Les lectines : définitions, extraction
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de vue de l’énergie de liaison a lieu avec le sucre terminal non réducteur. Plus
rarement, elle a lieu avec résidus monosaccharides en ramification sur une chaîne
principale. Par exemple, la Concanavaline A reconnaît les unités a-D-mannopyranosyl et a-D-glucopyranosyl terminales dans une chaîne oligosaccharidique,
mais également les ramifications a-D-mannopyranosyl branchées en position 2
d’un sucre de la chaîne principale. Certaines lectines ne s’associent efficacement
qu’à un anomère donné ; d’autres sont plus ou moins indifférentes à la configuration anomérique du résidu reconnu. La lectine de soja (Glycine max) reconnaît
aussi bien les configurations a et p de la forme pyranosique de la N-acétylgalactosamine. Sa définition par ses ligands s’écrit : a-D-GalNAcp 2 P-D-GalNAcp B
a-D-Galp. I1 y a cependant une légère préférence pour l’anomère a. De même, un
certain nombre de lectines tolèrent des variations en position 2. On a remarqué cidessus que la Concanavaline A s’associe à la fois au D-mannose et au D-glucose.
Un certain nombre de lectines reconnaissent à la fois le D-galactose et la
N-acétylgalactosamine, quoiqu’avec une préférence marquée pour l’un ou l’autre
de ces deux sucres. On l’aura remarqué, ci-dessus, à propos de la lectine du soja.
En revanche, les lectines tolèrent très peu de variations sur les positions 3 et 4. I1
n’y a pas de << réactions croisées D entre les configurations D-gluco et D-gulucto,
par exemple.
Le mélange en solution aqueuse d’une lectine avec un polysaccharide comportant des résidus reconnus par cette lectine entraîne en général une précipitation,
tout comme le mélange d’une immunoglobuline avec l’antigène correspondant.
La Concanavaline A précipite le dextrane, polysaccharide bâti à partir d’unités a -
D-glucopyranose. I1 est possible d’opérer quantitativement ; on ajoute des quantités croissantes de polysaccharide à des portions aliquotes de lectine, on centrifuge, on lave le précipité et on procède au dosage d’azote. On observe une courbe
de précipitation tout à fait semblable à celle que l’on observerait dans une réaction antigène-anticorps (voir le paragraphe 15.3) : il y a trois zones : au départ, il
y a excès de lectine et tout le dextrane est précipité. A l’équivalence, tout le dextrane et toute la lectine ont précipité. C’est à ce stade que l’on observe le maximum de précipitation. Un excès de dextrane solubilise le précipité qui disparaît.
15.4.3 Description abrégée de quelques lectines[3]
Pour chaque lectine, on donne d’abord sa description selon la nomenclature
préconisée. A la ligne suivante, on trouvera sa masse molaire et celle des sousunités ( a , p.. .) ainsi que le mode d’association des sous-unités, le nombre n de
sites actifs et les métaux éventuellement présents. On termine par la constante
d’association avec un bon substrat.
Lectine de la f i v e Jack (Canavalia ensiformis)
a-D-Manp-( 1+2)-a-D-Manp-( 1 +2)-D-Man > a-D-Manp (1 +2)-D-Man >
a-D-Man > a-D-Glc > a-D-Glc NAc
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