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L’AGROÉCOLOGIE : RECHERCHES POUR LA TRANSITION DES FILIÈRES ET DES TERRITOIRES
conseil agricole. Ainsi que le premier article du code rural le souligne depuis le vote de
la loi d’avenir du 13 octobre 2014, « les politiques publiques visent à promouvoir et à
pérenniser les systèmes de production agroécologique, dont le mode de production biologique, qui combinent performance économique, sociale, notamment à travers un haut
niveau de protection sociale, environnementale et sanitaire. Ces systèmes privilégient
l’amélioration de la compétitivité des exploitations agricoles, en maintenant ou en augmentant la rentabilité économique ».
Le CESE s’est saisi de l’enjeu de l’agroécologie et a rendu un avis dont voici un extrait :
« Discipline scientifique au carrefour de l’agronomie et de l’écologie, l’agroécologie peut,
à travers les pratiques qu’elle promeut, contribuer à relever des défis environnementaux
et socio-économiques, en transformant l’agriculture pour aller vers des systèmes alimentaires plus durables. À partir d’une analyse des freins et des leviers à son développement,
le CESE a formulé un ensemble de préconisations en matière de recherche, de formation,
d’adaptation des filières agroalimentaires, de réorientation des politiques publiques pour
accompagner les agriculteur.rice.s dans la transition agroécologique » (Claveirole, 2016).
❚
❚ La FAO : priorités pour l’agroécologie
La FAO a organisé en 2014 le 1
er Symposium international sur l’agroécologie pour la
sécurité alimentaire et la nutrition
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, avec l’ambition de promouvoir au niveau international les systèmes agroécologiques. Il a été l’occasion de partager des expériences et
de construire la base des connaissances sur l’agroécologie et a permis de parvenir à un
consensus sur les priorités pour l’agroécologie. Il a surtout validé le rôle de la FAO dans
la mise en œuvre et la promotion des approches agroécologiques. Ces dernières étaient
déjà considérées de longue date par les agriculteurs des pays du Sud comme une alternative aux systèmes de production dominants et intensifs, car alliant une plus grande
autonomie vis-à-vis des intrants, une plus forte productivité par des associations végétales explorant mieux les ressources du sol, et une moindre sensibilité aux bioagresseurs.
Le symposium de 2014 a montré que l’agroécologie pouvait constituer une manière de
repenser les systèmes agricoles tant dans les pays du Sud que dans les pays industrialisés. La FAO a depuis organisé des rencontres par région du monde, dont une pour la
région Europe, dont les conclusions ont été partagées lors d’un second colloque, en avril
2018. L’« Initiative de passage à l’échelle supérieure de l’agroécologie » a été lancée à
cette occasion
8
. Ce projet vise à encourager un processus de transition vers l’agro écologie
qui soit plus inclusif et holistique, des systèmes agricoles aux systèmes alimentaires,
par le biais d’outils de partage du savoir, notamment par la mise en place d’une plateforme des connaissances sur l’agroécologie
9 . Des critères visant à caractériser les systèmes agroécologiques ont été définis et un travail méthodologique pour analyser leurs
performances est en cours.
7. Voir http://www.fao.org/3/a-i4327e.pdf.
8. Voir http://www.fao.org/3/I9049FR/i9049fr.pdf.
9. Voir http://www.fao.org/agroecology/fr/.
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