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3. Valoriser les processus écologiques et hydrobiogéochimiques
On note également que les modèles formels utilisés dans le cadre des systèmes socioécologiques considèrent le comportement humain par un modèle d’acteur rationnel, sans
rendre compte de sa complexité. Intégrer cette complexité dans des modèles formels est un
front de recherche en sciences de gestion. Relever ce défi implique d’étudier des acteurs
et des collectifs d’acteurs en interaction, dans des études interdisciplinaires, incluant
une interdisciplinarité en sciences sociales (économie, sciences de gestion, sociologie,
anthropologie) pour une meilleure intégration des différents aspects du comportement
humain. Il semble également important de privilégier le lien à l’action (learning by doing)
pour sortir de l’inertie des collectifs d’acteurs et accompagner la conception de paysages
agroécologiques en considérant explicitement les demandes et l’organisation des acteurs.
❚
❚ Accompagner la conception de paysages agroécologiques
Les paysages sont des échelles collectives, et la mise en place et la gestion de fonctions
écologiques à cette échelle implique une mobilisation collective des acteurs. Cette mobilisation peut être renforcée par l’élaboration d’indicateurs et d’outils de décision pour les
acteurs des paysages, d’autant plus s’ils sont construits avec eux via des dispositifs de
recherche participative ou de recherche-action. De tels dispositifs induisent la sensibilisation et la participation des acteurs, tout en offrant des perspectives de recherches interdisciplinaires novatrices. La modélisation et la simulation de processus biophysiques et
écologiques, l’identification de règles de décision par diverses démarches (métamodélisation par exemple), la modélisation d’accompagnement (jeux sérieux…) sont des outils
qui peuvent contribuer à la conception de paysages agroécologiques et à des boucles
de progrès dans le cadre d’une gestion adaptative. Plusieurs équipes d’INRAE travaillent
sur le couplage de modèles analysant la performance des paysages en matière de production, de protection des cultures, de bilan de gaz à effet de serre, de pollinisation et
de biodiversité dans le but d’identifier des paysages multiperformants (projet API-SMAL).
Les avancées sont fortement tributaires de dispositifs d’acquisition et de gestion de données, mais aussi d’outils de modélisation et de simulation.
❚
❚ Dispositifs et développements méthodologiques
Dispositifs d’acquisition de données
L’analyse et la modélisation de processus spatio-temporels tels que ceux en œuvre à
l’échelle de paysages ruraux sont souvent confrontées à la difficulté de disposer de jeux
d’observations cohérents, spatialement bien répartis et sur des durées significatives.
Ainsi, pour la conception ou l’analyse de systèmes agroécologiques paysagers, trois priorités complémentaires sont à noter.
1. La création de sites d’observation et/ou d’expérimentation pluridisciplinaires (experimental landscape ecology). Les infrastructures comme les zones ateliers actuelles peuvent
être de bonnes candidates du fait de la documentation existante sur des durées avoisinant souvent une à trois décennies, de consortiums de recherche et développement bien
3. Valoriser les processus écologiques et hydrobiogéochimiques
On note également que les modèles formels utilisés dans le cadre des systèmes socioécologiques considèrent le comportement humain par un modèle d’acteur rationnel, sans
rendre compte de sa complexité. Intégrer cette complexité dans des modèles formels est un
front de recherche en sciences de gestion. Relever ce défi implique d’étudier des acteurs
et des collectifs d’acteurs en interaction, dans des études interdisciplinaires, incluant
une interdisciplinarité en sciences sociales (économie, sciences de gestion, sociologie,
anthropologie) pour une meilleure intégration des différents aspects du comportement
humain. Il semble également important de privilégier le lien à l’action (learning by doing)
pour sortir de l’inertie des collectifs d’acteurs et accompagner la conception de paysages
agroécologiques en considérant explicitement les demandes et l’organisation des acteurs.
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❚ Accompagner la conception de paysages agroécologiques
Les paysages sont des échelles collectives, et la mise en place et la gestion de fonctions
écologiques à cette échelle implique une mobilisation collective des acteurs. Cette mobilisation peut être renforcée par l’élaboration d’indicateurs et d’outils de décision pour les
acteurs des paysages, d’autant plus s’ils sont construits avec eux via des dispositifs de
recherche participative ou de recherche-action. De tels dispositifs induisent la sensibilisation et la participation des acteurs, tout en offrant des perspectives de recherches interdisciplinaires novatrices. La modélisation et la simulation de processus biophysiques et
écologiques, l’identification de règles de décision par diverses démarches (métamodélisation par exemple), la modélisation d’accompagnement (jeux sérieux…) sont des outils
qui peuvent contribuer à la conception de paysages agroécologiques et à des boucles
de progrès dans le cadre d’une gestion adaptative. Plusieurs équipes d’INRAE travaillent
sur le couplage de modèles analysant la performance des paysages en matière de production, de protection des cultures, de bilan de gaz à effet de serre, de pollinisation et
de biodiversité dans le but d’identifier des paysages multiperformants (projet API-SMAL).
Les avancées sont fortement tributaires de dispositifs d’acquisition et de gestion de données, mais aussi d’outils de modélisation et de simulation.
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❚ Dispositifs et développements méthodologiques
Dispositifs d’acquisition de données
L’analyse et la modélisation de processus spatio-temporels tels que ceux en œuvre à
l’échelle de paysages ruraux sont souvent confrontées à la difficulté de disposer de jeux
d’observations cohérents, spatialement bien répartis et sur des durées significatives.
Ainsi, pour la conception ou l’analyse de systèmes agroécologiques paysagers, trois priorités complémentaires sont à noter.
1. La création de sites d’observation et/ou d’expérimentation pluridisciplinaires (experimental landscape ecology). Les infrastructures comme les zones ateliers actuelles peuvent
être de bonnes candidates du fait de la documentation existante sur des durées avoisinant souvent une à trois décennies, de consortiums de recherche et développement bien
