Conformations à l’état solide
21
(2.1)
R
*
,
1 = 4 @
R
3
2 . 1 CC,)
2 . 2 (IC4)
R
2 . 3 (IC4)
2 . 4 (Cl)
Enfin, il existe des conformations intermédiaires entre chaise et conformation
croisée. On donnera leur description symbolique à propos de l’exemple le plus
important, celui de l’acide L- iduronique (voir le paragraphe 2.8).
2.2 CONFORMATIONS À L’ÉTAT SOLIDE
L‘élucidation de la structure d’un sucre cristallin donne évidemment à la fois
sa configuration absolue et sa conformation. Les progrès techniques considérables
réalisés dans la construction des diffractomètres rendent la détermination de structure par les rayons X de plus en plus rapide et de plus en plus facilement accessible au non-spécialiste. Plus rarement, on a associé au spectre de rayons X le
spectre de diffraction de neutrons (spectres X, N) qui donnent les grandeurs géométriques avec plus de précision, permettent de localiser les hydrogènes et, en
principe, de connaître la répartition de la densité électronique dans les couches de
valence. Les méthodes par diffraction sont les plus précises des techniques
actuelles : elles donnent les longueurs, les angles dièdres et les angles de valence.
Toutefois, elles observent des molécules maintenues rigidement dans le réseau
cristallin. On connaît un grand nombre de structures de sucres à l’état solide, qui
sont désormais recensées régulièrement dans la collection périodique Advances in
Carbohydrate Chemistry and Biochemistry. Le lecteur y trouvera un examen critique des résultats du point de vue d’un cristallographe[’].
Toutefois, la préparation d’un cristal adéquat peut s’avérer une affaire plus difficile que la spectroscopie elle-même. Bien sûr, les sucres sont typiquement une
famille << hautement cristalline ». Mais, pour ses purifications, le chimiste contemporain compte plus sur les méthodes chromatographiques, plus systématiques et
plus puissantes, que sur la recherche aléatoire du solvant idéal de cristallisation.
11 y a aussi un problème plus fondamental. La conformation dans le cristal peut
n’être pas la même qu’en solution. Par exemple, considérons l’équilibre conformationnel (2.3) d’un dérivé fluoré et acétylé du b-D-xylopyranose :
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(2.1)
R
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1 = 4 @
R
3
2 . 1 CC,)
2 . 2 (IC4)
R
2 . 3 (IC4)
2 . 4 (Cl)
Enfin, il existe des conformations intermédiaires entre chaise et conformation
croisée. On donnera leur description symbolique à propos de l’exemple le plus
important, celui de l’acide L- iduronique (voir le paragraphe 2.8).
2.2 CONFORMATIONS À L’ÉTAT SOLIDE
L‘élucidation de la structure d’un sucre cristallin donne évidemment à la fois
sa configuration absolue et sa conformation. Les progrès techniques considérables
réalisés dans la construction des diffractomètres rendent la détermination de structure par les rayons X de plus en plus rapide et de plus en plus facilement accessible au non-spécialiste. Plus rarement, on a associé au spectre de rayons X le
spectre de diffraction de neutrons (spectres X, N) qui donnent les grandeurs géométriques avec plus de précision, permettent de localiser les hydrogènes et, en
principe, de connaître la répartition de la densité électronique dans les couches de
valence. Les méthodes par diffraction sont les plus précises des techniques
actuelles : elles donnent les longueurs, les angles dièdres et les angles de valence.
Toutefois, elles observent des molécules maintenues rigidement dans le réseau
cristallin. On connaît un grand nombre de structures de sucres à l’état solide, qui
sont désormais recensées régulièrement dans la collection périodique Advances in
Carbohydrate Chemistry and Biochemistry. Le lecteur y trouvera un examen critique des résultats du point de vue d’un cristallographe[’].
Toutefois, la préparation d’un cristal adéquat peut s’avérer une affaire plus difficile que la spectroscopie elle-même. Bien sûr, les sucres sont typiquement une
famille << hautement cristalline ». Mais, pour ses purifications, le chimiste contemporain compte plus sur les méthodes chromatographiques, plus systématiques et
plus puissantes, que sur la recherche aléatoire du solvant idéal de cristallisation.
11 y a aussi un problème plus fondamental. La conformation dans le cristal peut
n’être pas la même qu’en solution. Par exemple, considérons l’équilibre conformationnel (2.3) d’un dérivé fluoré et acétylé du b-D-xylopyranose :
