Santé et sécurité
est ici le meilleur remède, d’autant que les effets
d’un effort excessif n’apparaissent que bien après ce
dernier. On évitera donc au maximum tout stress et
toute situation susceptible d’entraîner une fatigue
anormale (le froid, un effort physique inconsidéré et
un mauvais fonctionnement du détendeur sont des
facteurs aggravants). Si ce n’est pas possible, on
interrompra toute activité dès l’apparition d’une
gêne respiratoire et l’on se reposera le temps nécessaire en s’accrochant à un rocher. On ne regagnera
la surface que si les troubles persistent. La remontée
doit alors s’effectuer lentement, en respectant strictement les procédures normales. Souvent, les symptômes disparaissent à une profondeur plus faible, et
l’on peut alors poursuivre la plongée, en veillant
toutefois à ménager ses forces.
Le malaise hypoxique de l’apnéiste
Même si le malaise hypoxique est typique de la plongée en apnée, il n’est pas inutile d’être informé sur
ses causes et ses symptômes, d’autant qu’un plongeur
autonome peut toujours être amené à pratiquer la
plongée libre. Ce malaise est lié à une augmentation
excessive de l’amplitude et de la fréquence des mouvements respiratoires (hyperventilation), qui fait
chuter le taux de gaz carbonique dans l’organisme et
fausse ainsi les mécanismes d’alerte qui signalent
toute chute trop importante du taux d’oxygène dans
le sang (ce taux diminue aussi à la remontée avec la
baisse de la pression). Il s’ensuit un malaise qui peut
conduire à la syncope, puis, faute d’une intervention
rapide de l’équipier, à la noyade.
Cette syncope peut aussi se produire dans les
quelques secondes qui suivent le retour du plongeur
en surface. La vigilance de l’équipier ne doit donc pas
se relâcher immédiatement.
EN CAS D’URGENCE
APPLIQUER 6 RÈGLES DE BASE...
... ET APPELER LES SECOURS
1. Ne jamais présumer que la victime est morte.
2. Rester calme.
3. Agir avec méthode.
4. Maintenir la victime en vie.
5. Prévenir toute aggravation.
6. Favoriser le retour à la normale.
... FAIRE UN PREMIER BILAN...
• LES VOIES RESPIRATOIRES
1. Le cou est-il blessé ? 2. Le nez et la bouche
sont-ils obstrués (une respiration bruyante est un
signe d'occlusion des voies respiratoires)?
• LA RESPIRATION
1. Vérifiez si la poitrine se soulève et s'abaisse.
2. Si aucune respiration n'est apparente, appliquez votre joue contre la bouche de la victime
pour sentir un éventuel souffle d'air ou placez-y
un miroir qui s'embuera si le blessé respire.
• LE POULS
Prenez le pouls au niveau de la carotide (il est
souvent difficile à prendre au poignet chez un
blessé inconscient et en hypothermie).
. LE NIVEAU DE CONSCIENCE
Testez les réactions de la victime.
1. Est-elle éveillée, consciente? Parle-t-elle?
2. Réagit-elle lorsqu'on lui pose une question
simple?
3. Réagit-elle quand on la pince ou quand on
lui donne une tape?
4. Ne réagit-elle absolument pas?
. LA TEMPÉRATURE CORPORELLE
Pour évaluer la température corporelle de la
victime, retirez-lui ses vêtements. Si nécessaire,
réchauffez-la en procédant comme l'indique
le paragraphe « hypothermie », p. 76.
Si l'état de la victime vous paraît sérieux, faites
appel aux services d'urgence médicale les plus
adaptés et/ou les plus proches. Dans le doute,
il vaut mieux consulter pour éviter de prendre
des risques inutiles...
EN FRANCE
• En mer et en bateau
Si la victime vous paraît intransportable,
contactez immédiatement par radio VHF ou"
radiotéléphone (canal 16, 11 ou 13) le Centre
régional opérationnel de secours et de sauvetage (CROSS), en utilisant la procédure suivante : lancez trois fois le signal d'urgence
Pan-Pan (se prononce « panne-panne »), suivi
du nom de votre bateau (à répéter également
trois fois) et de votre position. N'oubliez pas de
dire qu'il s'agit d'un accident de plongée et
exposez brièvement et clairement les circonstances dans lesquelles il s'est produit. Décrivez
les troubles et lésions constatés au terme du
premier bilan (voir ci-contre).
• Sur la terre ferme
Depuis un téléphone fixe, appelez les pompiers
(18) ou le SAMU (15), indiquez-leur votre position et donnez-leur les mêmes informations que
ci-dessus (si vous avez déjà demandé d'autres
secours par radio, signalez-le, car il y a interconnexion entre ces services et le CROSS).
Depuis un téléphone portable, les numéros à
appeler sont les mêmes. À noter que l'appel
est gratuit et que vous pourrez vous connecter
dans la plupart des cas, même si vous n'êtes
pas dans une zone de couverture normale.
À L'ÉTRANGER .
Informez-vous avant votre première plongée
sur les services d'urgence locaux, leurs fréquences radio et leurs numéros de téléphone.
Intoxication au monoxyde de carbone
Mise en contact avec du monoxyde de carbone
(CO), l’hémoglobine du sang a tendance à se combiner à ce gaz pour former de la carboxyhémoglobine.
La capacité du sang à acheminer l’oxygène des poumons vers les tissus est alors réduite, ce qui entraîne
un déficit en oxygène pouvant être fatal. On veillera
donc à ce que les bouteilles de plongée ne contiennent pas de monoxyde de carbone et, notamment, à
ce que la prise d’air du compresseur utilisé pour les
remplir soit éloignée de toute source de pollution,
comme l’échappement des moteurs thermiques.
Intoxication à l’oxygène
Dans certaines conditions de profondeur et/ou de
durée d’inhalation, l’oxygène peut provoquer des
lésions pulmonaires connues sous le nom d’« effet
Lorrain-Smith ». Plus courante, l’intoxication aiguë
du cerveau se produit quand le plongeur respire de
l’oxygène pur à une profondeur supérieure à 6 m.
Appelée « effet Paul Bcrt », cette affection, souvent
soudaine et imprévisible, peut se traduire par des
convulsions et une perte de connaissance.
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est ici le meilleur remède, d’autant que les effets
d’un effort excessif n’apparaissent que bien après ce
dernier. On évitera donc au maximum tout stress et
toute situation susceptible d’entraîner une fatigue
anormale (le froid, un effort physique inconsidéré et
un mauvais fonctionnement du détendeur sont des
facteurs aggravants). Si ce n’est pas possible, on
interrompra toute activité dès l’apparition d’une
gêne respiratoire et l’on se reposera le temps nécessaire en s’accrochant à un rocher. On ne regagnera
la surface que si les troubles persistent. La remontée
doit alors s’effectuer lentement, en respectant strictement les procédures normales. Souvent, les symptômes disparaissent à une profondeur plus faible, et
l’on peut alors poursuivre la plongée, en veillant
toutefois à ménager ses forces.
Le malaise hypoxique de l’apnéiste
Même si le malaise hypoxique est typique de la plongée en apnée, il n’est pas inutile d’être informé sur
ses causes et ses symptômes, d’autant qu’un plongeur
autonome peut toujours être amené à pratiquer la
plongée libre. Ce malaise est lié à une augmentation
excessive de l’amplitude et de la fréquence des mouvements respiratoires (hyperventilation), qui fait
chuter le taux de gaz carbonique dans l’organisme et
fausse ainsi les mécanismes d’alerte qui signalent
toute chute trop importante du taux d’oxygène dans
le sang (ce taux diminue aussi à la remontée avec la
baisse de la pression). Il s’ensuit un malaise qui peut
conduire à la syncope, puis, faute d’une intervention
rapide de l’équipier, à la noyade.
Cette syncope peut aussi se produire dans les
quelques secondes qui suivent le retour du plongeur
en surface. La vigilance de l’équipier ne doit donc pas
se relâcher immédiatement.
EN CAS D’URGENCE
APPLIQUER 6 RÈGLES DE BASE...
... ET APPELER LES SECOURS
1. Ne jamais présumer que la victime est morte.
2. Rester calme.
3. Agir avec méthode.
4. Maintenir la victime en vie.
5. Prévenir toute aggravation.
6. Favoriser le retour à la normale.
... FAIRE UN PREMIER BILAN...
• LES VOIES RESPIRATOIRES
1. Le cou est-il blessé ? 2. Le nez et la bouche
sont-ils obstrués (une respiration bruyante est un
signe d'occlusion des voies respiratoires)?
• LA RESPIRATION
1. Vérifiez si la poitrine se soulève et s'abaisse.
2. Si aucune respiration n'est apparente, appliquez votre joue contre la bouche de la victime
pour sentir un éventuel souffle d'air ou placez-y
un miroir qui s'embuera si le blessé respire.
• LE POULS
Prenez le pouls au niveau de la carotide (il est
souvent difficile à prendre au poignet chez un
blessé inconscient et en hypothermie).
. LE NIVEAU DE CONSCIENCE
Testez les réactions de la victime.
1. Est-elle éveillée, consciente? Parle-t-elle?
2. Réagit-elle lorsqu'on lui pose une question
simple?
3. Réagit-elle quand on la pince ou quand on
lui donne une tape?
4. Ne réagit-elle absolument pas?
. LA TEMPÉRATURE CORPORELLE
Pour évaluer la température corporelle de la
victime, retirez-lui ses vêtements. Si nécessaire,
réchauffez-la en procédant comme l'indique
le paragraphe « hypothermie », p. 76.
Si l'état de la victime vous paraît sérieux, faites
appel aux services d'urgence médicale les plus
adaptés et/ou les plus proches. Dans le doute,
il vaut mieux consulter pour éviter de prendre
des risques inutiles...
EN FRANCE
• En mer et en bateau
Si la victime vous paraît intransportable,
contactez immédiatement par radio VHF ou"
radiotéléphone (canal 16, 11 ou 13) le Centre
régional opérationnel de secours et de sauvetage (CROSS), en utilisant la procédure suivante : lancez trois fois le signal d'urgence
Pan-Pan (se prononce « panne-panne »), suivi
du nom de votre bateau (à répéter également
trois fois) et de votre position. N'oubliez pas de
dire qu'il s'agit d'un accident de plongée et
exposez brièvement et clairement les circonstances dans lesquelles il s'est produit. Décrivez
les troubles et lésions constatés au terme du
premier bilan (voir ci-contre).
• Sur la terre ferme
Depuis un téléphone fixe, appelez les pompiers
(18) ou le SAMU (15), indiquez-leur votre position et donnez-leur les mêmes informations que
ci-dessus (si vous avez déjà demandé d'autres
secours par radio, signalez-le, car il y a interconnexion entre ces services et le CROSS).
Depuis un téléphone portable, les numéros à
appeler sont les mêmes. À noter que l'appel
est gratuit et que vous pourrez vous connecter
dans la plupart des cas, même si vous n'êtes
pas dans une zone de couverture normale.
À L'ÉTRANGER .
Informez-vous avant votre première plongée
sur les services d'urgence locaux, leurs fréquences radio et leurs numéros de téléphone.
Intoxication au monoxyde de carbone
Mise en contact avec du monoxyde de carbone
(CO), l’hémoglobine du sang a tendance à se combiner à ce gaz pour former de la carboxyhémoglobine.
La capacité du sang à acheminer l’oxygène des poumons vers les tissus est alors réduite, ce qui entraîne
un déficit en oxygène pouvant être fatal. On veillera
donc à ce que les bouteilles de plongée ne contiennent pas de monoxyde de carbone et, notamment, à
ce que la prise d’air du compresseur utilisé pour les
remplir soit éloignée de toute source de pollution,
comme l’échappement des moteurs thermiques.
Intoxication à l’oxygène
Dans certaines conditions de profondeur et/ou de
durée d’inhalation, l’oxygène peut provoquer des
lésions pulmonaires connues sous le nom d’« effet
Lorrain-Smith ». Plus courante, l’intoxication aiguë
du cerveau se produit quand le plongeur respire de
l’oxygène pur à une profondeur supérieure à 6 m.
Appelée « effet Paul Bcrt », cette affection, souvent
soudaine et imprévisible, peut se traduire par des
convulsions et une perte de connaissance.
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