Dangereuses rencontres
2. Rincez la piqûre avec de l’eau très chaude et
désinfectez-la avec de l’alcool à 90 °. Vous pouvez
aussi frotter la zone avec une tranche de papaye
comme le font traditionnellement les natifs des tropiques - mais cette recette n’est efficace que pour certaines espèces d’oursins.
3. S’il s’agit d’oursins toxiques, surveillez le rythme
cardiaque et tenez-vous prêt à pratiquer le bouche-àbouche si des difficultés respiratoires surviennent.
Les éponges : des cellules
DÉFENSIVES VENIMEUSES
Les éponges de mer sont en très grande majorité totalement inoffensives, mais le contact de certaines
espèces des mers chaudes - Tidania ignis, Fibula nolitangere et Microciona proliféra - provoque, dans un
délai allant de quelques minutes à deux heures, de
vives inflammations de la peau qui peuvent dégénérer
au bout de quelques jours en démangeaisons insupportables. Ces dermatites sont provoquées par les cellules spécialisées dans la capture des particules alimentaires et la défense.
Premiers soins
1. S’il reste des fragments de silice ou de calcium (ce
sont eux qui provoquent l’irritation) à la surface de la
peau, appliquez-y un sparadrap antiallergique : ils
viendront avec lorsque vous l’arracherez.
2. Tamponnez la zone irritée avec de l’alcool ou une
lotion calmante. À défaut, des compresses d’eau glacée apaiseront l’inflammation.
3. Ne vous grattez pas, ce qui ne ferait qu’aggraver les
démangeaisons.
4. Cette dermatite est contagieuse. Ne vous frottez
surtout pas les yeux et évitez le contact avec toute
muqueuse après avoir touché la zone enflammée.
Les vers marins : morsures
ET SOIES URTICANTES
Plusieurs annélides marines appartenant à la classe
des polychètes sont très fortement urticantes. Tel est
notamment le cas du ver de feu (Hermodice carunculataf très courant en Méditerranée et redouté des
pêcheurs en raison des redoutables brûlures que son
contact provoque. Répandus dans toutes les mers tropicales et tempérées, ces habitants des rochers et des
récifs coralliens sont subdivisés en segments dont chacun porte une paire de soies venimeuses responsables
de ces brûlures.
Certaines espèces peuvent en outre mordre avec
leurs appendices buccaux, et ces morsures entraînent
également des inflammations douloureuses. L’intense
démangeaison et la pénible sensation de brûlure peuvent se prolonger pendant une semaine.
Premiers soins
1. Retirez les soies venimeuses qui adhèrent encore à
la peau au moyen d’un morceau de sparadrap antiallergique, comme indiqué précédemment. À défaut,
vous pouvez frictionner la zone concernée avec une
poignée de sable.
2. Pour apaiser les démangeaisons, tamponnez doucement la lésion avec une compresse imbibée de
vinaigre, d'alcool ou d’ammoniaque dilué. Vous pouvez aussi utiliser une lotion calmante du commerce.
3. Lavez les traces de morsures à l’eau salée, avec une
solution de bicarbonate de soude, ou encore avec un
antiseptique dilué.
4. Appliquez un anesthésique local en pommade, en
spray ou en gel ; par la suite, il est recommandé d’utiliser une pommade antibiotique.
5. Si l’inflammation persiste au-delà d’une semaine,
consultez un médecin.
◄ On distingue ici les soies
venimeuses de ce ver marin,
responsables de brûlures
et de démangeaisons intenses.
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2. Rincez la piqûre avec de l’eau très chaude et
désinfectez-la avec de l’alcool à 90 °. Vous pouvez
aussi frotter la zone avec une tranche de papaye
comme le font traditionnellement les natifs des tropiques - mais cette recette n’est efficace que pour certaines espèces d’oursins.
3. S’il s’agit d’oursins toxiques, surveillez le rythme
cardiaque et tenez-vous prêt à pratiquer le bouche-àbouche si des difficultés respiratoires surviennent.
Les éponges : des cellules
DÉFENSIVES VENIMEUSES
Les éponges de mer sont en très grande majorité totalement inoffensives, mais le contact de certaines
espèces des mers chaudes - Tidania ignis, Fibula nolitangere et Microciona proliféra - provoque, dans un
délai allant de quelques minutes à deux heures, de
vives inflammations de la peau qui peuvent dégénérer
au bout de quelques jours en démangeaisons insupportables. Ces dermatites sont provoquées par les cellules spécialisées dans la capture des particules alimentaires et la défense.
Premiers soins
1. S’il reste des fragments de silice ou de calcium (ce
sont eux qui provoquent l’irritation) à la surface de la
peau, appliquez-y un sparadrap antiallergique : ils
viendront avec lorsque vous l’arracherez.
2. Tamponnez la zone irritée avec de l’alcool ou une
lotion calmante. À défaut, des compresses d’eau glacée apaiseront l’inflammation.
3. Ne vous grattez pas, ce qui ne ferait qu’aggraver les
démangeaisons.
4. Cette dermatite est contagieuse. Ne vous frottez
surtout pas les yeux et évitez le contact avec toute
muqueuse après avoir touché la zone enflammée.
Les vers marins : morsures
ET SOIES URTICANTES
Plusieurs annélides marines appartenant à la classe
des polychètes sont très fortement urticantes. Tel est
notamment le cas du ver de feu (Hermodice carunculataf très courant en Méditerranée et redouté des
pêcheurs en raison des redoutables brûlures que son
contact provoque. Répandus dans toutes les mers tropicales et tempérées, ces habitants des rochers et des
récifs coralliens sont subdivisés en segments dont chacun porte une paire de soies venimeuses responsables
de ces brûlures.
Certaines espèces peuvent en outre mordre avec
leurs appendices buccaux, et ces morsures entraînent
également des inflammations douloureuses. L’intense
démangeaison et la pénible sensation de brûlure peuvent se prolonger pendant une semaine.
Premiers soins
1. Retirez les soies venimeuses qui adhèrent encore à
la peau au moyen d’un morceau de sparadrap antiallergique, comme indiqué précédemment. À défaut,
vous pouvez frictionner la zone concernée avec une
poignée de sable.
2. Pour apaiser les démangeaisons, tamponnez doucement la lésion avec une compresse imbibée de
vinaigre, d'alcool ou d’ammoniaque dilué. Vous pouvez aussi utiliser une lotion calmante du commerce.
3. Lavez les traces de morsures à l’eau salée, avec une
solution de bicarbonate de soude, ou encore avec un
antiseptique dilué.
4. Appliquez un anesthésique local en pommade, en
spray ou en gel ; par la suite, il est recommandé d’utiliser une pommade antibiotique.
5. Si l’inflammation persiste au-delà d’une semaine,
consultez un médecin.
◄ On distingue ici les soies
venimeuses de ce ver marin,
responsables de brûlures
et de démangeaisons intenses.
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