des Carpathes, especially when Verne foresees a
great future for the Romanian nation:
On le sait, tant d’efforts, de dévouement, de sacrifices, n’ont abouti qu’à réduire
à la plus indigne oppression les descendants de cette vaillante race. […] Mais ils
ne désespèrent pas de secouer le joug, ces Valaques de la Transylvanie. L’avenir
leur appartient, et c’est avec une confiance inébranlable qu’ils répètent ces mots,
dans lesquels se concentrent toutes leurs aspirations: Rôman on péré! “Le Roumain ne saurait périr!”.
50
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47 Jean Chesneaux, “Microcosme et macrocosme: le statut du Château des Carpathes
dans la vision du monde et de la société”, Caietele Echinox, Jules Verne, vol. 9, p. 22.
48 Verne, Château, p. 20.
49 Barta and Bona, History of Transylvania, p. 475.
50 Verne, Château, p. 26.
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