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1. Intégrer l’agroécologie dans des systèmes agri-alimentaires
un travail prospectif autour d’un projet portant sur le dimensionnement d’une filière
biomasse-énergie durable et d’une unité pilote de production électrique en Guadeloupe, et
sur l’identification des conditions d’émergence d’une filière agro-industrielle de production
d’électricité à partir de biomasse issue de variétés de canne fibreuses cultivées localement.
Afin d’éclairer les choix des décideurs de la politique régionale, l’étude a fourni des
réponses sur les aspects suivants : modalités de culture, conditions de rémunération et
accompagnement des agriculteurs, dimension et localisation de la centrale électrique,
bilan environnemental. Fondé sur des scénarios territorialisés de déploiement de systèmes de culture adaptés aux conditions climatiques, intégrant tous types d’exploitations
et de problématiques territoriales (énergie, eau, déchet), le projet a permis de répondre
aux attentes d’une grande diversité d’acteurs et de filières. Un projet de création de centrale électrique de 12 MW est actuellement porté par l’industriel partenaire du projet.
●
La dynamique et la cohérence du système agri-alimentaire
L’analyse de la dynamique du système doit tenir compte entre autres de l’ensemble
des acteurs et de leurs démarches, des ressources et des produits réels et potentiels,
des interactions entre sous-systèmes territorialisés, des impacts (positifs et/ou négatifs)
pour adapter les stratégies, des risques et bénéfices des diverses stratégies. La compréhension des relations entre les acteurs du système constitue le dernier angle d’analyse
important, en particulier la connaissance des sources de la valeur (économique, environnementale, sociale) et des pouvoirs de marché, leur évaluation et la compréhension
de leur répartition. Des analyses multicritères de la durabilité des systèmes en agriculture biologique proposent des éléments de réponse.
❚
❚ La valorisation de la diversité et de l’hétérogénéité
des ressources issues de l’agriculture
Cette valorisation est un sujet clé, car une grande partie des coproduits et des sousproduits n’est pas valorisée ou pourrait l’être mieux (Pöyry, 2011). Ce sujet est très présent dans diverses conférences telles que « Bioraffinerie pour l’alimentation, l’énergie
et les matériaux »
13
.
Les volumes importants de coproduits issus des grandes cultures constituent une piste
intéressante de valorisation en raison de leur potentiel économique en quantité et en
prix, les rendant compétitifs vis-à-vis des produits issus de la filière pétrolière. De nombreux exemples illustrent ces possibilités :
• des procédés de valorisation des protéines végétales à grande échelle par l’institut
mutualisé Improve
14 ;
13. Voir http://www.bffm2015-congress.eu/.
14. Voir http://www.improve-innov.com/.
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