Chapitre 9
Courbes intensité-potentiel.
Phénomènes de corrosion
Nous avons étudié au chapitre précédent les aspects thermodynamiques de l’oxydoréduction en solution. Notre étude s’est appuyée sur la loi de NERNST dont le
domaine de validité se limite aux systèmes en équilibre électrochimique.
De nombreuses situations réelles nécessitent d’éteindre nos connaissances et outils
aux systèmes hors-équilibres, c’est-à-dire parcouru par un courant. Nous étudierons plus particulièrement ici deux situations : le cas de l’électrolyse appliquée à
l’élaboration d’un métal (le zinc) et les phénomènes de corrosion.
La lecture d’un dictionnaire renseigne sur le sens courant du mot corrosion : c’est
l’ensemble des phénomènes qui conduisent à la destruction d’un objet à cause de
réactions chimiques. Historiquement, les premiers matériaux utilisés de façon intensive ont été les métaux, facilement malléables et pouvant assez aisément être mis en
forme. Les métaux sont des réducteurs qui réagissent en conséquence avec les oxydants. À la surface de la Terre, le dioxygène est très abondant ; sa présence explique
d’une part que les métaux natifs sont rares et d’autre part que la plupart des métaux
sont oxydés au contact de l’atmosphère. La notion de corrosion pour un chimiste
prend alors un sens plus restrictif et se limite souvent à l’action des oxydants sur
les métaux. Il est d’usage de distinguer la corrosion sèche de la corrosion humide.
L’étude de la corrosion sèche s’appuie sur la stabilité thermodynamique des oxydes
formés (ou d’autres composés si l’oxydant est différent) : ce point a déjà été abordé
lors de l’étude des diagrammes d’ELLINGHAM. Nous développerons dans ce chapitre les différentes caractéristiques de la corrosion par voie humide (en présence
d’eau liquide) et montrerons qu’une analyse thermodynamique de la situation, bien
qu’indispensable, s’avère insuffisante pour comprendre l’ensemble des phénomènes
observés.
Courbes intensité-potentiel.
Phénomènes de corrosion
Nous avons étudié au chapitre précédent les aspects thermodynamiques de l’oxydoréduction en solution. Notre étude s’est appuyée sur la loi de NERNST dont le
domaine de validité se limite aux systèmes en équilibre électrochimique.
De nombreuses situations réelles nécessitent d’éteindre nos connaissances et outils
aux systèmes hors-équilibres, c’est-à-dire parcouru par un courant. Nous étudierons plus particulièrement ici deux situations : le cas de l’électrolyse appliquée à
l’élaboration d’un métal (le zinc) et les phénomènes de corrosion.
La lecture d’un dictionnaire renseigne sur le sens courant du mot corrosion : c’est
l’ensemble des phénomènes qui conduisent à la destruction d’un objet à cause de
réactions chimiques. Historiquement, les premiers matériaux utilisés de façon intensive ont été les métaux, facilement malléables et pouvant assez aisément être mis en
forme. Les métaux sont des réducteurs qui réagissent en conséquence avec les oxydants. À la surface de la Terre, le dioxygène est très abondant ; sa présence explique
d’une part que les métaux natifs sont rares et d’autre part que la plupart des métaux
sont oxydés au contact de l’atmosphère. La notion de corrosion pour un chimiste
prend alors un sens plus restrictif et se limite souvent à l’action des oxydants sur
les métaux. Il est d’usage de distinguer la corrosion sèche de la corrosion humide.
L’étude de la corrosion sèche s’appuie sur la stabilité thermodynamique des oxydes
formés (ou d’autres composés si l’oxydant est différent) : ce point a déjà été abordé
lors de l’étude des diagrammes d’ELLINGHAM. Nous développerons dans ce chapitre les différentes caractéristiques de la corrosion par voie humide (en présence
d’eau liquide) et montrerons qu’une analyse thermodynamique de la situation, bien
qu’indispensable, s’avère insuffisante pour comprendre l’ensemble des phénomènes
observés.
