La mer en mouvement
vents dominants et par les différences de température et de salinité entre les masses d’eau. Ces courants sont constants et ne varient qu’en fonction des
saisons. Bien qu’ils aient un impact majeur sur le
milieu marin, ils n’ont qu’une influence marginale
sur les conditions de plongée.
La stratification thermique est due au réchauffement des eaux superficielles par le Soleil. Si celles-ci
sont exposées aux vents dominants, elles peuvent,
dans certaines conditions, être repoussées vers le
large en raison du mouvement ascendant des
couches inférieures plus froides, chargées d’éléments nutritifs (upwelling). Au départ, cette eau
froide est limpide et propice à la plongée. Cependant,
quand la surabondance d’éléments nutritifs commence à favoriser la croissance du plancton, l’eau se
trouble, et les conditions de plongée se dégradent.
Dans les eaux exemptes de turbulences (mer après
plusieurs jours de calme plat, baies bien abritées,
lacs), la stratification thermique entraîne l’apparition
d’une thermocline, autrement dit d’une baisse sensible et rapide de la température en fonction de la
profondeur. Aux embouchures des fleuves, il se crée
souvent une halocline, superposition d’eau douce et
d’eau de mer (l’eau douce, plus légère, étant en surface). Ce phénomène entraîne un effet de miroitement dont les plongeurs doivent se méfier, car il
diminue considérablement la visibilité.
normalement en profondeur, mais, comme la vitesse
du courant décroît rapidement, cela n’influe guère
sur sa direction générale.
La force des courants de surface dépend à la fois
de la vitesse du vent, de sa constance et de la durée
pendant laquelle il souffle. Ainsi, un vent qui souffle
douze heures avec la même force induit un courant
de surface 50 fois moins rapide que lui. Trois autres
paramètres entrent aussi en jeu : la profondeur, la
température de l’eau et la topographie du fond de la
mer (un fond accidenté opposera plus de résistance
au courant). La température de l’eau diminue avec
la profondeur, tandis que sa densité augmente à
mesure qu’elle se refroidit. C’est ce surcroît de densité qui ralentit le courant.
Les courants de densité sont d’importants mouvements océaniques engendrés par les systèmes de
Stratification thermique
91
vents dominants et par les différences de température et de salinité entre les masses d’eau. Ces courants sont constants et ne varient qu’en fonction des
saisons. Bien qu’ils aient un impact majeur sur le
milieu marin, ils n’ont qu’une influence marginale
sur les conditions de plongée.
La stratification thermique est due au réchauffement des eaux superficielles par le Soleil. Si celles-ci
sont exposées aux vents dominants, elles peuvent,
dans certaines conditions, être repoussées vers le
large en raison du mouvement ascendant des
couches inférieures plus froides, chargées d’éléments nutritifs (upwelling). Au départ, cette eau
froide est limpide et propice à la plongée. Cependant,
quand la surabondance d’éléments nutritifs commence à favoriser la croissance du plancton, l’eau se
trouble, et les conditions de plongée se dégradent.
Dans les eaux exemptes de turbulences (mer après
plusieurs jours de calme plat, baies bien abritées,
lacs), la stratification thermique entraîne l’apparition
d’une thermocline, autrement dit d’une baisse sensible et rapide de la température en fonction de la
profondeur. Aux embouchures des fleuves, il se crée
souvent une halocline, superposition d’eau douce et
d’eau de mer (l’eau douce, plus légère, étant en surface). Ce phénomène entraîne un effet de miroitement dont les plongeurs doivent se méfier, car il
diminue considérablement la visibilité.
normalement en profondeur, mais, comme la vitesse
du courant décroît rapidement, cela n’influe guère
sur sa direction générale.
La force des courants de surface dépend à la fois
de la vitesse du vent, de sa constance et de la durée
pendant laquelle il souffle. Ainsi, un vent qui souffle
douze heures avec la même force induit un courant
de surface 50 fois moins rapide que lui. Trois autres
paramètres entrent aussi en jeu : la profondeur, la
température de l’eau et la topographie du fond de la
mer (un fond accidenté opposera plus de résistance
au courant). La température de l’eau diminue avec
la profondeur, tandis que sa densité augmente à
mesure qu’elle se refroidit. C’est ce surcroît de densité qui ralentit le courant.
Les courants de densité sont d’importants mouvements océaniques engendrés par les systèmes de
Stratification thermique
91
