Les lectines : définitions, extraction
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M 60000 - 68000 ; a 29000, p 3 1 O00 ; ;
Ca++, Mn++, Zn++ ;
Ka 3,l x lop3 M-’ (L-fucose).
Lectines de la limace (Limax flavu~)[~I
NeuSAc
M 44000 ( 2 x 22000) ; II =2 ;
ka 3,8 x lo4 M-’ (Neu5Ac).
15.4.4 Propriétés biologiques des lectines151
Nous ne reviendrons pas ici sur les propriétés d’agglutination de cellules dont
nous avons déjà parlé au paragraphe 15.4.2. Une de leurs caractéristiques les plus
impressionnantes est leur pouvoir mitogène, c’est-à-dire qu’elles déclenchent
dans une colonie de lymphocytes, en état de repos et de non division, un état de
croissance et de prolifération. Cet effet mitogène est presque toujours inhibé par
des sucres simples, de façon réversible, par exemple dans le cas de la concanavaline A. Signalons au passage qu’un certain nombre d’agents autres que les lectines, mais également capables de réagir sur les sucres périphériques des lymphocytes sont également mitogènes. Les lectines les plus utilisées comme mitogènes
sont la Concanavaline A et la lectine de Phaseolus vulgaris. Contrairement aux
antigènes qui activent des clones spécifiques, les lectines agissent de façon indiscriminée sur une population appropriée et la proportion de cellules stimulées peut
atteindre 80 %. On observe simultanément une stimulation générale de toutes les
activités métaboliques, mais aussi la sécrétion d’une famille de polypeptides actifs
biologiquement, les lymphokines. 11 est probable que la phase initiale de la stimulation est l’association de la lectine aux sucres de la surface cellulaire, mais
l’association n’apparaît pas suffisante dans tous les cas.
Il y a un certain nombre d’autres propriétés très caractéristiques, mais leur
exposé suppose des connaissances en hématologie qui dépassent le cadre de cet
ouvrage.
15.4.5 Comparaison des anticorps anti-sucres et des lectines
Évidemment cette comparaison s’impose. La similitude tient en peu de mots :
lectines et anticorps sont des protéines (ou glycoprotéines) possédant plusieurs
sites d’association réversible sur leur molécule, qui en font des réactifs de réticulation réversible. Donc avec les deux familles de molécule, on observe l’association avec des mono- et oligosaccharides, la précipitation des macromolécules
polysaccharidiques et glycoprotéines avec dissolution des précipités en présence
d’un excès de polysaccharides, et enfin l’agglutination de cellules. Précipitation
et agglutination sont une conséquence de la mutivalence des deux réactifs oppo-
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M 60000 - 68000 ; a 29000, p 3 1 O00 ; ;
Ca++, Mn++, Zn++ ;
Ka 3,l x lop3 M-’ (L-fucose).
Lectines de la limace (Limax flavu~)[~I
NeuSAc
M 44000 ( 2 x 22000) ; II =2 ;
ka 3,8 x lo4 M-’ (Neu5Ac).
15.4.4 Propriétés biologiques des lectines151
Nous ne reviendrons pas ici sur les propriétés d’agglutination de cellules dont
nous avons déjà parlé au paragraphe 15.4.2. Une de leurs caractéristiques les plus
impressionnantes est leur pouvoir mitogène, c’est-à-dire qu’elles déclenchent
dans une colonie de lymphocytes, en état de repos et de non division, un état de
croissance et de prolifération. Cet effet mitogène est presque toujours inhibé par
des sucres simples, de façon réversible, par exemple dans le cas de la concanavaline A. Signalons au passage qu’un certain nombre d’agents autres que les lectines, mais également capables de réagir sur les sucres périphériques des lymphocytes sont également mitogènes. Les lectines les plus utilisées comme mitogènes
sont la Concanavaline A et la lectine de Phaseolus vulgaris. Contrairement aux
antigènes qui activent des clones spécifiques, les lectines agissent de façon indiscriminée sur une population appropriée et la proportion de cellules stimulées peut
atteindre 80 %. On observe simultanément une stimulation générale de toutes les
activités métaboliques, mais aussi la sécrétion d’une famille de polypeptides actifs
biologiquement, les lymphokines. 11 est probable que la phase initiale de la stimulation est l’association de la lectine aux sucres de la surface cellulaire, mais
l’association n’apparaît pas suffisante dans tous les cas.
Il y a un certain nombre d’autres propriétés très caractéristiques, mais leur
exposé suppose des connaissances en hématologie qui dépassent le cadre de cet
ouvrage.
15.4.5 Comparaison des anticorps anti-sucres et des lectines
Évidemment cette comparaison s’impose. La similitude tient en peu de mots :
lectines et anticorps sont des protéines (ou glycoprotéines) possédant plusieurs
sites d’association réversible sur leur molécule, qui en font des réactifs de réticulation réversible. Donc avec les deux familles de molécule, on observe l’association avec des mono- et oligosaccharides, la précipitation des macromolécules
polysaccharidiques et glycoprotéines avec dissolution des précipités en présence
d’un excès de polysaccharides, et enfin l’agglutination de cellules. Précipitation
et agglutination sont une conséquence de la mutivalence des deux réactifs oppo-
