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1. Intégrer l’agroécologie dans des systèmes agri-alimentaires
Si certaines formes de diversification présentes dans les contrats d’agriculture locale
sont valorisées, ce n’est pas toujours le cas.
L’étiquetage constitue un signal important pour l’adoption par les consommateurs, comme
l’ont montré les travaux sur l’agriculture biologique (Asioli et al., 2017 ; Drexler et al., 2018),
et l’étiquetage environnemental, initié dans le cadre du Grenelle de l’environnement, s’inscrit dans cette dynamique. Enfin, l’analyse de la perception des consommateurs vis-à-vis des
produits non alimentaires comme les biomatériaux, les biomolécules pour la pharmacie, la
cosmétique, la chimie verte, etc., jusqu’à la bioénergie produite et utilisée localement (méthanisation, villes autonomes en énergie…) est également essentielle (Sijtsema et al., 2016).
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❚ L’organisation des marchés : importance des normes
et des standards
La mise en place de normes (ensemble de règles légiféré par un organisme de normalisation) et de standards (ensemble de recommandations préconisées par un groupe d’utilisateurs) doit favoriser et organiser les relations entre les différents acteurs des marchés.
La certification et les cahiers des charges contribuent à établir la confiance entre les
acteurs, sans pour autant supprimer l’asymétrie d’information, lorsque les pratiques
aboutissent à des attributs difficilement vérifiables avant et après l’achat (attributs de
croyance) tels que : moins de résidus d’intrants, plus de fibres, plus de vitamines, meilleure
texture ou meilleur goût. Une manière de réduire l’asymétrie d’information entre le producteur et le consommateur est d’utiliser la labellisation (Bonroy et Constantatos, 2015).
Une autre dimension à considérer est celle de l’organisation des filières, et notamment leur
longueur. Les contrats d’agriculture locale comme les Amap (Associations pour le maintien
d’une agriculture paysanne) valorisent certains types de production et constituent des outils
de partage du risque entre producteurs et consommateurs (Sproul et al., 2015). Ainsi le projet
de recherche Ici.C.Local
12 analyse l’organisation des circuits courts jusqu’à la mise en place
d’une marque, déposée en 2014 à l’INPI (Institut national de la propriété industrielle). Cette
démarche innovante et simple d’utilisation consiste à signaler les produits en circuits courts
dans les lieux de vente au détail. Elle peut être utilisée par tous les acteurs économiques
des circuits courts : commerçants, artisans, agriculteurs, producteurs et transformateurs.
Les questions juridiques sont aussi importantes pour comprendre les freins à la mise
en marché de produits, en particulier dans le cadre du règlement sur les nouveaux aliments de l’Union européenne et des lois concernant les négociations de prix (les règles
de concurrence, etc.). En effet, en vertu de la réglementation européenne, la mise en
marché des aliments n’ayant pas été consommés de façon significative avant mai 1997
demande le montage et l’instruction d’un dossier complexe. De même, les règles garantissant la libre concurrence au sein de l’Union européenne peuvent impacter le positionnement des produits sur le marché.
12. Voir
http://www.sad.inra.fr/Partenariat-innovation/Ici.C.Local-Valoriser-les-circuits-courts- dans-lesterritoires/Ici.C.Local-une-demarche-innovante-protegee-par-une-marque/(key)/0 ; contact Yuna Chiffoleau.
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