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Antigènes et anticorps. Lectines
tampons et on concentre la lectine par les opérations habituelles de précipitation
au sulfate d’ammonium, redissolution, etc. Pour la purification finale, on fait percoler la solution de lectine à travers la colonne d’affinité. La lectine est retenue
sur le remplissage par son association avec le ligand combiné solidaire de ce remplissage. Après lavage de la colonne, on décroche la lectine par élution avec une
solution du même ligand soluble, qui déplace l’équilibre d’association. Un certain
nombre de lectines, extraites de graines peu coûteuses par des opérations simples,
sont d’un accès très facile. Par exemple, on a pu isoler 3 g de la lectine
<< Concanavaline A >> à partir de 100 g de farine de fève Jack. Cette facilité d’accès aux lectines, jointe à la multiplicité de leurs propriétés a eu comme conséquence une énorme littérature.
I1 ne semble pas possible de fonder une nomenclature des lectines sur la structure. La nomenclature proposée par Goldstein[’] associe l’origine botanique aux
configurations reconnues classées par affinités décroissantes. Par exemple :
Lectine de Canavalia ensiformis (a-D-Manp > a-D-Glcp > a-D-GlcNAcp),
Lectine de Triticum vulgaris (P-D-GlcNAcp-( 1+4)-P-D-GlcNAcp - (1 +4)I1 s’agit respectivement de la lectine de la fève Jack et de celle du germe de blé.
Malheureusement cette nomenclature dépend du raffinement expérimental.
Comparez le nom de la lectine de la fève Jack donné ici (1978) et celui du paragraphe 15.5.3 (1986).
D-GlcNAc > B-D-GlcNAcp-( 1 -4)-D-GlcNAc >> P-D-GlcNAcp).
15.4.1 Structure
On prendra comme exemple la Concanavaline A, abondante dans la farine de
la fève Jack. La purification finale utilise l’absorption sur une colonne de
Sephadex, dont la lectine est désorbée par une solution de glucose. La
Concanavaline A est formée de quatre sous-unités, M 26 500 daltons, associées
en dimères au-dessous du pH 5.6 et en tétramères au-dessus. Chaque sous-unité
contient un ion Mn2 +, un ion Ca2 + et un site de liaison au sucre. La figure 15.2
indique leur mode d’association, avec l’emplacement des ions et du site de combinaison. Une partie très importante des chaînes polypeptidiques existe sous la
forme de plis P. C’est par ces régions que s’effectue l’association entre monomères.
On peut enlever les ions minéraux par traitement avec HC1 O. 1 N, suivi de dialyse contre de l’eau distillée. Cette élimination abolit l’activité. On a identifié le
site de combinaison par examen aux rayons X du complexe cristallisé avec le
méthyle a-D-mannopyranoside. I1 se situe à 7 A et 11 A, respectivement, des ions
Ca2+ et Mn2+. Les résidus d’acides aminés les plus voisins semblent être deux
tyrosines, deux acides aspartiques, une asparagine, une leucine, une sérine et une
arginine. Cette énumération semble indiquer une cavité nettement hydrophile. En
fait, on observe que la fixation du ligand dissimule deux carboxyles par sous-unité
vis-à-vis d’un certain nombre de réactifs, par exemple dans le titrage acidimé-
Antigènes et anticorps. Lectines
tampons et on concentre la lectine par les opérations habituelles de précipitation
au sulfate d’ammonium, redissolution, etc. Pour la purification finale, on fait percoler la solution de lectine à travers la colonne d’affinité. La lectine est retenue
sur le remplissage par son association avec le ligand combiné solidaire de ce remplissage. Après lavage de la colonne, on décroche la lectine par élution avec une
solution du même ligand soluble, qui déplace l’équilibre d’association. Un certain
nombre de lectines, extraites de graines peu coûteuses par des opérations simples,
sont d’un accès très facile. Par exemple, on a pu isoler 3 g de la lectine
<< Concanavaline A >> à partir de 100 g de farine de fève Jack. Cette facilité d’accès aux lectines, jointe à la multiplicité de leurs propriétés a eu comme conséquence une énorme littérature.
I1 ne semble pas possible de fonder une nomenclature des lectines sur la structure. La nomenclature proposée par Goldstein[’] associe l’origine botanique aux
configurations reconnues classées par affinités décroissantes. Par exemple :
Lectine de Canavalia ensiformis (a-D-Manp > a-D-Glcp > a-D-GlcNAcp),
Lectine de Triticum vulgaris (P-D-GlcNAcp-( 1+4)-P-D-GlcNAcp - (1 +4)I1 s’agit respectivement de la lectine de la fève Jack et de celle du germe de blé.
Malheureusement cette nomenclature dépend du raffinement expérimental.
Comparez le nom de la lectine de la fève Jack donné ici (1978) et celui du paragraphe 15.5.3 (1986).
D-GlcNAc > B-D-GlcNAcp-( 1 -4)-D-GlcNAc >> P-D-GlcNAcp).
15.4.1 Structure
On prendra comme exemple la Concanavaline A, abondante dans la farine de
la fève Jack. La purification finale utilise l’absorption sur une colonne de
Sephadex, dont la lectine est désorbée par une solution de glucose. La
Concanavaline A est formée de quatre sous-unités, M 26 500 daltons, associées
en dimères au-dessous du pH 5.6 et en tétramères au-dessus. Chaque sous-unité
contient un ion Mn2 +, un ion Ca2 + et un site de liaison au sucre. La figure 15.2
indique leur mode d’association, avec l’emplacement des ions et du site de combinaison. Une partie très importante des chaînes polypeptidiques existe sous la
forme de plis P. C’est par ces régions que s’effectue l’association entre monomères.
On peut enlever les ions minéraux par traitement avec HC1 O. 1 N, suivi de dialyse contre de l’eau distillée. Cette élimination abolit l’activité. On a identifié le
site de combinaison par examen aux rayons X du complexe cristallisé avec le
méthyle a-D-mannopyranoside. I1 se situe à 7 A et 11 A, respectivement, des ions
Ca2+ et Mn2+. Les résidus d’acides aminés les plus voisins semblent être deux
tyrosines, deux acides aspartiques, une asparagine, une leucine, une sérine et une
arginine. Cette énumération semble indiquer une cavité nettement hydrophile. En
fait, on observe que la fixation du ligand dissimule deux carboxyles par sous-unité
vis-à-vis d’un certain nombre de réactifs, par exemple dans le titrage acidimé-
