307
l’ampleur des variations de pression dans l’air. L’opération de
battage des monopiles est la principale opération qui engendre
vibrations et bruit, ce qui fait fuir la faune locale. Des stratégies
sont donc utilisées (rideau de balles pour filtrer les ondes
sonores, dispositif de dissuasion acoustique) ou en cours de tests
pour atténuer ce problème. Lorsque ces opérations de
constructions sont terminées, la faune terrestre ou aquatique
reprend généralement ses habitudes et réinvestit les lieux. Ce
phénomène fait bien sûr l’objet d’un suivi environnemental. En
phase d’exploitation, l’activité humaine est très limitée, ne reste
que le fonctionnement de l’éolienne elle-même, avec ses
systèmes en rotation. Là encore, les nombreux arguments
avancés sont bien souvent subjectifs. Plus que le bruit luimême,
c’est plutôt le caractère aléatoire de celui-ci (en fonction de la
direction et de l’intensité du vent) ou… une mauvaise perception
de l’éolien lui-même qui peuvent engendrer un problème.
Le bruit généré par les machines est d’ordre aérodynamique (la
pale), mécanique et électromagnétique (nacelle). Si les éoliennes
des années 1990 en faisaient beaucoup, les machines actuelles
bénéficient des efforts importants réalisés pour réduire ces
nuisances sonores : forme de l’extrémité de pale, profils
spécifiques, dispositifs au bord de fuite (figure 11.6),
amortisseurs, isolation etc. La puissance acoustique d’une
éolienne est de l’ordre de 90 à 100 dB à son pied. À quelques
dizaines de mètres, ce niveau tombe rapidement autour de 55
dB, soit l’équivalent de celui d’une conversation (voir tableau
11.1).En tout état de cause, le bruit aérodynamique, celui qui est
Précédent

- 313/385

Suivant