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3. Valoriser les processus écologiques et hydrobiogéochimiques
Le projet Fondu s’est intéressé à l’utilisation des fongicides en blé et en viticulture et
a démontré que les stratégies les plus durables doivent maximiser l’hétérogénéité de
la sélection de souches résistantes dans des échelles de temps et d’espace larges. Le
projet montre que les raisonnements ne doivent pas être menés au niveau individuel,
mais plutôt à celui d’un territoire.
Le projet Riz éternel, quant à lui, montre que la diversité particulièrement élevée en riz
cultivés assure la durabilité des rizières des terrasses du Yuanyang en Chine. Cette diversité repose sur des normes sociales considérant les semences comme un bien commun
(Hannachi et Dedeurwaerdere, 2019) dont le maintien ne peut être assuré que si les
acteurs mettent en place des mixed-form markets, c’est-à-dire des marchés visant collectivement à la fois des gains économiques et des objectifs socio-écologiques de bien-être
non monétaires. On peut observer des processus de déstabilisation visibles par des points
de basculement socio-économiques.
La modélisation économique et écologique menée dans le projet Peerless montre que
le paysage influence l’efficacité de l’usage des pesticides surtout dans les situations où
la production n’est pas intensive. Des travaux identifient la composition optimale des
paysages pour un rendement visé ou une maximisation à la fois de la production et des
abondances d’auxiliaires avec une utilisation réduite de pesticides.
●
Les questions de recherche
❚
❚ Analyser les effets de l’hétérogénéité à des échelles spatiales
et temporelles emboîtées
L’analyse des effets de l’hétérogénéité à différentes échelles d’espace et de temps reste
un défi en agroécologie. Cette analyse passe par la compréhension des interactions entre
les composantes abiotiques et biotiques, biogéochimiques et écologiques, dans l’espace
et le temps. Les fronts de science incluent une meilleure compréhension de la dynamique
de populations (par exemple, des vecteurs de maladies), de populations en interaction
(pathosystèmes) et de communautés (par exemple, des ennemis naturels de ravageurs)
dans des environnements hétérogènes et changeants. Le rôle des interfaces entre milieux
cultivés et milieux semi-naturels (refuge, échanges d’organismes entre les deux habitats,
etc.) reste peu documenté, que ce soit pour la gestion des maladies, le contrôle bio logique
ou la pollinisation. Les effets de la diversification agricole sur l’intensité et la stabilité des
processus écologiques d’intérêt en agroécologie sont peu connus à l’échelle du paysage.
Les effets de concentration et de dilution, de connectivité et de régulation des flux sont
encore mal compris. Le développement de modèles multi- organismes à l’échelle de paysages aiderait à mieux comprendre la fourniture de services éco systémiques aux différentes échelles d’espace et de temps.
3. Valoriser les processus écologiques et hydrobiogéochimiques
Le projet Fondu s’est intéressé à l’utilisation des fongicides en blé et en viticulture et
a démontré que les stratégies les plus durables doivent maximiser l’hétérogénéité de
la sélection de souches résistantes dans des échelles de temps et d’espace larges. Le
projet montre que les raisonnements ne doivent pas être menés au niveau individuel,
mais plutôt à celui d’un territoire.
Le projet Riz éternel, quant à lui, montre que la diversité particulièrement élevée en riz
cultivés assure la durabilité des rizières des terrasses du Yuanyang en Chine. Cette diversité repose sur des normes sociales considérant les semences comme un bien commun
(Hannachi et Dedeurwaerdere, 2019) dont le maintien ne peut être assuré que si les
acteurs mettent en place des mixed-form markets, c’est-à-dire des marchés visant collectivement à la fois des gains économiques et des objectifs socio-écologiques de bien-être
non monétaires. On peut observer des processus de déstabilisation visibles par des points
de basculement socio-économiques.
La modélisation économique et écologique menée dans le projet Peerless montre que
le paysage influence l’efficacité de l’usage des pesticides surtout dans les situations où
la production n’est pas intensive. Des travaux identifient la composition optimale des
paysages pour un rendement visé ou une maximisation à la fois de la production et des
abondances d’auxiliaires avec une utilisation réduite de pesticides.
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Les questions de recherche
❚
❚ Analyser les effets de l’hétérogénéité à des échelles spatiales
et temporelles emboîtées
L’analyse des effets de l’hétérogénéité à différentes échelles d’espace et de temps reste
un défi en agroécologie. Cette analyse passe par la compréhension des interactions entre
les composantes abiotiques et biotiques, biogéochimiques et écologiques, dans l’espace
et le temps. Les fronts de science incluent une meilleure compréhension de la dynamique
de populations (par exemple, des vecteurs de maladies), de populations en interaction
(pathosystèmes) et de communautés (par exemple, des ennemis naturels de ravageurs)
dans des environnements hétérogènes et changeants. Le rôle des interfaces entre milieux
cultivés et milieux semi-naturels (refuge, échanges d’organismes entre les deux habitats,
etc.) reste peu documenté, que ce soit pour la gestion des maladies, le contrôle bio logique
ou la pollinisation. Les effets de la diversification agricole sur l’intensité et la stabilité des
processus écologiques d’intérêt en agroécologie sont peu connus à l’échelle du paysage.
Les effets de concentration et de dilution, de connectivité et de régulation des flux sont
encore mal compris. Le développement de modèles multi- organismes à l’échelle de paysages aiderait à mieux comprendre la fourniture de services éco systémiques aux différentes échelles d’espace et de temps.
