La plongée
interrompu, ce qui entraîne la mort par asphyxie.
Les causes de ce genre d’accident peuvent être :
Mécanisme
DE LA RESPIRATION
INSPIRATION
le thorax
se gonfle
• La noyade (l’eau bloque les voies respiratoires).
• Le laryngospasme (le larynx se bloque sous
l’effet d’une irritation provoquée par l’eau
de mer).
• L’obstruction des voies respiratoires par
un corps étranger,
• La coupure de l’approvisionnement en air.
• L'absorption de monoxyde de carbone
(CO), qui empêche le sang de se recharger en oxygène.
Gêne respiratoire
Le débit de l’air dans les voies respiratoires
dépend de la densité du gaz inhalé. Plus la
profondeur augmente, plus cette densité
s’accroît, et plus il faut faire des efforts pour respirer. Mais, compte tenu des importantes réserves respiratoires que possède un plongeur en bonne
santé, cette augmentation passe souvent
inaperçue jusqu’à - 30 m (ou 4 atm). Il ne
faut toutefois pas oublier qu’à cette limitation naturelle du flux respiratoire s’ajoute,
on l’a vu, la résistance opposée à l’inhalaEXPIRATION
11
tion par la valve d’appel du détendeur, ce
qui augmente d’autant les efforts à fournir. On vérifiera donc soigneusement
avant chaque sortie que cette valve fonctionne de façon satisfaisante.
le thorax
ise contracte
Intoxication au gaz carbonique
Il peut arriver que le gaz carbonique
s’accumule dans l’organisme (hypercapnie) à la suite d’un effort physique associé
à une ventilation insuffisante des poumons,
souvent due à l’anxiété ou à l’appréhension.
Les symptômes varient selon la concentration
de gaz carbonique dans le sang. Ils vont d’une
► En plongée, respirez
calmement et profondément.
Forcez très légèrement à
l'expiration.
simple gêne avec accélération du rythme respiratoire aux étourdissements, voire à des états de stupeur avec perte de connaissance.
La capacité d’élimination du CO-, diffère d’un sujet
à l’autre, mais elle est optimale quand on respire bien
à fond et régulièrement, alors qu’elle diminue si l’on
respire de façon saccadée. On ne doit pas non plus
retenir son souffle inconsidérément. Cette pratique,
employée par certains débutants qui pensent ainsi, à
tort, allonger leur temps de plongée, est dangereuse : elle favorise la rétention de gaz carbonique,
ce qui risque de provoquer, dans le meilleur des cas,
des maux de tête au retour en surface et, dans le
pire, une perte de connaissance brutale. En
revanche, une courte pause ventilatoire entre inspiration et expiration permet de mieux maîtriser sa
respiration.
Essoufflement
Tout effort violent entraîne une augmentation des
besoins en oxygène. A l’air libre, l’appareil respiratoire s’adapte de lui-même à cette situation qui, normalement, n’entraîne aucune conséquence fâcheuse.
Il n’en va pas de même en plongée, car le débit du
détendeur est limité et il ne permet pas d’augmenter
indéfiniment la ventilation pulmonaire. Le résultat
est, pour le plongeur qui a présumé de ses forces, un
essoufflement puis une sensation d’étouffement, qui
peuvent se transformer en panique. La prévention
74
interrompu, ce qui entraîne la mort par asphyxie.
Les causes de ce genre d’accident peuvent être :
Mécanisme
DE LA RESPIRATION
INSPIRATION
le thorax
se gonfle
• La noyade (l’eau bloque les voies respiratoires).
• Le laryngospasme (le larynx se bloque sous
l’effet d’une irritation provoquée par l’eau
de mer).
• L’obstruction des voies respiratoires par
un corps étranger,
• La coupure de l’approvisionnement en air.
• L'absorption de monoxyde de carbone
(CO), qui empêche le sang de se recharger en oxygène.
Gêne respiratoire
Le débit de l’air dans les voies respiratoires
dépend de la densité du gaz inhalé. Plus la
profondeur augmente, plus cette densité
s’accroît, et plus il faut faire des efforts pour respirer. Mais, compte tenu des importantes réserves respiratoires que possède un plongeur en bonne
santé, cette augmentation passe souvent
inaperçue jusqu’à - 30 m (ou 4 atm). Il ne
faut toutefois pas oublier qu’à cette limitation naturelle du flux respiratoire s’ajoute,
on l’a vu, la résistance opposée à l’inhalaEXPIRATION
11
tion par la valve d’appel du détendeur, ce
qui augmente d’autant les efforts à fournir. On vérifiera donc soigneusement
avant chaque sortie que cette valve fonctionne de façon satisfaisante.
le thorax
ise contracte
Intoxication au gaz carbonique
Il peut arriver que le gaz carbonique
s’accumule dans l’organisme (hypercapnie) à la suite d’un effort physique associé
à une ventilation insuffisante des poumons,
souvent due à l’anxiété ou à l’appréhension.
Les symptômes varient selon la concentration
de gaz carbonique dans le sang. Ils vont d’une
► En plongée, respirez
calmement et profondément.
Forcez très légèrement à
l'expiration.
simple gêne avec accélération du rythme respiratoire aux étourdissements, voire à des états de stupeur avec perte de connaissance.
La capacité d’élimination du CO-, diffère d’un sujet
à l’autre, mais elle est optimale quand on respire bien
à fond et régulièrement, alors qu’elle diminue si l’on
respire de façon saccadée. On ne doit pas non plus
retenir son souffle inconsidérément. Cette pratique,
employée par certains débutants qui pensent ainsi, à
tort, allonger leur temps de plongée, est dangereuse : elle favorise la rétention de gaz carbonique,
ce qui risque de provoquer, dans le meilleur des cas,
des maux de tête au retour en surface et, dans le
pire, une perte de connaissance brutale. En
revanche, une courte pause ventilatoire entre inspiration et expiration permet de mieux maîtriser sa
respiration.
Essoufflement
Tout effort violent entraîne une augmentation des
besoins en oxygène. A l’air libre, l’appareil respiratoire s’adapte de lui-même à cette situation qui, normalement, n’entraîne aucune conséquence fâcheuse.
Il n’en va pas de même en plongée, car le débit du
détendeur est limité et il ne permet pas d’augmenter
indéfiniment la ventilation pulmonaire. Le résultat
est, pour le plongeur qui a présumé de ses forces, un
essoufflement puis une sensation d’étouffement, qui
peuvent se transformer en panique. La prévention
74
