Acides polysialiques
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Figure 12.3 Représentation schématique de la molécule N-CAM,8,. Les points noirs correspondent à des sites de glycosidation. Extrait de C. M. Regan, Znt. J. Bioch., 23 (1991)
5 13-523 (publiée avec l’aimable autorisation d’Elsevier Science Ltd, Kidlington, UK).
La figure 12.3 donne une représentation schématique[27] de l’une d’entre elles,
N - CAM,,,, l’indice 180 rappelant la masse moléculaire, voisine de 180 000, de
la charpente polypeptidique. C’est une protéine transmembrannaire composée
d’une seule chaîne polypeptidique de 1072 acides aminés. Partant de l’extrémité
NH,, qui baigne dans le milieu extérieur, il y a d’abord une région d’environ 400
résidus acides aminés. I1 y a dans cette région une chaîne latérale oligosaccharidique, probablement liée à l’asparagine 203, qui porte I’épitope tétrasaccharidique
sulfaté dit L2/HNK -1, 12.26, qui n’est pas sialylé. C’est dans cette région aussi
que se trouvent les domaines impliqués dans l’adhésion entre cellules, selon un
mécanisme dit <
cellule s’attache à une molécule N - CAM sur une autre cellule. Cette adhésion
ne fait donc pas intervenir d’acide sialique. Poursuivant la chaîne vers l’extrémité carboxylique, on rencontre de nouvelles chaînes glycosylées au niveau des
asparagines 404, 430 et 459. Celles-ci se terminent par des chaînes polysialiques,
avec la liaison a - (2 4 8). A peu près au résidu 692, la charpente polypeptidique
aborde la traversée de la membranne cellulaire, dont elle sort vers le résidu 710,
et prolonge une longue racine de 300 résidus environ dans le cytoplasme.
HS03-3-GlcUAQ -( 1 -3)-Gal-P -( 1 -4)-GlcNAc-P -( 1 -3)-Gal
12.26
La quantité totale d’acide sialique varie au cours du développement embryonnaire, entre les limites < 10 % et 30 %. Des observations ont montré que ces
chaînes d’acide polysialique s’opposent à l’adhésion. Donc leur biosynthèse apparaît comme un mécanisme de régulation des propriétés adhésives de la région du
polypeptide terminée par NH,. II est concevable, en termes très généraux, qu’un
développement correct du système nerveux implique parfois adhésion, parfois
répulsion. Le mécanisme exact n’est pas connu avec certitude. I1 peut y avoir un
simple effet mécanique. La croissance de la chaîne polysialique augmente beaucoup le volume de la molécule N-CAM et ceci pourrait maintenir la surface d’une
cellule voisine trop loin pour qu’il y ait interaction. Ce volume est en partie la
conséquence d’une forte hydratation. I1 pourrait y avoir répulsion par les charges
négatives des carboxylates ou encapsulation des sites d’adhésion par des chaînes
polysialiques, ou modifications corifor~iiationnelles.
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Figure 12.3 Représentation schématique de la molécule N-CAM,8,. Les points noirs correspondent à des sites de glycosidation. Extrait de C. M. Regan, Znt. J. Bioch., 23 (1991)
5 13-523 (publiée avec l’aimable autorisation d’Elsevier Science Ltd, Kidlington, UK).
La figure 12.3 donne une représentation schématique[27] de l’une d’entre elles,
N - CAM,,,, l’indice 180 rappelant la masse moléculaire, voisine de 180 000, de
la charpente polypeptidique. C’est une protéine transmembrannaire composée
d’une seule chaîne polypeptidique de 1072 acides aminés. Partant de l’extrémité
NH,, qui baigne dans le milieu extérieur, il y a d’abord une région d’environ 400
résidus acides aminés. I1 y a dans cette région une chaîne latérale oligosaccharidique, probablement liée à l’asparagine 203, qui porte I’épitope tétrasaccharidique
sulfaté dit L2/HNK -1, 12.26, qui n’est pas sialylé. C’est dans cette région aussi
que se trouvent les domaines impliqués dans l’adhésion entre cellules, selon un
mécanisme dit <
ne fait donc pas intervenir d’acide sialique. Poursuivant la chaîne vers l’extrémité carboxylique, on rencontre de nouvelles chaînes glycosylées au niveau des
asparagines 404, 430 et 459. Celles-ci se terminent par des chaînes polysialiques,
avec la liaison a - (2 4 8). A peu près au résidu 692, la charpente polypeptidique
aborde la traversée de la membranne cellulaire, dont elle sort vers le résidu 710,
et prolonge une longue racine de 300 résidus environ dans le cytoplasme.
HS03-3-GlcUAQ -( 1 -3)-Gal-P -( 1 -4)-GlcNAc-P -( 1 -3)-Gal
12.26
La quantité totale d’acide sialique varie au cours du développement embryonnaire, entre les limites < 10 % et 30 %. Des observations ont montré que ces
chaînes d’acide polysialique s’opposent à l’adhésion. Donc leur biosynthèse apparaît comme un mécanisme de régulation des propriétés adhésives de la région du
polypeptide terminée par NH,. II est concevable, en termes très généraux, qu’un
développement correct du système nerveux implique parfois adhésion, parfois
répulsion. Le mécanisme exact n’est pas connu avec certitude. I1 peut y avoir un
simple effet mécanique. La croissance de la chaîne polysialique augmente beaucoup le volume de la molécule N-CAM et ceci pourrait maintenir la surface d’une
cellule voisine trop loin pour qu’il y ait interaction. Ce volume est en partie la
conséquence d’une forte hydratation. I1 pourrait y avoir répulsion par les charges
négatives des carboxylates ou encapsulation des sites d’adhésion par des chaînes
polysialiques, ou modifications corifor~iiationnelles.
