Références
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incorpore les sites présumés d’attaque, soulignés par des caractères gras. I1 a été
marqué radioactivement sur les deux brins de son extrémité 3’, par un procédé que
nous ne détaillerons pas ici. Après la rupture, les morceaux sont séparés par électrophorèse sur gel et repérés par radioautographie. On observe effectivement les
morceaux correspondant à la rupture au niveau TCCT, mais les autres points de
fragmentation ne s’interprètent pas aussi facilement. Dans d’autres expériences[’*], avec un autre type d’enchaînement polynucléotidique, on a observé
des fragmentations préférentielles à d’autres niveaux, ainsi aux séquences
S’TTCA ; STTTT ; STTGT. Dans les deux cas, les coupures préférentielles limitent le nombre de polynucléotides de rupture et l’électrophorèse sur gel ne révèle
qu’un petit nombre de composés. Par contre, la rupture est anarchique avec l’aglycone et ceci se traduit par la présence d’un grand nombre de taches d’intensité uniforme.
18.3.4 Conclusion
Ces résultats suggèrent une relation de reconnaissance entre certains enchaînements nucléotidiques de la double hélice et le pseudo-oligosaccharide. Celui-ci
interviendrait pour acheminer l’aglycone réactive vers un site particulier et, peutêtre aussi, en ce site, lui donner l’orientation précise la plus favorable à la rupture double brin. Une estimation grossière suggère que l’affinité de la calichéamicine pour la double hélice est de l’ordre de trois ordres de grandeur plus élevée que
celle de la calichéamicinone. Le méthyl glycoside du pseudo-oligosaccharide, en
occupant un site particulier sur la double hélice, le protège contre des agressions
extérieures, par exemple la coupure par la calichéami~inone[’~I et la désoxyribonucléase, enzyme de dégradation hydrolytique générale de
On peut se
demander quels sont les éléments fondamentaux dans la structure du pseudo-oligosaccharide. I1 y a quelques résultats suggestifs : la spécificité de la coupure reste
inchangée si on supprime les résidus D ou E. Par contre, la calichéamicine T, produit artificiel où ne restent plus que les sucres A et E, n’agit qu’à une concentration beaucoup plus élevée que le produit naturel, et de façon non sélective. Un
problème en suspens est celui de la capacité de reconnaissance du noyau aromatique. I1 est maintenant certain que l’atome d’iode joue un grand rôle dans l’interRÉFÉRENCES
[l] M. D. Lee et collaborateurs, J. Am. Chem. Soc., 114 (1992) 985-997.
[2] J. Golik et collaborateurs, J. Am. Ckem. Soc. 109 (1987) 3461-3464.
[3] M. D. Lee, G.A. Ellestad et D.B. Borders, Acc. Chem. Res., 24 (1991) 235-243.
[4] R. L. Halcomb, S. H. Boyer et S. J. Danishefsky, Angew. Chem. Int. Ed. Engl., 31
[5] K. C. Nicolaou et collaborateurs, J. Am. Ckem. Soc., 112 (1990) 8193-8195
[6] K. C. Nicolaou et collaborateurs, Angew. Ckem. Int. Ed. Engl., 31 (1992) 340-342.
(1992) 338-342.
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incorpore les sites présumés d’attaque, soulignés par des caractères gras. I1 a été
marqué radioactivement sur les deux brins de son extrémité 3’, par un procédé que
nous ne détaillerons pas ici. Après la rupture, les morceaux sont séparés par électrophorèse sur gel et repérés par radioautographie. On observe effectivement les
morceaux correspondant à la rupture au niveau TCCT, mais les autres points de
fragmentation ne s’interprètent pas aussi facilement. Dans d’autres expériences[’*], avec un autre type d’enchaînement polynucléotidique, on a observé
des fragmentations préférentielles à d’autres niveaux, ainsi aux séquences
S’TTCA ; STTTT ; STTGT. Dans les deux cas, les coupures préférentielles limitent le nombre de polynucléotides de rupture et l’électrophorèse sur gel ne révèle
qu’un petit nombre de composés. Par contre, la rupture est anarchique avec l’aglycone et ceci se traduit par la présence d’un grand nombre de taches d’intensité uniforme.
18.3.4 Conclusion
Ces résultats suggèrent une relation de reconnaissance entre certains enchaînements nucléotidiques de la double hélice et le pseudo-oligosaccharide. Celui-ci
interviendrait pour acheminer l’aglycone réactive vers un site particulier et, peutêtre aussi, en ce site, lui donner l’orientation précise la plus favorable à la rupture double brin. Une estimation grossière suggère que l’affinité de la calichéamicine pour la double hélice est de l’ordre de trois ordres de grandeur plus élevée que
celle de la calichéamicinone. Le méthyl glycoside du pseudo-oligosaccharide, en
occupant un site particulier sur la double hélice, le protège contre des agressions
extérieures, par exemple la coupure par la calichéami~inone[’~I et la désoxyribonucléase, enzyme de dégradation hydrolytique générale de
On peut se
demander quels sont les éléments fondamentaux dans la structure du pseudo-oligosaccharide. I1 y a quelques résultats suggestifs : la spécificité de la coupure reste
inchangée si on supprime les résidus D ou E. Par contre, la calichéamicine T, produit artificiel où ne restent plus que les sucres A et E, n’agit qu’à une concentration beaucoup plus élevée que le produit naturel, et de façon non sélective. Un
problème en suspens est celui de la capacité de reconnaissance du noyau aromatique. I1 est maintenant certain que l’atome d’iode joue un grand rôle dans l’interRÉFÉRENCES
[l] M. D. Lee et collaborateurs, J. Am. Chem. Soc., 114 (1992) 985-997.
[2] J. Golik et collaborateurs, J. Am. Ckem. Soc. 109 (1987) 3461-3464.
[3] M. D. Lee, G.A. Ellestad et D.B. Borders, Acc. Chem. Res., 24 (1991) 235-243.
[4] R. L. Halcomb, S. H. Boyer et S. J. Danishefsky, Angew. Chem. Int. Ed. Engl., 31
[5] K. C. Nicolaou et collaborateurs, J. Am. Ckem. Soc., 112 (1990) 8193-8195
[6] K. C. Nicolaou et collaborateurs, Angew. Ckem. Int. Ed. Engl., 31 (1992) 340-342.
(1992) 338-342.
